« Il faut aller vite ! »

MdS PPE

Dans l’édito de sa dernière lettre d’information européenne, Marielle de Sarnez appelle l’Europe à « rapidement donner des signes tangibles de son efficacité et de réactivité ».

Avec la désignation de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne et l’installation début juillet du nouveau Parlement européen, l’Europe est désormais en ordre de marche. Avec une feuille de route claire et exigeante : redonner du sens à l’Europe, répondre concrètement, efficacement et rapidement aux préoccupations que les citoyens ont exprimées dans les urnes, parfois avec fracas et le plus souvent avec impatience. Première attente, la plus pressante, la plus urgente, retrouver le chemin de la croissance pour faire baisser le chômage. La mobilisation annoncée de 300 milliards d’euros pour stimuler l’investissement et la mise en œuvre d’une politique en faveur de l’industrie pour que l’Europe conforte ses positions dans les grands secteurs stratégiques est une première bonne nouvelle. Deuxièmement, le renforcement de l’Union économique et monétaire pour apporter plus de cohérence et de puissance à cette nouvelle politique de croissance est également une annonce positive. D’ailleurs, sur ces deux sujets majeurs, comme sur le Traité transatlantique où nous réclamions le respect des normes européennes les plus élevées en matière sociale, de santé et de sécurité, sur la politique énergétique, sur la politique commune en matière d’immigration, Jean-Claude Juncker a tracé un chemin et fixé des  perspectives que nous approuvons.

Il faut aller vite. L’Europe doit rapidement donner des signes tangibles de son efficacité et de sa réactivité. Seule manière de calmer les impatiences et surtout de détourner les citoyens européens des sirènes extrémistes. Au Parlement européen, ce sera une de nos missions que d’exercer notre vigilance et rappeler sans cesse à la Commission et au Conseil l’obligation urgente de faire.

Il faut aller vite aussi dans le domaine de la diplomatie. Autour de nous, en Ukraine, en Syrie, en Irak, en Libye, en Palestine, en Israël, le monde s’embrase dangereusement, faisant de plus en plus de victimes, laissant des rancoeurs profondes s’installer, repoussant les espoirs de paix très loin dans le futur. Ces conflits nous obligent car, sauf à renier nos valeurs, nous ne pouvons accepter de les regarder en spectateurs indifférents.

En 2012, l’Union européenne a reçu le prix Nobel de la paix. Une récompense, sans doute la plus éminente, pour honorer le « soft power » européen qui a permis dans le passé d’aider à la résolution de nombreuses crises. Il serait temps de s’en souvenir et de mettre cette diplomatie d’influence au service de la paix.

 

Pour aller plus loin : lire la lettre d’information n°44 de Marielle de Sarnez.

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