Visite du Centre de Congrès du Grand Nancy – Jean Prouvé

Centre Congrès Nancy

Ce week-end est consacré à la visite du Centre des Congrès Prouvé qui ouvre ses portes en cette journées inaugurale. Un beau moment de détente dans cette équipement qui deviendra l’un des fleurons du Grand Nancy au travers de ses congrès (c’est quand même le but) comme de ses expositions que nous ne pouvions accueillir avant dans de bonnes conditions. Bref, un bel outil technique qui ouvrira de nouvelle portes d’échanges, de dialogue, de culture, d’expositions…

Mon album photos

Publicités

Fact-checking*. Nancy : le vrai poids de la dette, parlons-en !

3 674 €, c’est le chiffre qui est annoncé par nos concurrents de la liste de Gauche comme étant le poids de la dette à Nancy.

FAUX !

Données 2012. Selon le site "Les Décodeurs"

Données 2012. Selon le site « Les Décodeurs »

 

Remettons les chiffres à leur place.

Selon le budget primitif 2014 (dernières données)

Encours de dette/ Hab. Ville de Nancy : 1 014 €

La ville de Nancy s’est désendettée au cours du mandat 2008-2014.

Elle est passée d’un encours de 110,7 millions d’euros à un encours de 109,2 millions d’euros, soit un désendettement réel de 1,5 millions d’euros.

Pour l’endettement par habitant, Nancy se situe en dessous de la moyenne des grandes villes avec en 2014, 1 014 € par habitant contre 1 188 € pour les villes de plus de 100 000 habitants (source : Budget Primitif 2014).

Je me suis engagée dans cette campagne municipale avec le souci de vérité et de transparence.

Les chiffres ne mentent pas et peuvent être retrouvés également

Ici : (Données 2012)

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/visuel/2014/03/10/villes-de-droite-villes-de-gauche-quelles-differences_4379958_4355770.html

Ou là :

http://www.journaldunet.com/business/budget-ville/nancy/ville-54395

Leçon de fact checking : écouter les interrogations des électeurs, des chiffres mensongers, ils n’en veulent pas.

Danièle NOËL

Présidente MoDem 54

Chef de file MoDem Nancy

Candidate sur la liste de Laurent Hénart « Aimer Nancy »

Suspension de l’écotaxe : un acte d’apaisement

L’écotaxe a été suspendue, ce mardi, par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, sous la pression du mouvement d’hostilité en Bretagne.

Interrogé ce matin même à l’antenne de I-Télé, François Bayrou président du MoDem a rappelé qu’ il y a quelque chose de caricatural dans cette affaire:

« Cette taxe, cette écotaxe, elle a été inventée, mise en place et votée sous le gouvernement précédent », a tenu à souligner le leader centriste. « L’idée que l’UMP puisse dire aujourd’hui ‘nous n’y sommes pour rien, c’est de votre responsabilité’ est donc une idée qui ne résiste pas à la réflexion. Si on avait un peu d’esprit de responsabilité et de modération, on dirait que les deux majorités sont co-responsables de cette taxe », a-t-il soutenu.

« En revanche, a-t-il ajouté,  il est possible « de réfléchir ensemble à une remise à plat, de corriger les anomalies et de faire en sorte de rassurer ceux qui s’inquiètent aujourd’hui », a-t-il proposé.

La suspension de l’écotaxe dans un moment économique particulièrement difficile pour notre société doit donc être perçu comme un acte d’apaisement, que je salue.

 Quant au président de l’UDI, Jean-Louis Borloo, et au député d’Ille-et-Vilaine Thierry Benoit (UDI) tous deux ont déclaré : »Puisque ce sujet dépasse les majorités et qu’il est extrêmement difficile, nous devons l’assumer ensemble et sommes à la disposition du gouvernement pour participer à la réflexion », faisant ainsi la preuve de leur volonté de se situer dans une opposition constructive, dans l’intérêt de tous.

