De la langue de bois à l’hypocrisie flagrante !

Il est des moments où dès le matin je sort de mes gonds… Ce fut le cas aujourd’hui en découvrant Eric Woerth, ex-ministre du budget sous Nicolas Sarkozy, qui a critiqué le plan de relance de 315 milliards « pour remettre l’Europe au travail » porté par l’Union Européennes et Jean-Claude Juncker !

Juncker

Ras le bol de ces politiques qui critiquent quand ils sont dans l’opposition, ce qu’ils appliquaient hier quand ils étaient aux responsabilités ! C’est insupportable que des responsables soient à ce point irresponsables, en propageant de telles inepties sur l’Europe, en affirmant la réussite française des bonnes politiques européennes qui sont positives pour la France et qui critiquent en dénonçant « la faute à Bruxelles » quand cela leur déplaît… alors qu’aucune politique européenne ne peut être portée par la commission sans la signatures de ministres des 28 pays… Ils disent oui quand ils sont à Bruxelles et non quand ils sont à Paris !!! Cette schizophrénie est insupportable et à donné 25% des sièges au front National lors des dernières élections européennes…

Pour revenir à Eric Woerth, qui sera l’exemple du jour, je me suis étranglé en avalant mon café matinal en l’entendant dénoncer le projet de 315 milliards d’euros d’investissements, présenté par le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Entendre l’ancien ministre du budget qui en 2009 défendait « le plan de relance du gouvernement qu’il jugeait suffisant  » de 26 milliards d’euros, concentrés sur l’investissement, qui coûtera à terme 50 à 60 milliards d’euros à l’état et un coût total de 428 milliards d’euros (si on prend toutes les mesures successives en compte), se permettre dénoncer le plan Juncker comme » non financé ». Il dénonce un effet de levier espéré… Mais quand on constate que le même plan français entre 2009 et 2010 aura coûté 50 à 60 milliards sur 428 (11,7 % à 19,04 % réellement financé par l’état),comment peut-on être crédible pour dénoncé le plan Juncker qui est financé à 21 milliards (6,66 %) auquel s’ajoute les 60 milliards mobilisables par la BEI (19,04 %), on arrive à un coup total financé de 25,7 % ! Soit plus du double sur la fourchette basse.

Et si on arrêtait cette politique à l’ancienne du mensonge et de l’hypocrisie !? Est-il utile de rappeler que tout ce que disent les politiques est enregistré, mémorisé sur le web, partagé sur les réseaux sociaux… Alors un peu de bon sens, d’éthique, de constance entre une parole donné à un endroit ou à un autre permettra d’arrêter cette sensation (véridique) que l’on se fout de notre gueule !

« Il faut aller vite ! »

MdS PPE

Dans l’édito de sa dernière lettre d’information européenne, Marielle de Sarnez appelle l’Europe à « rapidement donner des signes tangibles de son efficacité et de réactivité ».

Avec la désignation de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne et l’installation début juillet du nouveau Parlement européen, l’Europe est désormais en ordre de marche. Avec une feuille de route claire et exigeante : redonner du sens à l’Europe, répondre concrètement, efficacement et rapidement aux préoccupations que les citoyens ont exprimées dans les urnes, parfois avec fracas et le plus souvent avec impatience. Première attente, la plus pressante, la plus urgente, retrouver le chemin de la croissance pour faire baisser le chômage. La mobilisation annoncée de 300 milliards d’euros pour stimuler l’investissement et la mise en œuvre d’une politique en faveur de l’industrie pour que l’Europe conforte ses positions dans les grands secteurs stratégiques est une première bonne nouvelle. Deuxièmement, le renforcement de l’Union économique et monétaire pour apporter plus de cohérence et de puissance à cette nouvelle politique de croissance est également une annonce positive. D’ailleurs, sur ces deux sujets majeurs, comme sur le Traité transatlantique où nous réclamions le respect des normes européennes les plus élevées en matière sociale, de santé et de sécurité, sur la politique énergétique, sur la politique commune en matière d’immigration, Jean-Claude Juncker a tracé un chemin et fixé des  perspectives que nous approuvons.

Il faut aller vite. L’Europe doit rapidement donner des signes tangibles de son efficacité et de sa réactivité. Seule manière de calmer les impatiences et surtout de détourner les citoyens européens des sirènes extrémistes. Au Parlement européen, ce sera une de nos missions que d’exercer notre vigilance et rappeler sans cesse à la Commission et au Conseil l’obligation urgente de faire.

Il faut aller vite aussi dans le domaine de la diplomatie. Autour de nous, en Ukraine, en Syrie, en Irak, en Libye, en Palestine, en Israël, le monde s’embrase dangereusement, faisant de plus en plus de victimes, laissant des rancoeurs profondes s’installer, repoussant les espoirs de paix très loin dans le futur. Ces conflits nous obligent car, sauf à renier nos valeurs, nous ne pouvons accepter de les regarder en spectateurs indifférents.

En 2012, l’Union européenne a reçu le prix Nobel de la paix. Une récompense, sans doute la plus éminente, pour honorer le « soft power » européen qui a permis dans le passé d’aider à la résolution de nombreuses crises. Il serait temps de s’en souvenir et de mettre cette diplomatie d’influence au service de la paix.

 

Pour aller plus loin : lire la lettre d’information n°44 de Marielle de Sarnez.

« Avec Jean-Claude Juncker, c’est une nouvelle étape qui s’ouvre pour l’Europe »

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La délégation UDI-MoDem au Parlement européen a voté aujourd’hui à Strasbourg en faveur de la désignation de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne.

« C’est une nouvelle étape pour le Parlement européen et un progrès tangible pour la démocratie européenne ».

