De la nécessite de convergence en Europe

Il est des sujets qui trainent sur la table depuis tellement d’années…

Qui sont une horreur absolue pour les nationalistes et extrémistes en tout genre de gauche comme de droite, de Mélenchon à Le Pen (Blanc bonnet et bonnet blanc) qui prônent de concert la Nation comme seul rempart contre la mondialisation, portant sur un piédestal le repli sur soi comme la panacée ultime et le seul rempart viable. Peut-être est-ce par peur du monde qui les entoure ? Par facilité électoral ? Par lâcheté intellectuelle ? Ou par œillères idéologiques qui rend tellement plus intelligible le « c’était mieux avant » plutôt que de regarder le monde tel qu’il est…

Qui sont le seul horizon dans la mesure où on ouvre tout et tout le temps à la concurrence déloyale, comme ce fut le cas par le passé pour faire plaisir aux Britanniques qui n’y voyaient là qu’une première condition à plus d’adhésion de leur ile à l’Union Européenne, tout ceci pour intégrer que de loin l’espace économique Européen, refuser l’intégration à Schengen et finalement le 23 Juin 2016 voter le Brexit en enclencher un processus de sortie de l’Europe.

Evénement majeur dans l’histoire Européenne qui pour la première fois, vois un pays quitter ce beau projet de paix entre les peuples… L’Europe perd là l’un de ces pays fondateur, l’Europe est sonnée mais pas KO.

Dans son discours « Initiative pour l’Europe – Discours d’Emmanuel Macron pour une Europe souveraine, unie, démocratique. », le Président de la République, Emmanuel Macron, prend acte de la gravité de la situation et de l’état de délitement dans lequel l’Union Européenne se trouve… les idiots utiles du replis sur soi se frottent les mains en promettant tous leur référendum sur la sortie de l’Europe comme on a pu le voir lors de l’élection présidentielle… mais d’autres plus éclairés, moins terrifiés par le monde… cette génération pleine d’espoir qui veut porter la « Révolution » dans les pratiques politiques, qui n’a pas peur de dire qu’au lieu du repli il faut embrasser la mondialisation, entrer de plein pied dans la concurrence mondiale au lieu de promettre la « démondialisation », car la France est forte, la France ne manque pas d’atouts, de compétences, de savoir-faire qui s’exportent partout dans le monde…

Oui il existe une génération qui n’a pas peur de demain, car la France doit prendre sa place dans le monde car l’inaction des dernières décennies n’a mené qu’à un déclassement progressif car c’est toujours le discours de la méfiance et de la peur qui a gouverné son paroxysme étant porté par les extrêmes… Le nationalisme et le repli sur soi son le contraire de ce qu’il convient de faire. La France c’est 0.8% de la population mondiale (contre 10% pour l’Europe), c’est une chute de la 6ème à la 9ème place en terme économique car la France continue de se recroqueviller et les nationalistes prétendent qu’en fermant les frontières on ferait mieux… alors que des pays qui se sont ouverts sr le monde comme l’Inde et le Brésil viennent de nous dépasser et que le Mexique ne tardera plus, tandis que l’Allemagne continue de creuser l’écart…

La France est aux cotés de l’Allemagne le seul moteur de l’Europe… et pour reprendre la maîtrise de notre destin, nous avons besoin d’Europe.

Depuis tant d’années nos dirigeants politiques nous font croire que l’Europe est le problème alors que c’est à cette échelle que se trouvent les solutions.

Ils ont passé leur temps à tout voter à Bruxelles en disant à Paris que tous les maux viennent de Bruxelles… est-il utile de préciser qu’aucune circulaire ne voit le jour sans être validée d’abord dans sa forme par le Conseil Européen puis voté par le Parlement Européen et qu’une circulaire ne voit le jour qu’à condition d’avoir été ratifiée par les ministres dans chaque domaines des 27 pays qui composent l’Union Européenne… donc par nos dirigeants… hélas oui !

L’Europe n’est pas opaque, elle n’est donc pas se monstre administratif qui agît contre les peuples, puisque ce sont nos dirigeants élus qui valident la politique européenne, donc l’action européenne.

Si en ces temps troubles où l’Europe n’a plus de perspectives car brisée par le divorce Britannique, nous ne sommes pas capables de penser l’avenir en commun, l’Europe est morte ! C’est l’ensemble des pays qui sombreraient dans économique et sociale qui s’en suivrait à échelle mondiale. L’Europe est forte dans le monde et la France ne pourra redevenir forte dans le monde qu’à condition de reprendre sa place motrice aux cotés de l’Allemagne pour dessiner le nouvel horizon commun à 27… mais si c’est contraint et forcé par les événements récents. Mais si on ne le fait pas maintenant… quand alors ?

L’Union Européenne à progressivement oublié la vision du bien commun pour des procédures… qui plus est pour des intérêts privés plutôt que collectifs… Il est enfin venu le temps des procédures qui redonneront de la vision… et cela passe par la convergence.