Malgré cette suspension, « il est à craindre que le mouvement de colère français et particulièrement breton ne s’arrête pas pour autant, car, au-delà de l’écotaxe, il est signe d’une crise et d’une désespérance sociales profondes et majeures » ont-ils ajouté.

Danièle NOËL

Présidente MoDem 54

L’Autoentreprise encore la cible de nouvelles attaques en règles !

Sylvia Pinel

Décidément ce gouvernement casse tout ce qui fonctionne et pour répondre au lobby des artisans et prêt à pendre haut et court les auto-entrepreneurs ! Pour résumer, le gouvernement s’apprête à lutter contre le travail déguisé dans le bâtiment, améliorer la sécurité des consommateurs, contenir les inégalités de traitement entre auto-entrepreneurs et entreprises de droit commun… en refusant (il est vrai) l’exclusion des entreprises du bâtiment de ce régime entrepreneurial, mais en contre partie s’apprête à leur rendre la vie impossible… car ces mêmes artisans qui s’insurgent contre les auto-entrepreneurs sont les mêmes qui refusent depuis longtemps de se déplacer pour remplacer un ampoule ou un joint de robinetterie, jugeant l’affaire non rentable… et accusent après les auto-entrepreneurs de leur voler le pain de la bouche quand la crise perdure et désormais les artisans sont au bord de la faillite !

Sylvia Pinel, la ministre de l’Artisanat, a avancé des propositions obligeant tous les auto-entrepreneurs à s’inscrire à la Chambre des Métiers et les autorisations de création ne seront validées qu’après vérification de leur assurance décennale qui deviendra obligatoire, avec l’option sur la responsabilité civile professionnelle. Cet aspect d’obligation d’assurances fera l’objet d’une prochaine réunion avec Sylvia Pinel, les organisations professionnelles et la fédération des assurances. Ce qui est là une démarche tout à fait compréhensible quand des entreprises réalisent des travaux manuels, qui engagent de fait une responsabilité de l’entreprise qui les réalise, et que l’on connaît la réticence des assurance à couvrir les auto-entrepreneurs !

Le seul problème non soulevé étant que pour tous les métiers affiliés au bâtiment qui sont administratifs sous traitants (économiste de la construction, collaborateur d’architecte, dessinateurs) qui eux, créé des documents pour des bureaux d’études, architectes… et qui de fait font le travail administratif pour eux, sont clairement en danger. Ces sous traitants n’ayant pas de responsabilité engagée vu que ce sont les entreprises qui commandent la mission de sous-traitance qui valide le travail rendu, déposent les dossiers administratifs après signature, engageant de fait leur responsabilité. Imposer une décennale a du secrétariat tuerait purement et simplement ces activités de sous traitance qui sont les premières touchées par la crise, car par définition on liquide la sous-traitance, puis les CDD avant de s’attaquer au cœur de l’entreprise en difficulté ! Sans parler de la limitation dans le temps de ce régime en activité principale ne pouvant excéder un an (Trois ans serait mieux car on sait tous que ce sont les 3 premières années qui sont les plus difficiles pour une entreprise) dans le but de renouer avec la fonction initiale du dispositif : celle d’un tremplin rapide vers le statut d’artisan, met en porte à faux ces même entreprises administratives qui ne sont en rien artisanales bien qu’exerçant dans le domaine du bâtiment.

D’autres propositions qui visent l’accompagnement des auto-entrepreneurs comme l’idée que ce statut ne soit qu’un passage vers la création d’entreprise qui se traduirai par un stage préalable à l’installation d’un auto-entrepreneur et à son accompagnement par les chambres consulaires et/ou les structures ad hoc des organisations professionnelles est saluable à juste titre.Que l’on débatte après tout des qualifications à prouver avant d’installer une activité de maçon ou plombier (par l’obligation de fournir un diplôme par exemple) est on ne peut plus logique pour garantir une professionnalisation accrue des auto-entrepreneurs.  Donc oui il y a des ajustements à faire pour professionnaliser l’auto-entreprise et pour que ce statut ne soit que transitoire. Mais les choix actuels proposés qui ne visent que la branche du bâtiment va clairement dans le mauvais sens car ce n’est fait que pour faire plaisir à un lobby sans tenir compte au final des besoins et des réalités du terrain, tout en donnant un mauvais signal qui tue l’esprit d’initiative et d’entreprise… Donc à surveiller de près !