« La première raison de notre choix, c’est l’homme. Jean-Claude Juncker est venu s’exprimer devant notre groupe où l’on a pu mesurer à quel point il était une personnalité de grande expérience. Et de conviction européenne. Il saura remettre la politique au cœur de la construction européenne. Cela lui confèrera une indépendance vis-à-vis du Conseil, ce qui est un point absolument capital et essentiel. On a besoin d’un président de la Commission européenne qui soit libre, indépendant et qui restaure la méthode communautaire en sachant s’écarter des injonctions du Conseil. Il n’y a pas un droit d’initiative mais un devoir d’initiative dans les temps où nous sommes ».

« La deuxième raison de notre soutien, c’est le programme. Honnêtement, c’est un bon programme. Ce n’était pas si simple vu la diversité de sa majorité. Il n’en reste pas aux grandes orientations générales. Il ne se contente pas de parler de politique industrielle, il fixe un objectif ambitieux de réindustrialisation. Il ne se contente pas de parler d’énergie, il trace la voie d’une Union énergétique européenne. Il ne se contente pas de souligner que l’immigration est un problème, il propose une politique commune d’immigration légale. Il ne se contente pas de constater que la directive sur le détachement des travailleurs est d’une application délicate, il en promet la révision. C’est donc une Europe en changement qu’il veut incarner et c’est exactement ce qu’attendent nos concitoyens. »

« Les démocrates se sont battus pour que le Conseil européen respecte la procédure de nomination décidée par le Parlement européen, c’est-à-dire que soit tenu compte le vote des électeurs qui ont placé Jean-Claude Juncker en tête. C’est très important que le Parlement européen ait définitivement la main sur la nomination du Président de la Commission. C’est une avancée institutionnelle et démocratique majeure. Avec l’élection de Jean-Claude Juncker, c’est une avancée définitive et c’est la troisième raison de notre choix ».

 

Marielle de SARNEZ, présidente de la délégation

Jean ARTHUIS

Jean-Marie CAVADA

Nathalie GRIESBECK

Sylvie GOULARD

Dominique RIQUET

Robert ROCHEFORT

Réforme ferroviaire : Une grève pour quoi ? Pour quelle réforme ?

Cela fait déjà bientôt une semaine que les syndicat CGT et Sud Rail prennent en otage la France de façon scandaleuse et inadmissible pour défendre des intérêts particuliers et un statut privilégier quand l’ensemble de la France peine à relever la tête en cette période difficile. Comment soutenir une telle action quand on lit le texte qui provoque cette grève inexplicable et inexcusable !

Que propose la loi :

Comme on entend tout et son contraire sur le sujet, revenant à la base du texte de projet de loi qui sera débattu dans deux jours !

Là où il est positif, c’est dans l’idée de rassembler les trois acteurs du réseau ferroviaire (RFF, SNCF Infra et la DCF) en une seule entité unifiée sou l’intitulé SNCF Réseau. Afin de mettre un terme à cette création en 1997 des différentes entités qui a conduit à un enchevêtrement de responsabilités.

Sans oublier que L’article L. 2101-2 a pour objet de garantir la continuité des situations juridiques existantes pour les salariés de la SNCF et de RFF. À cette fin, il préserve les conditions de recrutement des salariés de la SNCF, qu’il s’agisse de ceux recrutés sous statut ou de ceux recrutés sous contrat. Donc rien ne justifie la grève car il n’existe aucune menace sur l’emploi, les salaires, les statuts de fonctionnaire où même sur le régime spécifique des retraites !

Ce texte créé trois entités : SNCF (en charge des gares et de l’exploitation commerciale), SNCF Réseau (en charge de l’entretien du réseau) et SNCF Mobilités (en charge d’attributions d’exploitations commerciales, dans le respect des exigences d’impartialité en vue d’un accès transparent, équitable et non discriminatoire à l’infrastructure ferroviaire, en charge de la collecter et de verser des dividendes à la SNCF afin de permettre à cette dernière de verser des dotations à SNCF Réseau). Cette troisième entité créant la société publique nécessaire dans le cadre de l’ouverture à la concurrence du transport de voyageurs en plus du Fret.

Là où il est négatif, c’est qu’il accuse des déficits structurels de 40 milliards d’Euros ; des problèmes de coordination… la commission Européenne : « l’achèvement de la libéralisation du transport ferroviaire de voyageurs, que défend la Commission européenne dans sa récente initiative législative, risque, dans ces conditions, de déstabiliser un secteur déjà fragilisé. Or l’expérience de l’ouverture à la concurrence du fret en 2006 illustre les dangers de cette perspective, si elle n’est pas anticipée, en particulier pour garantir une équité sociale dans les conditions d’exercice de l’activité entre opérateurs. » ! Belle attaque anti européenne après une telle claque électorale ! Comment peut-on accuser la Commission européenne d’être responsable d’un déficit passe de 20,5 milliards d’euros en 1997 à près de 44 milliards aujourd’hui, sachant que l’ouverture à la concurrence à permis à d’autres acteurs ferroviaires européens de circuler sur le réseau et donc de payer une redevance à RFF pour l’utilisation de ce dernier ! Quelle hypocrisie !

Ce que prépare la libéralisation du ferroviaire voulue par la commission européenne :

Au début des années 1990, l’Union européenne a, par plusieurs directives, amené les Etats membres à libéraliser leurs transports ferroviaires. Le but de cette libéralisation était de stopper le déclin du transport ferroviaire, et plus spécialement du fret ferroviaire, ainsi que les pertes qu’il engendrait.

Pour la Commission européenne, la libéralisation était le seul moyen de sauver le fret qui était dans un état catastrophique

- 8% du trafic est acheminé par rail en 2002 contre 21% dans les années 70
- Vitesse moyenne : 18 km/h, « moins qu’un brise glace dans la Baltique » ironise Bruxelles.

Plusieurs études du SES (Service économique et statistique du ministère des transports) [1] ont mis en évidence la corrélation existant entre une libéralisation forte et le ralentissement du déclin du chemin de fer. Pour tous les pays où la libéralisation est avancée (notamment Royaume-Uni, Suède, Pays-Bas, Allemagne), la part du rail comme moyen de transport ne chute pas de plus de 20%.