« L’enjeu vital est toujours là. Mais les digues derrières lesquelles l’Europe pouvait s’épanouir ont disparu. La voici aujourd’hui plus fragile, exposée aux bourrasques de la mondialisation telle qu’elle va, et même ce qui sans doute est pire, à des idées qui se présentent comme des solutions préférables.

Ces idées ont un nom : nationalisme, identitarisme, protectionnisme, souverainisme de repli. Ces idées qui, tant de fois, ont allumé les brasiers où l’Europe aurait pu périr, les revoici sous des habits neufs encore ces derniers jours. Elles se disent légitimes parce qu’elles exploitent avec cynisme la peur des peuples. Trop longtemps, nous avons ignoré leur puissance. Trop longtemps, nous avons cru avec certitude que le passé ne reviendrait pas, nous avons pensé que la leçon était retenue, nous avons pensé que nous pouvions nous installer dans la langueur, l’habitude, abandonner un peu de cette ambition, de cet espoir que l’Europe devait porter puisqu’elle devenait comme une évidence dont nous aurions perdu le fil.

Mais les passions tristes de l’Europe sont bien là, qui se rappellent à nous, et elles fascinent. Elles savent faire oublier la cohorte de malheurs qui, dans l’Histoire, les a toujours suivies. Elles rassurent, et j’ose le dire, elles peuvent demain l’emporter, non parce que les peuples sont crédules ! Non parce que l’idée européenne est morte ! Mais parce que nous avons, par inconscience, faiblesse ou aveuglement, créé les conditions de leur victoire. Parce que nous avons oublié de vouloir le fil de cette ambition ! Parce que nous avons oublié de défendre l’Europe ! Parce que nous avons oublié de proposer pour l’Europe ! Parce que nous avons laissé s’installer le doute. »[1]

 

Cette nécessité de convergence est le résultat de trois actions, l’un mondiale, l’autre Européenne et la troisième d’espoir.

  1. La nécessité de convergence bousculée par le terrorisme.

Nul besoin de le rappeler tant cela fait la une des journaux, en permanence, depuis le 11 Septembre 2001. Le terrorisme s’est exporté du Moyen-Orient jusqu’à notre porte.

L’Europe sur ce terrain est totalement affaiblie car parlant de plusieurs voix et ne montre pour l’heure aucune volonté de politique de coordination entre les pays au point où on se demande si le réveil se fera qu’au moment où au moins chaque pays d’Europe aura connu au moins un attentat !

Les extrêmes se sont engouffrés dans la brèche en dénonçant Schengen… et l’ensemble de l’Europe s’avère d’un silence coupable… limite meurtrier… tant que cette non-volonté de convergence des services de renseignements entre les pays et le maillon faible qu’utilise à bon escient les terroristes.

L’idée avancée que la vraie protection serait assurée par un retour aux frontières nationales est un mensonge d’autant plus que la majorité des terroristes ayant agi sur notre sol sont français et résident en France.

Ce qu’il faut :

  • Plus de Shengen au travers de la création de garde-côtes et garde-frontières européens… La libre circulation ne doit plus signifier absence de contrôle aux frontières, en particuliers extérieures à l’espace Schengen avec un contrôle systématique de tous les vols internationaux, mais aussi des trains extra-Schengen.
  • Un ministère des affaires migratoires européennes qui mènera une politique unique en Europe, avec délivrance d’une carte verte ouvrant aux même droits dans l’ensemble de Schengen, ce qui suppose une convergence des différentes politiques migratoires en Europe. Mais aussi une politique d’accueil mieux encadrée et généreuse pour les démarches officielles, tout en étant intransigeante contre l’immigration illégale.
  • Un ministère de l’Intérieur Européen qui mènera une politique unique en Europe, avec convergence des différents modes de collecte de renseignements pour lutter plus efficacement contre le terrorisme. Cela permettra la mise en place de logiciel Européen des forces de police et de gendarmerie pour mieux traquer les réseaux de délinquances (cambriolage, mendicité, drogue, prostitution, esclavagisme, passeurs d’immigrant illégaux…)
  • Un ministère de la justice Européen qui assurera des peines similaires en Europe pour un même niveau de crime.
  • Une armée Européenne qui assurera un déploiement commun sur les théâtres extérieurs et un investissement à grande échelle dans le renouvellement des matériels des armées.
  1. La nécessité de convergence économique suite au Brexit.

Aujourd’hui l’Union Européenne et particulièrement la zone Euro s’affaibli par manque d’ambition. Toutefois on constate à quel point nos voisins Européens des pays Nordiques ou de l’Allemagne s’en sortent très bien avec le même Euro que nous… l’Euro n’est donc pas un frein quand on est prêt à s’en servir comme il convient pour prendre à bras le corps notre place dans la mondialisation économique à laquelle nul ne peut échapper.

Plus que jamais nous avons besoin d’une ambition nouvelle, une ambition commune de relance au travers de projets européens.

La France est aujourd’hui le 17ème pays le plus endetté au monde… la relance économique est plus que jamais une nécessité (seuls l’Espagne, Le Portugal, La Grèce, l’Italie et la Belgique sont en plus mauvaise posture que nous).