Baisses et hausses de la TVA ! A quoi joue le gouvernement ?

TVA BâtimentLes jours se suivent et se ressemblent… On ne sait plus où donner de la tête, ni quoi penser ! Alors qu’en 2011, la TVA réduite était à 5.5%, elle passe à 7% depuis la loi de finances rectificative n° 2011-1978 du 28 décembre 2011 qui apporte des modifications sur le taux de TVA concernant les travaux de rénovation applicable depuis le 1er Janvier 2012 – cette dernière devant passer de nouveau à 10 % au 1er Janvier 2014 (hausse de TVA que l’opposition socialiste avait dénoncé à l’époque) – mais on aura pas le temps de s’y faire vu que le gouvernement prévoit déjà de la baisser à nouveau à 5% à partir du 1er Janvier 2014 sur un champs de travaux restreint concernant la rénovation des logements sociaux ainsi que les travaux d’isolation permettant des économies d’énergie.

Résultat, alors que les PME du bâtiment se plaignent déjà fortement depuis des années de la lourdeur administrative (et ce n’est pas peu dire), le gouvernement va les aider en leur appliquant non plus 2, mais 3 taux de TVA! 5 – 10 – 19,6 % – un dernier taux qui passera quant à lui à 20% au 1er Janvier 2014.

Alors certes, le secteur du bâtiment est à l’arrêt et on estime que 45.000 emplois pourraient y disparaître d’ici la fin de l’année 2013, si rien n’est fait. Le gouvernement veut donc donner un coup de pouce à certaines activités créatrices d’emplois. Rappelons que l’on estimait que la hausse de TVA de 5.5% à 7% allait détruire en 10 000 emploi en 2012 (1.) et que la nouvelle hausse de 7 à 10% allait engendrer 16 000  et  18 000 emplois supplémentaires détruits pour l’année 2013 (2.) dans le secteur du bâtiment.

Alors que cherche à faire l’actuel gouvernement sur la question des taux de TVA? L’Assemblée nationale ayant abrogé la « TVA Sociale » le 16 Juillet 2012 (3.) qui annulait une hausse de la TVA de 19,6 à 21,2% est supprimait la hausse de 5,5 à 7% sur les produits culturels (comprenant les livres). En Novembre,  moins de 4 mois après la suppression de hausse de la TVA sociale, le nouveau gouvernement annonce la hausse à 20%. Ce mois-ci, il évoque 20,5%, contre une baisse éventuelle du taux intermédiaire de 10 à 9%, le bâtiment bénéficiant au passage de la réintégration d’une partie des travaux au chapitre de la TVA réduite à 5% sur certains travaux… Bref on y comprend plus rien!

Au bilan, ces hausses successives et intempestives auront détruit entre 26 000 et 28 000 emplois pour les années 2012 et 2013 dans le bâtiment avant que le gouvernement ne réagisse. (A quoi on pourrait ajouter entre 35 000 et 40 000 emplois dans la restauration à cause de la même indécision) Alors à quoi cela peut-il bien servir de passer la TVA de 5,5 à 7% pour la rescinder en partie entre 5 et 10% moins de 24 mois après, tout cela en espérant créer de l’emploi? Mais tant qu’à abroger la TVA Sociale, le gouvernement n’aurait-il pas mieux fait de supprimer la hausse de la TVA à 7 % pour les travaux de rénovation? Où mieux, n’aurait-il pas mieux fait d’éviter de voter une hausse à 10%? Tout cela pour revenir à 5%!