Là où la grande majorité des pays ont ouverts à la concurrence le ferroviaire la totalité de leurs services (Fret comme voyageurs) de la Suède en 1988 à la Grande Bretagne en 1999, la France à seulement ouvert le Fret en 2006, cette non ouverture à la concurrence ayant engendré une chute des déficits du Fret de 55 millions d’euros en 2002 à 450 millions d’euros en 2012, le Fret étant maintenu à flot grâce aux 800 millions d’euros d’aide publique. Tout ceci à cause d’un contexte social français dissuasif. Peu de demandes de licence par des concurrents ont été déposées à ce jour. Quelques rares concurrents tels Europort 2, Rail 4 Chem et la SNCB ont déposé une demande. Cela s’explique en premier lieu par le contexte social français et par la force de nuisance que représentent les cheminots de la SNCF. Les cheminots ont su utiliser la menace de la grève pour retarder une évolution pourtant indispensable. Hostiles à l’ouverture du fret, ils ont fait grève du lundi 17 mars au mercredi 19 mars 2003. Le lundi 13 juin 2005, le premier train de fret privé (Connex) a roulé mais son lancement fut de courte durée puisque 200 cheminots l’ont bloqué en occupant la voie pour protester contre cette libéralisation. On comprend que dans ce contexte, les concurrents n’aient pas très envie de venir sur notre territoire. Dans la pratique, la procédure est difficile pour ceux qui s’intéressent au réseau ferré national. Il faut tout d’abord obtenir une licence d’opérateur ferroviaire reconnue par tous les Etats membres. Celle-ci est automatiquement accordée aux opérateurs historiques. Il faut ensuite obtenir un certificat de sécurité délivré après un rapport technique de la SNCF et transmis pour avis à Réseau Ferré de France.

La SNCF, comme certains autres opérateurs historiques européens préfèrent miser sur le partenariat. Ainsi la SNCF règle avec la compagnie allemande le passage des wagons entre Metz et Manheim, les chemins de fer italiens s’accordent avec la SNCF pour la traversée des Alpes entre Chambéry et Turin… Ce choix s’explique en partie par le manque d’interopérabilité du réseau. En effet, réseaux et matériels de traction répondent à des caractéristiques techniques et à des normes de sécurité différentes selon les pays, chaque compagnie ayant fixé les siennes. Ainsi il faut sept locomotives entre Milan et Anvers ! Une interconnexion transparente entraînerait des coûts énormes et difficilement amortissables. L’introduction d’une vraie concurrence devrait permettre, comme dans les autres pays européens, de pousser les opérateurs privés à améliorer la qualité de leurs services pour s’imposer sur le marché ce qui inciterait également la SNCF à améliorer la qualité de ses services.

Mais pour cela il faudrait :

- que les syndicats de cheminots soient pragmatiques et non en opposition systématique
- une procédure de délivrance des licences simplifiée et neutre
- une harmonisation des normes et matériels européens

Pendant ce temps là où la SNCF et ses cheminots font blocage et augmentent les déficits, la Deutsche Bahn avec ses trains Connex, qui est, avec 1300 km en exploitation, le premier opérateur privé européen de transport ferroviaire, passe de 204 millions d’euros de déficits en 2001 à 4,4 % de chiffre d’affaires en hausse en 2005 et qui malgré la crise, ne connait en 2013 un déficit que de 470 millions d’euros sur la totalité des ses services (Fret et voyageurs) alors que la SNCF de son coté doit additionner 44 milliards de déficit du FRET aux 1,4 milliards de la branches voyageurs en 2013 (soit un déficit 9,5 fois plus important).

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Revenons au texte en débat :

Avec l’ouverture à la concurrence du trafic voyageur qui aura lieu au 1er janvier 2019, que les cheminots le veuillent ou non. La directive Européenne du 30 Janvier 2013 qui a été adopté par l’Assemblée Nationale le 4 Mai 2013 prévoit que l’attribution d’agréments d’exploitation commerciale du rail se fasse au niveau Européen et non plus National ! L’ouverture à la concurrence est donc désormais inéluctable ! Avec ce texte qui rattache le réseau RFF à la société SNCF, là où la séparation avait été faite en 1997 pour préparer l’ouverture à la concurrence, on va résolument dans le mauvais sens ! Cette partie du texte qui créé une entité unique pour l’entretien du réseau est bonne, mais doit demeurer une société indépendante, tout en restant un service public. La SNCF de son coté devant être une société commerciale en charge de l’exploitation de ses trains, du Fret et la vente de billets aux voyageurs, comme cela se pratique dans toute ouverture à la concurrence, car ces dernières se sont toujours fait selon un schéma précis :

- Un maintien du réseau sous le giron de l’état comme service public : EDF devenant GRDF / GDF devenant GRDF / France Télécom n’existant plus qu’au titre du réseau
- La création de société commerciales privé/public pour commercialiser les offres : EDF étant inchangé / GDF devenant GDF SUEZ / France Télécom devenant Orange en tant qu’opérateur téléphonique historique en France, en Pologne, en Jordanie, au Sénégal, Botswana, Cameroun, Cote d’Ivoire, Kenya, Madagascar, Mali, Niger, RDC Congo…

Donc re-fusionner réseau et société de commercialisation est contraire à la démarche d’ouverture à la concurrence qui obligera de revenir sur cette fusion au plus tard en 2018, ce qui augure encore de nouvelles grèves et de nouveau blocages, sans oublier la rengaine que je vois déjà revenir pour se dédouaner : « C’est la faute à Bruxelles » !

De nouveaux blocages et de nouvelles grèves à répétitions sont hélas à prévoir !

[1] Notes de synthèse du SES n°151

Déni de démocratie en vue !?