Face aux enjeux du monde il faut créer les synergies industrielles pour sauver les entreprises existantes tout en investissant dans l’enseignement et la recherche pour créer les emplois de demain et les leaders européens qui les composeront.

Ce qu’il faut :

  • Plus de groupes Européens qui à l’image du mariage Siemens-Alstom vont pouvoir demain rivaliser face aux géant mondiaux… Que ce soit dans l’industrie, la métallurgie, l’énergie, l’automobile, l’aviation, l’agro-alimentaire, les télécommunications, le bâtiment, les chantiers navals, l’armement… il y a tant à faire.
  • Continuer à penser demain au travers d’autres grands projets européens qui à l’exemple de Galileo (le GPS européen), l’ESA (la NASA Européenne) car nous avons l’intelligence et le savoir-faire pour ne pas tout laisser aux mains de Google, Apple ou Facebook… la Silicon Valley européenne doit voir le jour pour penser maintenant le vivre ensemble technologique de demain.
  1. La nécessité de convergence pour un horizon commun.

La seule voie qui assure notre avenir, celle dont je veux vous parler aujourd’hui, c’est à nous, à vous de la tracer. C’est la refondation d’une Europe souveraine, unie et démocratique. Ayons ensemble l’audace de frayer ce chemin.

Je le dis aujourd’hui avec une conviction intacte : l’Europe que nous connaissons est trop faible, trop lente, trop inefficace, mais l’Europe seule peut nous donner une capacité d’action dans le monde, face aux grands défis contemporains. Et c’est cet horizon que nous devons dessiner maintenant pour porter l’espoir demain.

« L’Europe des Vingt-huit ne peut fonctionner comme l’Europe des Six et notre projet, l’avenir de nos peuples ne peut consister à rechercher le plus grand dénominateur commun. C’est en articulant constamment l’ambition motrice de quelques-uns et le respect du rythme de chacun que nous créerons le désir d’avancer et que l’Europe progressera au bénéfice de tous. »[2]

Cette convergence pour un horizon commun doit être à tous les niveaux et sur un calendrier pluriannuel défini à l’avance.

Ce qu’il faut :

  • C’est continuer l’alignement de l’impôt sur les sociétés : nous avons commencé, mais nous devons accélérer l’harmonisation des bases de cet impôt ; et entre la France et l’Allemagne les quatre prochaines années doivent permettre de la finaliser (Comme le souhaite EM). Dans l’Union européenne, nous ne pouvons plus avoir une telle divergence des taux d’impôt sur les sociétés. Cette divergence fiscale elle aussi nourrit une forme de désunion, désagrège nos propres modèles et fragilise toute l’Europe.
  • Définir une vraie convergence sociale et rapprocher progressivement nos modèles sociaux, c’est profondément compatible avec notre compétitivité mondiale. Car là aussi c’est un moyen de créer un mieux vivre ensemble. Cela doit passer par différentes zones géographiques qui s’aligneront ensuite les unes aux autres progressivement.
  • Créer des modèles d’enseignements et de diplômes Européens car l’échange Européen ne doit plus être seulement Erasmus… et pour demain travailler chez les leaders européens il est important de créer aujourd’hui les diplômes qui donneront la connaissance et les savoir-faire techniques et culturelle dispensée de manière homogène aux quatre coins de l’Europe
  • Redonner tout son sens à la démocratie Européenne car comment rendre légitime la création de ministères supranationaux sans avoir redonné la parole au peuple… Il faut aller vers la convergence électorale de l’ensemble des 27 pays européens pour qu’ils votent en même temps leurs exécutifs nationaux et européens par un mandat similaire pour tous les états… Cela permettra de coupler systématiquement la question Européennes aux élections nationale, tout en donnant un exécutif clair à échelle Européenne sans avoir à faire face, comme c’est le cas actuellement, à un changement permanent des interlocuteurs, résultant d’un manque de synchronisation des échéances électorales.
  • Avoir des élus Européens, comme le propose EM, c’est aussi pour construire cet espace démocratique inachevé avec des listes transnationales qui permettront aux Européens de voter pour un projet cohérent et commun. En utilisant les 73 postes de députés européens libérés par les Britanniques. C’est la meilleure réponse européenne au Brexit. Ce sera une liste transnationale où l’on vote pour les mêmes parlementaires européens partout en Europe.Et même pourquoi ne pas utiliser à cet effet le découpage déjà existant des Euro-régions…

Cette ambition, nous devons la porter maintenant. Maintenant, parce que c’est ce temps-là qui est venu, mais parce que c’est surtout notre responsabilité.