Quand on sait que l’ANAH à aidé à la rénovation de 60 772 logement en 2012 (4.) pour le parc privé, à quoi s’ajoute aux alentours de 200 000 logement sociaux rénovés par l’état -quand on estime que cette baisse de TVA ramenée de nouveau à 5% devrait bénéficier pour la rénovation de 500 000 logements – On constate vite que remettre la TVA à 5% pour tous les travaux de rénovation ne videra pas les caisses de l’état et préservera l’emploi qui est déjà menacé tout en soutenant d’avantage la création d’emploi dans le bâtiment et que cette baisse ciblée vers les logements sociaux et les travaux thermiques aura même un spectre de retombée fiscale bien plus importants que ce qu’avait à TVA initiale à 5,5%. Avant c’était 260 772 logement concernés pas une baisse de TVA (que l’on a augmenté à 7, puis 10 % pour remplir les caisses) alors qu’un an après on créé une nouvelle exonération qui touchera 500 000 logements… Allez comprendre! De plus rappelons que dans un cas on aura cassé des emplois dans tous les corps d’état – à cause de la hausse de TVA – pour essayer d’en recréer partiellement, en particulier chez les professionnels de l’Isolation et Plaquistes, par une baisse de TVA.

Continuer la lecture de Baisses et hausses de la TVA ! A quoi joue le gouvernement ?

Chasse aux riches : A qui le tour ?

2010 Paralympic Games: Opening Ceremony- Day 1Que ce soit par les politiciens de la gauche bien-pensante, les syndicalistes gavés de subventions publiques et tous les journalistes en recherche de gros titres et de grosses ventes… Tous participent à cette chasse aux riches dont la tête de turc du moment n’est autre que Gérard Depardieu.

Notre pays de tradition marxiste où la culture des classes est toujours d’actualité, la France, a tout de même mi à sa tête un président de la République, François Hollande, qui déclara jadis qu’il « n’aimait pas les riches ». Comment s’étonner que ces mêmes riches partent vers d’autres terres plus accueillantes où ils ne seront plus stigmatisés pour leur ascension sociale par nature toujours suspecte et échapperont à la punition fiscale ainsi qu’à la spoliation (impôts confiscatoires).

Quand tous ces « méchants riches », exploiteurs des classes populaires, comme le disait Georges Marchais en son temps, auront tous émigré avec entreprises et capitaux, que restera t-il en France ? un avenir sans ambition, sans revenus, sans capacité d’investissement, donc sans avenir ! c’est une histoire vieille comme le monde qui a explosée à la Révolution française et son cortège de sans culottes dont l’idéologie égalitariste revancharde prônait «la haine des riches», traitait les possédants de «voleurs», et dénonçait l’argent comme étant «un métal vil et corrupteur». Depuis les mentalités n’ont pas changées… Le monde lui a évolué, mais pas nous !

Ce ne sont plus seulement des milliardaires qui quittent la France, mais des chefs d’entreprises, des dirigeants, des managers. Pourtant patriotes, comment rester dans un pays qui pénalise à ce point la réussite, au lieu de la valoriser, et qui sape le moral de ses principaux producteurs de richesses ?

Pour l’exemple, à Londres, les Français sont 3 fois plus nombreux qu’en 1990 (400 000) ! Pour la rentrée 2012-2013 : le lycée français de Bruxelles a reçu 200 demandes d’inscriptions supplémentaires par rapport à l’an passé ! Depuis 2010 : 1 Français s’installe en Suisse chaque jour ! En moyenne, ce sont plus de 600 contribuables qui quittent la France chaque année à cause de l’ISF… pour le plus grand bonheur de nos concurrents ! Car oui, même en matière fiscale, la mondialisation nous pénalise ! L’Etat perd en effet les milliards d’euros d’impôts que ces riches ménages auraient pu payer en France. Une situation dangereuse pour nos finances publiques quand on sait que les 10 % des Français les plus riches payent environ 80 % du total de l’impôt sur le revenu… Mais la France perd aussi des centaines de milliards d’euros de capitaux, qui auraient pourtant été indispensables au financement de notre économie.

