Les horodateurs sont des machines et comme toutes les machines, elles sont faillibles !

Comme l’Est Républicain l’a relaté dans plusieurs papiers successifs dont un billet ce matin, le gel a très probablement perturbé le fonctionnement des horodateurs du centre ville de Nancy (certainement ceux d’autres villes aussi), notamment dans la délivrance du fameux ticket qui permet à tout un chacun de justifier le paiement du stationnement de surface.

Rien n’est plus normal que de signaler un dysfonctionnement et pour ce qui me concerne, je n’y trouve rien à redire car c’est « un des pouvoirs régaliens de la presse ».

En revanche, je tiens à signaler que la non-délivrance d’un ticket de paiement malgré le fait d’avoir glissé quelques pièces dans l’horodateur, ne porte en général aucun préjudice aux citoyens car dans la réalité, seuls ceux qui auraient payé et qui auraient été verbalisés peuvent considérer à juste raison qu’ils ont subi une injustice.

Pour ceux-là, je m’engage à regarder précisément les circonstances de leur verbalisation et nous regarderons si au moment des faits le relevé des températures permet de justifier ce qu’on appelle une « indulgence ».

Comme je l’ai fait remarquer aux journalistes de France 3 qui m’interviewaient à ce sujet, les contestations de verbalisations liées à des dysfonctionnements d’horodateurs sont de l’ordre de quelques dizaines par an pour quelques dizaines de milliers de PV ce qui représente une proportion très faible.

Enfin je rappelle que la capacité de stationnement de surface dans le centre ville est une des conditions essentielles au bon fonctionnement de la vie économique, que la seule solution connue consiste à rendre payant ce stationnement et que toutes les autres considérations (notamment financières) sont supplétives et pas primordiales.

Ce que nous voulons, c’est favoriser la rotation des véhicules en ôtant de la surface ceux qui n’ont rien à y faire afin de privilégier l’accessibilité aux commerces de centre ville et y encourager une vie économique dynamique.

C’est ainsi que nous avons réduit le premier pas de paiement à 10 cts (pour 10 minutes) ce qui est une perte sèche de financement, c’est ainsi que nous avons augmenté à 30 minutes la gratuité dans les parkings de la ville (concédés et en régie) ce qui est encore une autre perte sèche, et c’est enfin la raison pour laquelle nous avons offert 20 minutes pour 10 cts quand le paiement du stationnement de surface est facturé (à la minute près) au moyen d’un abonnement smartphone.

Donc je veux bien qu’il soit de bon ton d’imaginer que seuls les aspects financiers sont à l’origine de notre stratégie de stationnement mais c’est franchement réducteur et j’en veux pour preuve que ce plan stratégique de stationnement que j’ai proposé au Conseil Municipal de décembre, a fait objet d’une abstention de l’opposition et non d’un vote contre.

Quand on connaît la pugnacité de l’opposition municipale envers notre politique, je n’y vois pas un approbation béate mais sûr que si nous n’avions pas eu une démarche centrée uniquement sur l’accessibilité, l’opposition aurait voté contre.

En conclusion et pour commenter le titre du dernier billet de l’Est Républicain, je ne vois pas de mauvais esprit quand la presse met le doigt là où ça fait mal car c’est la règle du jeu, mais ce serait un non-sens de croire que seules les conditions financières guident nos décisions.

Thierry Coulom, Adjoint au Maire de Nancy, délégué au stationnement, aux parkings, à la circulation et au suivi du PDU.

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