« Cette refondation ne se fera pas en un jour. Elle prendra des années. Il faut retrouver le sens du très long et tracer une vision. Mais quand les choses demandent du temps, il est encore plus urgent de les entreprendre. »[3]

[1] Initiative pour l’Europe – Discours d’Emmanuel Macron pour une Europe souveraine, unie, démocratique. –Paris le 26 Septembre 2017

[2] Initiative pour l’Europe – Discours d’Emmanuel Macron pour une Europe souveraine, unie, démocratique. –Paris le 26 Septembre 2017

[3] Emmanuel Macron – Révolution – XO Editions – page241

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« C’est le devoir de la France de dire que nous les soutenons ! »

Pour mobiliser la conscience universelle face à la persécution des communautés minoritaires en Irak, François Bayrou a appelé au micro d’Europe 1 à une manifestation nationale du peuple français.

Romain Hussenot – Bonsoir François Bayrou.

François Bayrou – Bonsoir.

Vous êtes le président du Mouvement Démocrate et vous réclamez une manifestation nationale. Vous déplorez que l’Irak ne mobilise pas l’opinion publique ?

Nous sommes tous avec un très grand sentiment d’impuissance. De la part de l’Occident, de la part de l’Europe, de la part de nos sociétés, nous avons l’impression que se déroule sous nos yeux un drame épouvantable où sont victimes des communautés nullement engagées dans une guerre, dans un conflit, dans un affrontement. Ces communautés sont au contraire désarmées et elles sont l’objet d’une véritable tentative de génocide pour des raisons uniquement religieuses. Parce qu’on ne tolère pas autre chose que ce que croient les fanatiques qui voudraient les exterminer. Alors on leur dit: « si dans 48 heures vous n’avez pas abjuré votre religion, on vous tue ». Ceci est purement et simplement impensable dans la situation où nous nous trouvons. Comme c’est absolument impensable, il faut que nous le manifestions. Nous, chacun à notre place, avec nos forces ou notre absence de force. Il faut que nous le disions en tant que Français, – et comme vous le savez, la France a avec les chrétiens d’Orient une histoire séculaire -, en tant que protecteurs de la liberté de croire et de penser. Il faut que nous le disions ! Je n’ai pas vu d’autres moyens de le faire que de suggérer une manifestation et j’ai reçu beaucoup d’appels aujourd’hui de gens qui me disent : « oui, il faut qu’on le fasse ». Nous pouvons au moins faire cela pour mobiliser la conscience de nos pays, la conscience européenne en particulier et pour que les gouvernants, en notre nom, prennent au moins des décisions d’aide humanitaire et les protections qui s’imposent.

Quelle réponse peut donner la Communauté internationale ?

La réponse est d’une part humanitaire. Il y a des centaines de milliers de personnes jetées sur les routes sans rien. Il faut les aider. Et deuxièmement, il faut une protection de ces minorités. La communauté internationale, les États-Unis, l’Europe doivent montrer qu’ils ne peuvent pas, et ne veulent pas laisser faire cette éradication dont je répète qu’aucune sorte de conflits d’affrontements armés ne peut être la justification. Ce sont des victimes, purement et simplement des victimes. Il n’y a aucune sorte de menace de la part de ceux qui sont persécutés. Il me semble que c’est le devoir de la France de dire qu’on les soutient. Pas du tout uniquement parce qu’ils sont chrétiens : les Yézidis ne sont pas chrétiens, ils subissent le même sort. Tout cela est la même chose : il s’agit de défendre la liberté de penser et de pouvoir coexister, entre manière de croire et manière de penser différentes.

En Ukraine, la situation s’aggrave et personne n’en parle !

Après des semaines d’actualité en continue sur les manifestations de Kiev et sur l’annexion forcée de la Crimée… Désormais on ne parle plus de l’Ukraine ! Hors la situation s’aggrave et on en parle plus.

Depuis le 6 Avril, la crise ukrainienne a connu un brusque regain de tension avec les assauts coordonnés de séparatistes, qui tiennent depuis dimanche le bâtiment des services de sécurité (SBU) à Lougansk, le bâtiment de l’administration à Kharkiv et de l’administration régionale à Donetsk, grandes villes de l’est russophone. Ils réclament l’organisation de référendums sur l’autonomie régionale ou le rattachement pur et simple à la Russie, qui a massé des dizaines de milliers de soldats à la frontière, faisant craindre une invasion. Au pourtour de l’administration régionale de Donetsk tombée entre les mains des pro-russes,,= on agite des drapeaux russe, on récolte des fonds pour la cause, celle de la « république nationale du Donbass », proclamée lundi matin, en attendant un hypothétique référendum sur le statut de la région. Qui en parle ?

Le 10 Avril, la tension monte entre Kiev et Moscou… L’Ukraine « est fortement préoccupée par l’usage de mines antipersonnel par les forces armées russes dans différentes parties du territoire ukrainien », a déclaré la délégation ukrainienne au cours de cette réunion sur l’application de la convention sur l’interdiction des mines antipersonnel. La délégation de Kiev a accusé les forces russes d’avoir créé des champs de mines « au points d’entrée entre la partie continentale de l’Ukraine et la péninsule de Crimée ». La Crimée a été rattachée à la Russie en mars après un référendum considéré comme illégal par Kiev et les pays occidentaux, et le pouvoir intérimaire de Kiev considère toujours la péninsule comme une partie intégrante du territoire de l’Ukraine. Selon la délégation ukrainienne, dont l’intervention n’était pas prévue au programme des travaux de jeudi, les mines ont été posées par les forces russes à la fois en Crimée et dans la région de Kherson, limitrophe de la péninsule. « Les champs de mines sont entourés de barbelés et jalonnés de panneaux d’avertissement portant l’inscription ‘mines' », précise un projet de communiqué de la délégation présenté à la réunion.