Derrière chaque riche, se cache un investisseur qui consomme, place et investit ; ce qui créé des centaines de milliers d’emplois ! Comme l’ont montré J.P Delsol et N. Lecaussin dans leur ouvrage « A quoi servent les riches » : les 10 premières fortunes françaises sont directement responsables de 700 000 emplois !

Ruiner les riches, c’est appauvrir les pauvres. Il ne s’agit donc pas d’excuser les mauvais comportements d’une minorité de « riches » perdue dans ses excès, mais de respecter la richesse d’une grande majorité qui a réussie à force de travail, d’effort et de talents.

C’est peut-être la déclaration au Congrès du Président des Etats-Unis, Abraham Lincoln, qui le résume le mieux : « Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l’épargne. Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort. Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l’employeur. Vous ne pouvez pas encourager la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes. Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche ».

Petit bilan depuis Mai 2012 (Liste non exhaustive)

Nom Profession ou Société Pays de destination Date de départ Fortune estimée Impôts estimé*
Jean Gil Boitouzet cofondateur de Bourse Direct et de PME Driver Belgique Mai 2012 902 Millions 405 Millions
Franck Ribéry Sportif Allemagne Juin 2012 11 Millions 5 Millions
Bernard Meunier Ex Pai Partenrs (BNP Paribas) Angleterre (Londres) Août 2012 80 Millions 34 Millions
Bernard Arnault Fondateur LVMH Angleterre (Londres) Septembre 2012 19,3 Milliards 8,5 Milliards
José Garcia Acteur Belgique Septembre 2012 36 Millions 16 Millions
Paul Loup Sulitzer Ecrivain Belgique Octobre 2012 52 Millions 23 Millions
Christian Clavier Acteur Angleterre (Londres) Octobre 2012 15 Millions 6,7 millions
Dany Boon Acteur Etas-Unis (Los Angeles) Octobre 2012 8 Millions 3,5 Millions
Omar Sy Acteur Etas-Unis (Los Angeles) Octobre 2012 5 Millions 2 Millions
David Guetta Compositeur / Deejay Angleterre (Londres) Novembre 2012 25 Millions 11 Millions
Marc Levy Ecrivain Etas-Unis  (New York) Novembre 2012 19 Millions 8,5 Millions
François de la Villardière cofondateur de Business interactif Suisse Décembre 2012 300 Millions 134 Millions
Alain Afflelou Opticien Angleterre (Londres) Décembre 2012 780 Millions 351 Millions
Gérard Depardieu Acteur Belgique et Russie Décembre 2012 85 Millions 38 Millions
Jean-Michel Jarre Compositeur Angleterre (Londres) Janvier 2013 82 Millions 37 Millions
  Total 9 Milliards et 574 Millions

* Hors déductions fiscales éventuelles

Déjà partis: Arnaud Clément, Richard Gasquet, Gilles Simon, Gaël Monfils, Marion Bartoli, Franck Ribéry, Zinédine Zidane, Amélie Mauresmo, Julien Benneteau, Guy Forget… Ils sont rejoints par les champions de poker, dans le collimateur de Bercy. Bertrand Grospellier, alias ElkY, le numéro un français, réside à l’étranger. « Tous les jours je me pose la question », reconnaît Philippe Ktorza, le numéro quatre français.

Vous l’aurez compris, ce n’est qu’un début… L’appauvrissement en France accélère, car sans riche, l’imposition sera forcément plus fort pour les autres ! Mais cela ne date pas d’hier au regard decette liste des personnalités éxilées avant l’arrivée de la gauche au pouvoir.

A quand une France qui repense en profondeur son périmètre d’intervention dans la moyenne de l’Union Européenne et qui à partir de là repenserait son budget et la totalité de son régime d’imposition pour être juste dans la moyenne de l’Union Européenne, afin d’éviter les fuites et attirer les investissements ?