Sur le terrain pour ses élections Européennes :

  • Je n’ai eu de cesse de rappeler cette nouveauté qui consistait à avoir pour la première fois un Président de la Commission Européenne issu de la couleur politique du Parlement ;
  • Je n’ai eu de cesse de condamner le service publique télévisuel français qui refusait la diffusion du débat entre les 5 candidats à la tête de la direction de la commission Européenne (Jean-Claude Juncker pour la Droite, Guy Verhofstadt pour le centre, Martin Schultz pour la Gauche, Ska Keller pour les écologistes et Alexis Tsipras pour l’extrême gauche) ;

Résultat, la Droite gagne avec une majorité (de 308 élus toutes tendances réunies) certes relative vu qu’il ne peut y avoir majorité qu’avec un accord de gouvernance et devra chercher les voix manquante auprès des centristes (59 élus) et les écologistes (52 élus). On nous annonce maintenant que Jean-Claude Juncker, ancien premier ministre luxembourgeois, se heurte au refus du premier ministre britannique, David Cameron, mais aussi du premier ministre des Pays-Bas, Mark Rutte, ou de la Suède, Fredrik Reinfeldtqui, alors qu’il est arrivé en tête des élections européennes, car jugé trop fédéraliste, trop usé par vingt années en Europe, ce qui mène à la sortie du chapeau de Michel Barnier. Et là on voit immédiatement dans leur « franchouillardise » lancer un cocorico français ! On nous prend pour des cons !

Je n’ai pas défendu Jean-Claude Juncker, mais j’affirme ceci : Si il n’est pas mis à la tête de la commission Européenne, la prochaine fois c’est 65 à 70 % d’abstention aux élections européennes ! Il ne faudra pas jouer les surpris !

Encore une fois, l’Angleterre qui comme à son habitude nous joue l’Europe à la carte qui lui convient mène une attaque en règle comme à l’accoutumée contre toute avancée fédérale de l’UE ! Je leur dit ceci : Faites un choix, Oui ou Non vous restez dans l’UE mais choisissez ! En attendant n’empêchez pas les autres d’avancer ensemble pour une Europe plus fédérale, seul moyen de lutter contre les dumping et la concurrence libre et non faussée qui vous est si chère et qui est justement la cause de cette Europe qui se fait concurrence en interne là où lm’on devrait avancer pour plus de convergence pour être plus à l’aise dans la concurrence économique mondiale !

Autant j’ai toujours été réticent à une Europe à deux vitesse, autant aujourd’hui je pense que maintenant il est nécessaire et même vital de créer une gouvernance forte entre les 18 pays membres de la zone Euro (bientôt 19) : Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Lettonie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Portugal, Slovaquie, Slovénie… et au 1er Janvier la Lituanie… permette d’avancer ensemble à une convergence économique, fiscale, du droit social, du droit salarial, de rapprochement et de fusion des grandes entreprises de ces pays pour créer les leader de demain dans de nombreux domaines (Énergie, Transport en commun, Santé, Télécommunication, Armement, Automobile, Spatial, Chimie, Métallurgie…) quitte à laisser sur le carreau les 10 autres pays, l’Angleterre ne se gênant pas depuis des décennies de créer ses leaders mondiaux avec les Américains, soyons intelligent pour aligner en face une réponse Européenne en ayant comme idéal un  fédéralisme qui assuré une protection au mieux disant, un alignement par le haut obligatoire, tout en tenant compte de la nécessite d’un calendrier avec des dates butoirs qui forceront à avancer.

En tout cas, si Jean-Claude Juncker n’est pas élu à la Présidence de la Commission Européenne, ce serait pour moi un déni de démocratie grave qui nuira forcément à l’image de l’Europe (qui n’est déjà pas bien brillante) et je ne manquerai pas d’entrer en résistance contre ces pratiques inacceptables !

En Ukraine, la situation s’aggrave et personne n’en parle !

Après des semaines d’actualité en continue sur les manifestations de Kiev et sur l’annexion forcée de la Crimée… Désormais on ne parle plus de l’Ukraine ! Hors la situation s’aggrave et on en parle plus.

Depuis le 6 Avril, la crise ukrainienne a connu un brusque regain de tension avec les assauts coordonnés de séparatistes, qui tiennent depuis dimanche le bâtiment des services de sécurité (SBU) à Lougansk, le bâtiment de l’administration à Kharkiv et de l’administration régionale à Donetsk, grandes villes de l’est russophone. Ils réclament l’organisation de référendums sur l’autonomie régionale ou le rattachement pur et simple à la Russie, qui a massé des dizaines de milliers de soldats à la frontière, faisant craindre une invasion. Au pourtour de l’administration régionale de Donetsk tombée entre les mains des pro-russes,,= on agite des drapeaux russe, on récolte des fonds pour la cause, celle de la « république nationale du Donbass », proclamée lundi matin, en attendant un hypothétique référendum sur le statut de la région. Qui en parle ?

Le 10 Avril, la tension monte entre Kiev et Moscou… L’Ukraine « est fortement préoccupée par l’usage de mines antipersonnel par les forces armées russes dans différentes parties du territoire ukrainien », a déclaré la délégation ukrainienne au cours de cette réunion sur l’application de la convention sur l’interdiction des mines antipersonnel. La délégation de Kiev a accusé les forces russes d’avoir créé des champs de mines « au points d’entrée entre la partie continentale de l’Ukraine et la péninsule de Crimée ». La Crimée a été rattachée à la Russie en mars après un référendum considéré comme illégal par Kiev et les pays occidentaux, et le pouvoir intérimaire de Kiev considère toujours la péninsule comme une partie intégrante du territoire de l’Ukraine. Selon la délégation ukrainienne, dont l’intervention n’était pas prévue au programme des travaux de jeudi, les mines ont été posées par les forces russes à la fois en Crimée et dans la région de Kherson, limitrophe de la péninsule. « Les champs de mines sont entourés de barbelés et jalonnés de panneaux d’avertissement portant l’inscription ‘mines' », précise un projet de communiqué de la délégation présenté à la réunion.