Pendant ce temps, le président russe, Vladimir Poutine, continue d’agiter la menace du gaz sur l’Ukraine et les pays européens si la situation en Ukraine ne se stabilise pas au plus vite. Dans une lettre écrite à 18 dirigeants de pays d’Europe occidentale, dont la France, l’Italie et l’Allemagne, il affirme que le groupe russe Gazprom « va être obligé de passer au prépaiement des livraisons de gaz, et en cas de non-respect des conditions de paiement de cesser totalement ou partiellement de livrer du gaz ». Depuis que Moscou a décidé d’annuler les rabais accordés à l’Ukraine sur les prix du gaz, Kiev refuse de payer sa facture, qui s’élève dorénavant à 2,2 milliards de dollars (1,6 milliard d’euros).

Le 11 avril, le risque de coupure de gaz par la Russie vers l’Ukraine qui permet de faire pression sur Kiev qui propose contrainte sous la menace de proposer une amnistie aux pro Russes qui ce révoltent dans l’Est du pays, avec comme seule demande le dépote des armes.

Ukraine Carte

Vladimir Poutine profite du retrait des chaine d’information et des journaux télévisés de l’Ukraine, ne laissant que la presse écrite relater les suites du conflit (le faisant tomber dans une sorte de confidentialité) pour étendre son influence ! Je l’ai dit et le répète, il ne s’arrêtera pas là ! Qu’est ce qu’on attend pour agir ? Comme je l’ai analysé en février lors du « Changement de Président en Ukraine« , « Il est plus que certain que Vladimir Poutine ne lâchera pas le morceau à l’Europe. » et que « Par contre, quand on sait qu’il existe pas moins de 10 régions pro-Russes en Ukraine sur 24, auquel s’ajoute la Crimée désormais annexée de force par Moscou, je le dit avec une grande lucidité, Vladimir Poutine ne s’arrêtera pas là, il profitera de toutes mobilisations des pro Russes pour annexer les région de l’Est de l’Ukraine à la fédération Russe ! J’en ai l’intime conviction. Rien ne l’arrêtera !!! »

Changement de Président en Ukraine

Après des semaines de lutte, le président est déchu, le pouvoir bascule, l’Ukraine prend son destin en mains ! Un destin peut être Européen d’ici quelques temps !

Le communistes français se rendent complice de Vladimir Poutine en dénonçant un drôle d’image de la démocratie : entre le parti néo fasciste Svodoba qui serait à la manœuvre (dénoncé d’extrême droite) et le recyclage d’une ex égérie corrompue jusqu’à la moelle pour incarner le renouveau, ce n’est guère brillant. Eux qui rappèlent que ce qui ce passe en Ukraine répondrait au même scénario que celui de 2004 qui se reproduirait et qui risque d’aller au même résultat. C’est à dire un président imposé par la force par une minorité manipulée et par le camp de l’OTAN qui sera finalement désavoué à l’élection suivante. Moi ce qui m’étonne c’est quand un prétendu démocrate se félicite d’un coup d’état pour destituer un président légitimement élu, quoiqu’il y ait à redire sur celui ci… Eux qui dénoncent une prétendue création de la nouvelle guerre froide…

Je réponds, que les grands démocrates qu’ils sont préfèrent un président autoritaire qui massacre les opposants politiques ! (plus en accord avec les pays soit disant républicain qui fonctionnent sous le régime communiste : la Russie, la Chine, Cuba… De grandes démocraties !). Que la prétendue ex égérie corrompue ne repose que sur des accusations sans fondements… en a t’on seulement une preuve ? Vladimir Poutine n’a t’il pas fait enfermé un candidat opposant à la mairie de Moscou pour – soit disant – détournement de fonds ? Discours facile des dictateurs qui font des procès sans preuves ! Que les fascistes se servent d’une manifestation pour casser c’est hélas récurent à l’exemple de ce qui s’est passé aujourd’hui à Nantes !!! Bizarrement quand ce sont leur fachos à eux, d’extrême gauche, il n’y a rien à redire… 

Je rappèle que ce n’est pas parce quelqu’un est légitimement élu qu’il n’y a rien à redire après ! Le démocrate que je suis combattra toujours ceux qui une fois au pouvoir utilisent la violence pour imposer l’autorité ! Personne n’a le droit de tuer un seul de ces concitoyens pour quelque motif ou désaccord politique ! Rien ne le légitimera jamais ! Et si demain une telle autocratie s’installait en France je la combattrais, les armes à la main s’il le faut ! La violence n’est jamais une solution ! Seul la démocratie est un recours acceptable ! Quand quelqu’un au pouvoir refuse de démissionner malgré la contestation, qu’il change la constitution à son seul profit, qu’il réprime dans la violence toute contestation… Oui il doit être délogé du pouvoir ! Et la violence devient la seule solution ! Hélas !!!