Un gouvernement qui tue l’entreprenariat

entreprenariatOn s’y attendait mais là c’est un coup d’assomoir. Les Socialistes se sont toujours dit opposé au statut de l’autoentreprise et l’on craignait légitimement la suppression de ce statut lancé en 2009… Rappelons au passage que ce statut a particulièrement séduit pour ses démarches simplifiées, notamment en matière de calculs des cotisations sociales. Pour la édération des auto-entrepreneurs, appliquer le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2013, qui prévoit l’alignement de leur régime de cotisation sur celui des travailleurs indépendants, revient donc à «tuer» le statut, d’autant que, si le gouvernement met en avant «l’équité», une récente étude de l’INSEE a montré que 90% des auto-entrepreneurs dégagent un revenu inférieur au Smic…

Cette mesure qui rapporterait 150 millions d’euros sur les 3,4 milliards d’euros de recettes escomptées pour la Sécu, l’année prochaine a été appliqué simplement parce que les artisans dénoncent le statut comme une concurrence déloyale, le tout sans aucune concertation. Les auto-entrepreneurs très remontés doivent être reçus le 8 Octobre par la ministre du Commerce Sylvia Pinel.

Hervé Novelli, le fondateur du statut, a pour sa part dénoncé «une mise à mort progressive des auto-entrepreneurs», ajoutant que la mesure, «véritable agression contre les travailleurs pauvres», allait faire «revenir le travail au noir».

Mauvais signal

Il est dommage de tuer dans l’œuf l’esprit d’une liberté d’entreprendre au moment où le chômage des jeunes et des seniors atteint des sommets. D’autant qu’il n’y a pas de quoi s’offusquer d’exonérer de charges sociales une population de 1,1 million de personnes qui dégagent de si faibles revenus  car comme chacun le sait, trois ans près sa création neuf auto-entrepreneurs sur dix ne parviennent pas à dégager un revenu mensuel supérieur au SMIC. Seul un quart est parvenu à dégager un revenu continu relève l’Insee.

Beaucoup d’entre eux (y compris moi même) ont créé une autoentreprise dans le but de créer leur emploi en attendant des jours meilleurs (une embauche où un pérrénisation de cet emploi au travers d’un changement de statut, et ne considèrent l’autoentreprise que comme une fin en soit qui ne peut être que temporaire). Rappelons au passage qu’un auto-entrepreneur sur trois est un ex-chômeur, 40% d’entre eux ambitionnant d’assurer leur propre emploi.

C’est donc un mauvais signal lancé à l’encontre de ceux prêt à se mobiliser pour retrouver un emploi. Du côté des clients des auto-entrepreneurs, il risque aussi d’y avoir des déçus : ceux qui trouvent dans cette manne de travailleurs un «petit» service que beaucoup d’artisans se refusent à faire. Qui n’a pas fait l’expérience de devoir faire intervenir chez lui un artisan du BTP pour une bricole et de se voir répondre que c’est un trop «petit» chantier ? Ce n’est donc pas du travail «volé» aux artisans mais plutôt des activités que beaucoup d’entre eux négligent pour leur faible rentabilité. Preuve qu’il y a du travail pour chaque niveau d’intervention.

Effet désastreux

Au-delà du propos purement réaliste, l’effet d’annonce de remanier un statut aussi jeune a de quoi être désastreux. On a souvent critiqué les Français pour leur penchant à l’assistanat ou leur propension à la fraude. Ce système a l’immense avantage d’apporter un formel démenti à l’un comme à l’autre de ces reproches.