Pendant ce temps, le président russe, Vladimir Poutine, continue d’agiter la menace du gaz sur l’Ukraine et les pays européens si la situation en Ukraine ne se stabilise pas au plus vite. Dans une lettre écrite à 18 dirigeants de pays d’Europe occidentale, dont la France, l’Italie et l’Allemagne, il affirme que le groupe russe Gazprom « va être obligé de passer au prépaiement des livraisons de gaz, et en cas de non-respect des conditions de paiement de cesser totalement ou partiellement de livrer du gaz ». Depuis que Moscou a décidé d’annuler les rabais accordés à l’Ukraine sur les prix du gaz, Kiev refuse de payer sa facture, qui s’élève dorénavant à 2,2 milliards de dollars (1,6 milliard d’euros).

Le 11 avril, le risque de coupure de gaz par la Russie vers l’Ukraine qui permet de faire pression sur Kiev qui propose contrainte sous la menace de proposer une amnistie aux pro Russes qui ce révoltent dans l’Est du pays, avec comme seule demande le dépote des armes.

Ukraine Carte

Vladimir Poutine profite du retrait des chaine d’information et des journaux télévisés de l’Ukraine, ne laissant que la presse écrite relater les suites du conflit (le faisant tomber dans une sorte de confidentialité) pour étendre son influence ! Je l’ai dit et le répète, il ne s’arrêtera pas là ! Qu’est ce qu’on attend pour agir ? Comme je l’ai analysé en février lors du « Changement de Président en Ukraine« , « Il est plus que certain que Vladimir Poutine ne lâchera pas le morceau à l’Europe. » et que « Par contre, quand on sait qu’il existe pas moins de 10 régions pro-Russes en Ukraine sur 24, auquel s’ajoute la Crimée désormais annexée de force par Moscou, je le dit avec une grande lucidité, Vladimir Poutine ne s’arrêtera pas là, il profitera de toutes mobilisations des pro Russes pour annexer les région de l’Est de l’Ukraine à la fédération Russe ! J’en ai l’intime conviction. Rien ne l’arrêtera !!! »

Changement de Président en Ukraine

Après des semaines de lutte, le président est déchu, le pouvoir bascule, l’Ukraine prend son destin en mains ! Un destin peut être Européen d’ici quelques temps !

Le communistes français se rendent complice de Vladimir Poutine en dénonçant un drôle d’image de la démocratie : entre le parti néo fasciste Svodoba qui serait à la manœuvre (dénoncé d’extrême droite) et le recyclage d’une ex égérie corrompue jusqu’à la moelle pour incarner le renouveau, ce n’est guère brillant. Eux qui rappèlent que ce qui ce passe en Ukraine répondrait au même scénario que celui de 2004 qui se reproduirait et qui risque d’aller au même résultat. C’est à dire un président imposé par la force par une minorité manipulée et par le camp de l’OTAN qui sera finalement désavoué à l’élection suivante. Moi ce qui m’étonne c’est quand un prétendu démocrate se félicite d’un coup d’état pour destituer un président légitimement élu, quoiqu’il y ait à redire sur celui ci… Eux qui dénoncent une prétendue création de la nouvelle guerre froide…

Je réponds, que les grands démocrates qu’ils sont préfèrent un président autoritaire qui massacre les opposants politiques ! (plus en accord avec les pays soit disant républicain qui fonctionnent sous le régime communiste : la Russie, la Chine, Cuba… De grandes démocraties !). Que la prétendue ex égérie corrompue ne repose que sur des accusations sans fondements… en a t’on seulement une preuve ? Vladimir Poutine n’a t’il pas fait enfermé un candidat opposant à la mairie de Moscou pour – soit disant – détournement de fonds ? Discours facile des dictateurs qui font des procès sans preuves ! Que les fascistes se servent d’une manifestation pour casser c’est hélas récurent à l’exemple de ce qui s’est passé aujourd’hui à Nantes !!! Bizarrement quand ce sont leur fachos à eux, d’extrême gauche, il n’y a rien à redire… 

Je rappèle que ce n’est pas parce quelqu’un est légitimement élu qu’il n’y a rien à redire après ! Le démocrate que je suis combattra toujours ceux qui une fois au pouvoir utilisent la violence pour imposer l’autorité ! Personne n’a le droit de tuer un seul de ces concitoyens pour quelque motif ou désaccord politique ! Rien ne le légitimera jamais ! Et si demain une telle autocratie s’installait en France je la combattrais, les armes à la main s’il le faut ! La violence n’est jamais une solution ! Seul la démocratie est un recours acceptable ! Quand quelqu’un au pouvoir refuse de démissionner malgré la contestation, qu’il change la constitution à son seul profit, qu’il réprime dans la violence toute contestation… Oui il doit être délogé du pouvoir ! Et la violence devient la seule solution ! Hélas !!!

Je répond aux accusations de nouvelles guerre froide, qu’ils infantilises mon discours par manque d’arguments ! (Est ce que je parle de gentils et de méchants !) Je ne les vois pas une seule fois condamner les violences du Président Ianoukovytch sur le peuple Ukrainien ! Pire, comme il est légitimement élu, il n’y aurait rien à redire ! 