Je répond aux accusations de nouvelles guerre froide, qu’ils infantilises mon discours par manque d’arguments ! (Est ce que je parle de gentils et de méchants !) Je ne les vois pas une seule fois condamner les violences du Président Ianoukovytch sur le peuple Ukrainien ! Pire, comme il est légitimement élu, il n’y aurait rien à redire ! 

Interdire les communistes et les régionalistes comme cela se pratiquerait selon les communistes français (à supposer que ce soit vrai) répondrait à la logique de bannir la Russie ! Couper les ponts avec le voisin Poutine qui a placé Yanoukovirch !!! Pas con en somme pour éviter la division et l’ingérence ! Que le PCF assume franchement qu’ils sont pour l’annexion de l’Ukraine par la Russie ! Au moins ce sera honnête (au lieu de tourner autour du sujet avec des objections toujours favorables à Poutine). Que le FMI et l’UE s’impliquent est un minimum, vu que la révolte des pro européens à fait tomber un président pro russe ! Que pour l’heure une partie de l’équipe sortante gère le pouvoir en attendant les élections est logique également. Ils assurent la continuité des institutions ! Pour les fachos… Le PCF à bien trop tendance à dénoncer les fachistes de droite et sont bien trop complaisants avec les leurs de gauche ! Et toujours aucune critique du PCF alors que Poutine déploie des chars en Crimée ! 2000 soldats sans drapeaux et 15 blindés Russes qui envahissent la Crimée, et selon les communistes français ce ne serait là qu’une manœuvre pour protéger leurs intérêts particuliers de la Russie ! Désolé mais je ne suis pas naïf !

La Russie veut annexer la Crimée depuis longtemps ! Ce ne sont pas les démocrates qui sont à combattre ! Ce sont les dictateurs ! Le PCF assumera t-il encore ton soutient à Yanoukovirch quand il sera arrêté est jugé comme criminel pour avoir massacré son peuple ? C’est une question de démocratie contre une dictature placée par la Russie, qui rêve de garder le contrôle sur l’ex URSS ! Sur le plan géopolitique, il et plus qu’évident que la Russie refuse de voir l’un des derniers vestige de l’URSS basculer vers l’occident par pure idéologie communiste dominante ! Et franchement l’argument simpliste défendu par les communistes qui parlent de complot occidental passant par les médias de masse n’amuse que les théoriciens du complot, je ne marche pas ! Je n’ai pas besoin de la presse pour comprendre qu’une Ukraine qui intègre l’Europe c’est la Russie qui doit retirer sa base militaire de la Crimée et qui perd son seul point d’accès aux mers du Sud ! Il est plus que certain que Vladimir Poutine ne lâchera pas le morceau à l’Europe.

A ceux qui dénoncent le fait que l’extrême droite Ukrainienne participe aux émeutes, rendant de fait insoutenable cette manifestation citoyenne, (ces mêmes qui défendent une Palestine aux mains des Islamistes par ailleurs), je répondrai simplement que j’emmerde les extrêmes et refuse de faire de ses derniers l’alpha et l’omega de mon engagement politique ! Un seul con dans un groupe une une minorité faschiste, ne revient pas automatiquement à faire un groupe de cons ! 

Invasion crimée

Je ne suis pas idéologue sur la question Ukrainienne ! Je constate simplement que Poutine refuse l’Ukraine libre hors du giron Russe ! La meilleure des preuves étant le déploiement militaire en Crimée ! D’ailleurs je ne pense pas que l’Ukraine ai vocation à entrer dans l’UE de suite. Il faudra un gouvernement, une stabilité démocratique et économique, un référendum, des signatures des traités… Bref une décennie au minimum… Si c’est effectivement le choix de l’Ukraine d’intégrer l’UE ! Je constate au passage que contre tenu de l’augmentation permanente de l’extrême droite en Europe, l’Ukraine n’est pas plus fasciste que la France ou que la moyenne de l’UE ! Si après l’Ukraine veut intégrer l’UE ça doit être son choix et l’UE doit accompagner si la candidature est faite dans les règles établies, si et seulement si, le pays rempli les conditions d’adhésion ! L’UE n’annexe personne, il faut être candidat à l’adhésion ! Poutine annexe de force ! Par contre, quand on sait qu’il existe pas moins de 10 régions pro-Russes en Ukraine sur 24, auquel s’ajoute la Crimée désormais annexée de force par Moscou, je le dit avec une grande lucidité, Vladimir Poutine ne s’arrêtera pas là, il profitera de toutes mobilisations des pro Russes pour annexer les région de l’Est de l’Ukraine à la fédération Russe ! J’en ai l’intime conviction. Rien ne l’arrêtera !!!