S’il a rencontré un tel succès aussi rapidement, c’est qu’il a bien démontré à quel point la lourdeur administrative et le poids des taxes constituaient des freins féroces à l’entreprenariat. Même le Medef s’en est emparé en octobre dernier pour le brandir comme la preuve éclatante d’une «révolution culturelle dans notre pays», assurant que «l’auto-entrepreneuriat a brisé à lui seul l’un des tabous les plus importants de notre pays en envisageant une porosité entre les statuts de salarié, fonctionnaire et d’entrepreneur jusque-là impossible». Ce régime représente aujourd’hui 50% des créations d’entreprises annuelles en France, génère près de 900 inscriptions quotidiennes et une contribution fiscale et sociale et annuelle de près de 1,2 milliards d’euros.

Dommage d’attaquer en pleine crise économique une telle niche qui permettait à certains de regarder l’avenir sans trop de nuages, d’autant plus que dans une telle période de déficit permanent de création d’emploi, avoir le courage de se lancer et d’entreprendre devrait être salué,encouragé et non sanctionné. Difficile dans ces conditions aussi peu solides pour un jeune ou un moins jeune, de se lancer dans une activité qui peut à tous moments se trouver déposséder de cette permission d’entreprendre !

Pas de cotisations sans revenus

Le gouvernement a certes précisé que les cotisations seraient bien alignées avec celles des autres entreprises individuelles, mais que le régime des auto-entrepreneurs garderait sa spécificité : pas de cotisation sans revenus.

Lors d’une conférence de presse, Sylvia Pinel, ministre du commerce et de l’artisanat, a précisé que les cotisations seraient augmentées de 2 à 3,3 %, confirmant une information parue dans les colonnes des Echos. Sauf qu’elle oublie que le régime a déjà enquaissé une augmentation moyenne de 4% au 1er Avril avec effet rétroactif sur le premier trimestre, qui avait déjà pour but de faire participé d’avantage les autoentreprises au renflouement des déficits de la sécurité sociale. ce qui fait que l’on arrive rien que pour ce statut spécifique d’une augmentation moyenne de 7% des charges en 6 mois !

Les artisans aussi sont concernés

Les artisans citent en premier lieu le maintien du gel du barème de l’impôt sur le revenu qui va selon eux faire subir «de lourdes hausses d’impôts» aux «travailleurs indépendants qui ne sont pas soumis à l’impôt sur les sociétés mais à l’impôt sur le revenu» et affecter le chiffre d’affaires de l’artisanat et du commerce par la «diminution du pouvoir d’achat de la grande majorité des salariés».

Ils dénoncent aussi une hausse des cotisations d’assurance maladie d’une partie des travailleurs indépendants. «100.000 entreprises qui sont d’ores et déjà fragilisées par des difficultés de trésorerie, pourraient disparaître dans les mois qui viennent», affirme l’Union des Professions Artisanales.

Un fiasco fiscal et social

Avec cette mesure d’augmentation fiscale qui va plomber les budgets des travailleurs indépendants on condamne l’esprit d’entreprise obligeant «l’individualisme salarial» a entrer de grès ou de fort dans les cadre d’une entreprise par un statut de salarié pour survivre, dans un contexte sociale où justement le manque d’emploi oblige à tout tenter pour rester actif, pour ne pas rester au chômage.

Même si comme chacun le sait le statut d’autoentreprise est un statut précaire (et les autoentrepreneurs sont les premiers à l’affirmer), le gouvernement au travers de cette augmentation fiscale ne cherche qu’à remplir les caisses sans offrir une protection sociale renforcée ou un accès à des protections complémentaires… En somme ils obligent à payer le même taux sans offrir en contrepartie la même protection sociale. Le tout bien sûr sous couvert d’une équité fiscale…

Le gouvernement envoi ainsi un signal à destination de l’entreprise collectivisé (répondant à sa vieille lune communiste) et tue l’entreprenariat individuel (qui est pour eux l’expression d’une flexibilité libérale de l’emploi). Or on menace au nom de dogmes dépassés plus d’un million d’emploi peu de temps après l’annonce faite il y a peu des 3 millions de chômeurs sans aucune activité… Allez comprendre !