Interdire les communistes et les régionalistes comme cela se pratiquerait selon les communistes français (à supposer que ce soit vrai) répondrait à la logique de bannir la Russie ! Couper les ponts avec le voisin Poutine qui a placé Yanoukovirch !!! Pas con en somme pour éviter la division et l’ingérence ! Que le PCF assume franchement qu’ils sont pour l’annexion de l’Ukraine par la Russie ! Au moins ce sera honnête (au lieu de tourner autour du sujet avec des objections toujours favorables à Poutine). Que le FMI et l’UE s’impliquent est un minimum, vu que la révolte des pro européens à fait tomber un président pro russe ! Que pour l’heure une partie de l’équipe sortante gère le pouvoir en attendant les élections est logique également. Ils assurent la continuité des institutions ! Pour les fachos… Le PCF à bien trop tendance à dénoncer les fachistes de droite et sont bien trop complaisants avec les leurs de gauche ! Et toujours aucune critique du PCF alors que Poutine déploie des chars en Crimée ! 2000 soldats sans drapeaux et 15 blindés Russes qui envahissent la Crimée, et selon les communistes français ce ne serait là qu’une manœuvre pour protéger leurs intérêts particuliers de la Russie ! Désolé mais je ne suis pas naïf !

La Russie veut annexer la Crimée depuis longtemps ! Ce ne sont pas les démocrates qui sont à combattre ! Ce sont les dictateurs ! Le PCF assumera t-il encore ton soutient à Yanoukovirch quand il sera arrêté est jugé comme criminel pour avoir massacré son peuple ? C’est une question de démocratie contre une dictature placée par la Russie, qui rêve de garder le contrôle sur l’ex URSS ! Sur le plan géopolitique, il et plus qu’évident que la Russie refuse de voir l’un des derniers vestige de l’URSS basculer vers l’occident par pure idéologie communiste dominante ! Et franchement l’argument simpliste défendu par les communistes qui parlent de complot occidental passant par les médias de masse n’amuse que les théoriciens du complot, je ne marche pas ! Je n’ai pas besoin de la presse pour comprendre qu’une Ukraine qui intègre l’Europe c’est la Russie qui doit retirer sa base militaire de la Crimée et qui perd son seul point d’accès aux mers du Sud ! Il est plus que certain que Vladimir Poutine ne lâchera pas le morceau à l’Europe.

A ceux qui dénoncent le fait que l’extrême droite Ukrainienne participe aux émeutes, rendant de fait insoutenable cette manifestation citoyenne, (ces mêmes qui défendent une Palestine aux mains des Islamistes par ailleurs), je répondrai simplement que j’emmerde les extrêmes et refuse de faire de ses derniers l’alpha et l’omega de mon engagement politique ! Un seul con dans un groupe une une minorité faschiste, ne revient pas automatiquement à faire un groupe de cons ! 

Invasion crimée

Je ne suis pas idéologue sur la question Ukrainienne ! Je constate simplement que Poutine refuse l’Ukraine libre hors du giron Russe ! La meilleure des preuves étant le déploiement militaire en Crimée ! D’ailleurs je ne pense pas que l’Ukraine ai vocation à entrer dans l’UE de suite. Il faudra un gouvernement, une stabilité démocratique et économique, un référendum, des signatures des traités… Bref une décennie au minimum… Si c’est effectivement le choix de l’Ukraine d’intégrer l’UE ! Je constate au passage que contre tenu de l’augmentation permanente de l’extrême droite en Europe, l’Ukraine n’est pas plus fasciste que la France ou que la moyenne de l’UE ! Si après l’Ukraine veut intégrer l’UE ça doit être son choix et l’UE doit accompagner si la candidature est faite dans les règles établies, si et seulement si, le pays rempli les conditions d’adhésion ! L’UE n’annexe personne, il faut être candidat à l’adhésion ! Poutine annexe de force ! Par contre, quand on sait qu’il existe pas moins de 10 régions pro-Russes en Ukraine sur 24, auquel s’ajoute la Crimée désormais annexée de force par Moscou, je le dit avec une grande lucidité, Vladimir Poutine ne s’arrêtera pas là, il profitera de toutes mobilisations des pro Russes pour annexer les région de l’Est de l’Ukraine à la fédération Russe ! J’en ai l’intime conviction. Rien ne l’arrêtera !!!

Je suis conscient d’une chose, c’est qu’il n’existe pas de révoltes sans exactions ??? Avez-vous déjà vu des révoltes où on mets un bureau de vote au milieu de la rue, au lieu des barricades ? Un système démocratique n’émerge jamais du jour au lendemain ! Ne jouons pas aux naïfs pour ne condamner que les violences qui arrangent les discours des pro contre les anti, des gentils contre les méchants… n’occultons pas les informations qui nous dérange ! Je n’ai pas ce genre de naïveté !!! Il est logique que la Russie ne veuille pas d’un pays faciste voisin ! Mais soyons clair, la Russie n’a rien à souhaiter ! Rien à décider ! Et ne doit ingérer en rien !!! C’est ce qu’elle fait et que les communistes français ont choisi volontairement de ne pas voir car ils sontanti européen ! Mélangeant Europe et libéralisme économique, qui sont deux sujets différents ! Je n’ai qu’un principe sur cette affaire, celui de la liberté de choix que l’extrême gauche refuse aux ukrainiens !

Guaino / Lamassoure révélation de l’anti-fédéralisme Européen à l’UMP

L’investiture du député européen Alain Lamassoure, élu naguère dans la circonscription sud-ouest, qui servira cette année à recaser Michèle Alliot-Marie, a le mérite de clarifier les positions politiques réelles des uns et des autres. Il suffit en fait d’écouter Henri Guaino, qu’il en soit encore remercié, pour se faire son idée. Le député des Yvelines explique que Lamassoure représente des convictions fédéralistes – aux antipodes des siennes – qui rouvriront les plaies de Maastricht et du Traité constitutionnel européen. Une position anti-fédéraliste Européenne qui n’étonnera pas les  pro-Européens… Si l’UMP à ses débuts à joué la carte du fédéralisme, de la réforme de la France pour une réforme fiscale libérale alignant petit à petit la France sur le taux moyen d’imposition en Europe (dont la démarche la plus symbolique était la TVA sociale prévue à 21% soit exactement le taux moyen de TVA en Europe), depuis le virage à Droite toute, avec la pression interne du courant de la Droite Forte et l’arrivée  de Jean François Copé comme Président… Les attaques contre toutes formes de fédéralisme Européens sont désormais légion et assumées pour coller d’avantage à la droitisation de l’UMP pour ramener les électeurs FN dans l’escarcelle. Ce que les dirigeants actuels de l’UMP, grâce à leurs combines, permettent de le rouvrir n’est finalement réaffirmation que les militants de l’UMP restent attachés à la souveraineté nationale, et ce n’est pas un fait nouveau.