Je suis conscient d’une chose, c’est qu’il n’existe pas de révoltes sans exactions ??? Avez-vous déjà vu des révoltes où on mets un bureau de vote au milieu de la rue, au lieu des barricades ? Un système démocratique n’émerge jamais du jour au lendemain ! Ne jouons pas aux naïfs pour ne condamner que les violences qui arrangent les discours des pro contre les anti, des gentils contre les méchants… n’occultons pas les informations qui nous dérange ! Je n’ai pas ce genre de naïveté !!! Il est logique que la Russie ne veuille pas d’un pays faciste voisin ! Mais soyons clair, la Russie n’a rien à souhaiter ! Rien à décider ! Et ne doit ingérer en rien !!! C’est ce qu’elle fait et que les communistes français ont choisi volontairement de ne pas voir car ils sontanti européen ! Mélangeant Europe et libéralisme économique, qui sont deux sujets différents ! Je n’ai qu’un principe sur cette affaire, celui de la liberté de choix que l’extrême gauche refuse aux ukrainiens !

Tensions de plus en plus inquiétantes en Ukraine !

Quand je vois à quel niveau augmente les violences on ne peut que s’inquiéter des suites à venir dans les prochains jours. Cela fais déjà deux mois que les violences opposent le gouvernement « pro-Russe » à l’opposition « pro-Européenne ». Les uns veulent renforcer les alliances stratégiques avec la Russie, niant la séparation douloureuse du pays avec la mère patrie qui a eu lieu au moment de l’effondrement de l’ex-URSS ; tandis que les autres veulent suivre le chemin des autres pays de l’Est qui ont rejoint massivement l’Union Européenne durant les élargissements de 2004 et 2007.

Les violents affrontements entre manifestants pro-européens et forces de l’ordre ont fait cinq morts et 300 autres blessés à Kiev, (L’opposition a fait état de son côté de 1.700 blessés au total ces derniers jours, sans qu’il soit possible de vérifier ce chiffre. Lors d’une confrontation qui tourne à la guérilla urbaine et a provoqué mercredi de vives réactions de l’Union européenne et des Etats-Unis, le tout non loin du Parlement ukrainien. Cocktails Molotov d’un côté, contre grenades lacrymogènes de l’autre, c’est à cet endroit que les premiers échanges entre les deux camps se sont déroulés.

Deux mois pour réagir, alors que les élections Européennes approchent !

L’Union Européenne a tardé à réagir, c’est le moins que l’on puisse dire. Alors que de notre coté l’Europe ne fait plus rêver, que la campagne électorale tarde franchement à débuter, que les mouvements fascistes et extrémistes sont annoncés gagnants de l’élection dans la quasi-totalité des 28 pays et que l’on s’attend à une abstenions record… du coté Ukrainien on se bat dans les rues, il y a des centaines de blessés, même des morts, juste pour avoir le droit démocratique de choisir de voir son pays être simplement candidat à l’adhésion à l’Union Européenne. D’un coté on refuse d’aller voter… de l’autre des manifestants isolés ou tombés étaient battus sans ménagement à coup de pieds et de matraque, selon les journalistes sur place.

Extrémistes ou non ?

D’un coté, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso a averti Kiev de «possibles actions» et de «conséquences pour les relations» avec l’Ukraine, tandis que les États-Unis ont annoncé de premières sanctions en révoquant les visas de responsables ukrainiens impliqués dans les violences. De l’autre, Moscou a pour sa part dénoncé «l’ingérence étrangère» dans les affaires intérieures de l’Ukraine, tout en estimant de son côté que l’opposition «extrémiste» en violait «outrageusement la Constitution» et le président Ianoukovitch a appelé dans la matinée les Ukrainiens à ne pas suivre «les extrémistes». Certains diront que dès qu’il y a manifestations dans les rues, il y a forcément des extrémistes qui en profitent pour s’adonner joyeusement à leur passe temps préféré se résumant à la violence… d’autres diront que la démocratie on peut toujours l’invoquer pour lutter contre les violences, mais comment sans calmer quand la seule réponse du gouvernement en place se résume aux bombes lacrymogènes, aux coups de matraque et au vote de lois liberticides vont entrer aujourd’hui. Une raison de plus de voir les violences redoublées quand tout dialogue est rompu et que la liberté de manifester et tout simplement rendue illégale ! Ces nouvelles lois vont interdire pratiquement toutes les formes de manifestations dans toute l’Ukraine et durcir les peines de prison, allant jusqu’à 5 ans.

Le tout étant de justifier ces mesures qui, selon le président Ukrainien Viktor Ianoukovitch, sont le seul moyen d’endiguer les manifestations qui menacent de faire tomber tout le pays. Une position partagée par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui a estimé que la situation était en train « d’échapper à tout contrôle ». Réaction peut surprenante quand on sait que ces nouvelles lois ukrainiennes ont comme modèles des lois… russes.

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Un manifestant tient un bouclier anti-émeute de la police, devant une barricade située devant le Parlement européen, dans le centre de Kiev, mardi 21 janvier. AFP PHOTO / GENYA SAVILOV

L’opposition a d’ores et déjà prévenue que contre ces lois ils se mobiliseront d’avantage ! Ce scénario redouté pourrait faire dégénérer la crise politique en Ukraine en un déchaînement de violences. Ironiquement, il se dessine mercredi 22 janvier, le jour de l’unité nationale en Ukraine, censée célébrer l’unification de l’Est et de l’Ouest. Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch a rencontré trois dirigeants de l’opposition pour tenter d’obtenir une sortie de crise. La réunion a duré trois heures, et n’a visiblement pas abouti. Les trois opposants, dont l’ex-boxeur Vitali Klitschko, sont revenus sur la place, et ont menacé de passer « à l’offensive » si « Ianoukovitch ne fait pas de concessions ». « On résistera, et si nécessaire, on attaquera », a-t-il lancé devant la foule, avant d’ajouter que « la police se prépare à nous chasser ». Bref le pire est à craindre !

Hommage à Nelson Mandela

Les Jeunes Démocrates 54 se sont rendu à l’hommage à Nelson Mandela hier soir à 19 H 30 à la cérémonie publique, sous les drapeaux en berne devant l’Hotel de Ville , Place Stanislas .
Naturellement par nos valeurs humanistes et nos idéaux sur l’ égalité des droits , nous porterons à jamais un profond respect pour ce grand Homme .
Photo : Les Jeunes Démocrates 54 rendrons hommage à Nelson Mandela  ce soir à la cérémonie publique à 19 H 30 , sous les drapeaux en berne devant l'Hotel de Ville , Place Stanislas . Naturellement par nos valeurs humanistes et nos idéaux sur l' égalité des droits , nous porterons à jamais un profond respect pour ce grand Homme .  Nous vous invitons à nous rejoindre afin de nous recueillir ensemble .

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Intervention au Mali, il faudrait prévoir le coup d’avance

zones aqmi

Juste une petite réflexion sur ce conflit au Mali, on a l’impression que pour l’instant les terroristes ont toujours un coup d’avance sur les forces alliées qui combattent pour libérer le Mali.

A mon sens, à l’instant même où l’Algérie a donné son accord pour survoler son espace aérien, on devait se douter que les représailles tomberaient.

Or on a ce sentiment que la prise d’otage qui a eu lieu n’avait pas encore été imaginée comme possible alors qu’aqmi démontre une prise du site gazier en un temps très court avec une très grande organisation. Je pense qu’au moment même où les islamistes sont entré en guerre, il y a déjà 6 mois, pour prendre le contrôle du Mali, ils avaient déjà anticipé l’intervention des forces Africaines et Françaises (ces dernières étant même une évidence) et avaient déjà préparé des représailles à l’encontre de tous les pays limitrophes qui apporteraient leur soutien aux interventions occidentales en priorité, mais également aux forces Africaines, qui tardent vraiment à intervenir alors qu’elles devraient être normalement les premières en ligne.

Du sort de ressortissants Français

Je pense que les ressortissants Français ne sont en sécurité nul part où les mouvements islamistes existent, car en soutien les uns aux autres, les prises d’otages, voir les assassinats pur et simples sont une menace bien réelle.

Il aurait fallu dès le début mettre en alerte les ambassades ainsi que tout les Français à l’étranger, en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie, en bref dans tous les pays musulmans où la menace terroriste existe et sur tous les continents. Mais peut être que cela a été fait sans être pour autant médiatisé pour éviter une psychose générale.

Manquerions nous de mémoire ?

A t-on déjà oublié l’annulation du Paris-Dakar qui a quitté le continent Africain depuis 2008 à cause de menaces islamistes en Mauritanie et au Sénégal ? Deux pays voisins du Mali qui sont tout autant menacé que ce dernier. A t-on prévu un temps soit peu une mobilisation sérieuse pour éviter que ces pays voisins ne subissent le même sort ? Je ne le pense pas, et cela se révèle inquiétant.

Et encore, a t-on pensé à un déséquilibre total de la région en prenant en compte la situation au Niger, les risques de rechute en Egypte (où les Islamistes sont au pouvoir) et en Lybie (où la menace est réelle), sans oublier le développement ces derniers temps de cellule islamismes au Tchad, au Soudan, en Ethiopie, au Kenya… et comme le hasard fait bien les choses, en Somalie, où les forces Françaises sont également sur le front.

Une inquiétude ancienne qui se confirme ?

J’ai un ressenti fort sur le fait que tout le nord de l’Afrique est menacé par une prise de force par les armes de la part des Islamistes, et que mise à part le Maroc et l’Algérie qui disposent d’une armée suffisamment conséquente et formée, aucun autre pays n’a les moyens de se défendre contre une telle agression. Tout ceci me rappel que j’avais écrit déjà un article sur cette crainte intitulé : Le printemps arabe deviendra t-il l’Automne Islamiste ? et que de fait après le printemps arabe de 2011, c’est l’hiver 2012 qui marquerait la fin d’une période d’une brève paix relative dans le nord Africain.