Pour être juste, le PS au pouvoir n’a guère fait mieux en 18 mois ! Citer seulement une seule mesure qui va dans le sens de plus de fédéralisme Européen ! Juste une seule… Je vous met au défi de la trouver ! A retenir dans l’actualité, il faut lire le petit ouvrage de Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, intitulé L’urgence européenne et publié par la Fondation Jean-Jaurès, pour comprendre le degré de scepticisme des socialistes… ou encore de Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif qui multiplie les charges contre l’Union européenne. Le 12 septembre, sur Europe 1, il dénonçait l’UE qui « vit sur des idées déclassées qui appartiennent au temps d’avant. Sur les technologies (…), l’UE, c’est la cavalerie américaine qui arrive quand tout le monde s’est fait scalper. » Et n’oublions pas le summum de la charge anti-Européenne des Socialistes qui le 26 Avril 2013 lançaient l’offensive anti-Merkel du Parti socialiste, le Bureau national du Parti socialiste ayant adopté, mardi 30 avril, un texte de « réorientation » des politiques européennes en faveur de la croissance suite à la polémique suscité par ses attaques qui ont fait scandale.

Les seuls qui sont fédéralistes, qui veulent une Europe plus forte et plus unie se trouvent au Centre. L’Alternative défend depuis toujours (Aussi bien au MoDem qu’à l’UDI) une Europe plus sociale, plus solidaire…

Face au dumping social ce n’est pas moins d’Europe qu’il nous faut, mais plus d’Europe !

En résumé, il faut obliger à trouver un pacte raisonné et raisonnable allant dans le sens d’un alignement progressif des taux de prélèvements de protection sociale, de fiscalité des pays, de fiscalité appliquée au entreprises, de taux de TVA , de coût de la vie, de niveau de salaires… Bref se donner un objectif d’alignement, dans les meilleurs délais, à + ou – 10% fiscalement l’ensemble des pays Européens, voilà le moyen de lutter contre le dumping social et donc la délocalisation des entreprises au sein de l’Union Européenne et la concurrence déloyale de certains pays qui déséquilibrent la concurrence libre et non faussée qui est pourtant une règle en Europe ! Quand on voit qu’en Irlande, au Danemark, ou encore en Suède le taux de prélèvement moyen est de 20% contre 53% en France, il y a forcément quelque chose à faire. On constate qu’il n’y a pas plus de misère dans les pays avec moins de prélèvements… de plus ces pays créent de l’emploi car ils sont attractifs ! Si on doit attendre une réforme Française qui n’a pas eu lieu en 30 ans, on a le temps de rater la reprise économique. L’Europe est une conviction forte chez moi qui repose sur une vision claire des choses :

Oui l’Europe doit donner un cadre légal et une direction claire allant dans le sens de l’alignement des 28 pays dans tous les domaines de la vie ; Oui l’Europe doit imposer les réformes par des directives quand les pays sont incapables de se prendre en mains ; Oui l’Europe doit être fédérale avec un Président élu et un gouvernement Européen formé de grands ministère qui appliqueront les grandes lignes programmatiques tout en respectant les particularités nationales et qui sera l’échelon de diplomatie qui doit être privilégié à l’avenir (auprès de l’ONU, dans les cas de théâtre opérationnels militaires extra-Européens…) ; Oui l’Europe de la défense doit être créée car l’utilité des armées nationales n’est plus quand l’Union Européenne est un espace de paix ; Oui les Douanes Européennes doivent être mutualisées pour lutter plus efficacement contre les trafics intra-Européens et assurer une meilleure protections aux frontières de l’espace Schengen ; oui l’Europe monétaire doit passer par la Banque Européenne qui doit remplacer à terme les Banques Nationales du type « Banque de France » pour une prise de décision utile est efficace comme le fait la FED Américaine, car l’Euro ne peut fonctionner pleinement sans réel gouvernement monétaire derrière (ce qui n’existe nul part ailleurs dans le monde)…

Je me réjouît du lancement de la campagne Européenne de l’Alternative qui apportera de véritables solutions, portées par de véritables députés Européens à plein temps, qui sont passionnés par l’Europe (à l’instar des parachutages des battus légions au PS et à l’UMP) et qui veulent réformer l’Europe dans le sens d’une Démocratie réelle.

Bannière Alternative lancement Européennes

https://www.facebook.com/events/1415801145329764/?ref=22

Tensions de plus en plus inquiétantes en Ukraine !

Quand je vois à quel niveau augmente les violences on ne peut que s’inquiéter des suites à venir dans les prochains jours. Cela fais déjà deux mois que les violences opposent le gouvernement « pro-Russe » à l’opposition « pro-Européenne ». Les uns veulent renforcer les alliances stratégiques avec la Russie, niant la séparation douloureuse du pays avec la mère patrie qui a eu lieu au moment de l’effondrement de l’ex-URSS ; tandis que les autres veulent suivre le chemin des autres pays de l’Est qui ont rejoint massivement l’Union Européenne durant les élargissements de 2004 et 2007.

Les violents affrontements entre manifestants pro-européens et forces de l’ordre ont fait cinq morts et 300 autres blessés à Kiev, (L’opposition a fait état de son côté de 1.700 blessés au total ces derniers jours, sans qu’il soit possible de vérifier ce chiffre. Lors d’une confrontation qui tourne à la guérilla urbaine et a provoqué mercredi de vives réactions de l’Union européenne et des Etats-Unis, le tout non loin du Parlement ukrainien. Cocktails Molotov d’un côté, contre grenades lacrymogènes de l’autre, c’est à cet endroit que les premiers échanges entre les deux camps se sont déroulés.

Deux mois pour réagir, alors que les élections Européennes approchent !

L’Union Européenne a tardé à réagir, c’est le moins que l’on puisse dire. Alors que de notre coté l’Europe ne fait plus rêver, que la campagne électorale tarde franchement à débuter, que les mouvements fascistes et extrémistes sont annoncés gagnants de l’élection dans la quasi-totalité des 28 pays et que l’on s’attend à une abstenions record… du coté Ukrainien on se bat dans les rues, il y a des centaines de blessés, même des morts, juste pour avoir le droit démocratique de choisir de voir son pays être simplement candidat à l’adhésion à l’Union Européenne. D’un coté on refuse d’aller voter… de l’autre des manifestants isolés ou tombés étaient battus sans ménagement à coup de pieds et de matraque, selon les journalistes sur place.

Extrémistes ou non ?

D’un coté, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso a averti Kiev de «possibles actions» et de «conséquences pour les relations» avec l’Ukraine, tandis que les États-Unis ont annoncé de premières sanctions en révoquant les visas de responsables ukrainiens impliqués dans les violences. De l’autre, Moscou a pour sa part dénoncé «l’ingérence étrangère» dans les affaires intérieures de l’Ukraine, tout en estimant de son côté que l’opposition «extrémiste» en violait «outrageusement la Constitution» et le président Ianoukovitch a appelé dans la matinée les Ukrainiens à ne pas suivre «les extrémistes». Certains diront que dès qu’il y a manifestations dans les rues, il y a forcément des extrémistes qui en profitent pour s’adonner joyeusement à leur passe temps préféré se résumant à la violence… d’autres diront que la démocratie on peut toujours l’invoquer pour lutter contre les violences, mais comment sans calmer quand la seule réponse du gouvernement en place se résume aux bombes lacrymogènes, aux coups de matraque et au vote de lois liberticides vont entrer aujourd’hui. Une raison de plus de voir les violences redoublées quand tout dialogue est rompu et que la liberté de manifester et tout simplement rendue illégale ! Ces nouvelles lois vont interdire pratiquement toutes les formes de manifestations dans toute l’Ukraine et durcir les peines de prison, allant jusqu’à 5 ans.

Le tout étant de justifier ces mesures qui, selon le président Ukrainien Viktor Ianoukovitch, sont le seul moyen d’endiguer les manifestations qui menacent de faire tomber tout le pays. Une position partagée par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui a estimé que la situation était en train « d’échapper à tout contrôle ». Réaction peut surprenante quand on sait que ces nouvelles lois ukrainiennes ont comme modèles des lois… russes.

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Un manifestant tient un bouclier anti-émeute de la police, devant une barricade située devant le Parlement européen, dans le centre de Kiev, mardi 21 janvier. AFP PHOTO / GENYA SAVILOV

L’opposition a d’ores et déjà prévenue que contre ces lois ils se mobiliseront d’avantage ! Ce scénario redouté pourrait faire dégénérer la crise politique en Ukraine en un déchaînement de violences. Ironiquement, il se dessine mercredi 22 janvier, le jour de l’unité nationale en Ukraine, censée célébrer l’unification de l’Est et de l’Ouest. Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch a rencontré trois dirigeants de l’opposition pour tenter d’obtenir une sortie de crise. La réunion a duré trois heures, et n’a visiblement pas abouti. Les trois opposants, dont l’ex-boxeur Vitali Klitschko, sont revenus sur la place, et ont menacé de passer « à l’offensive » si « Ianoukovitch ne fait pas de concessions ». « On résistera, et si nécessaire, on attaquera », a-t-il lancé devant la foule, avant d’ajouter que « la police se prépare à nous chasser ». Bref le pire est à craindre !

Le local au service de l’Europe

Strasbourg a marqué une nouvelle étape pour les Jeunes Démocrates Européens dans leur cycle de réflexion après la problématique de l’emploi des Jeunes à Paris en novembre et à Kosice, Slovaquie en décembre. Lors d’une journée de travail sur l’Europe au cœur d’une des capitales européennes, les Jeunes Démocrates et les Jeunes Forces Démocrates ont accueilli les délégations européennes des Jeunes Démocrates Européens (jeunes du Parti Démocrate Européen) le samedi 14 décembre. Les futures élections européennes ont été au cœur des préoccupations sous différents angles : l’apport du local et de la jeunesse.

L’Europe au local ?

Afin de mieux cerner l’importance du local, les deux intervenants matinaux sont des politiciens locaux alsaciens. Le local a une importance particulière pour les thématiques européennes mais comme le précise Frédéric Le Jehan, administrateur territorial : « On essaie de tendre vers l’Europe des régions, mais quand on parle d’Europe des régions, on saute la strate nationale. En France elle est ultra prépondérante. Difficile dans ce cadre de penser l’Europe des régions. ». Le rôle des régions peut être autre ; elles peuvent agir comme un rempart contre le nationalisme pour ce même administrateur territorial.
Cette Europe des régions est : « un slogan plus qu’une réalité » pour Frédéric Le Jehan. Ainsi, les politiques publiques européennes existent mais les citoyens ne se rendent pas compte de leur provenance : selon Pierre Marmillod, Maire et conseiller général (FED-UDI), « Les citoyens et les élus ont une image d’une Europe perçue comme éloignée et inatteignable et l’argument de la paix ne suffit plus pour convaincre les élus de se battre pour l’Union européenne ». Frédéric Le Jehan met en parrallèle les différents niveaux de politique publique : « La complexité au niveau local ou national existe, et ce n’est pas un frein à la participation ». Le niveau local peut ainsi servir d’exemple et ainsi aider à « personnifier l’Union européenne pour lever la participation ». Par exemple, dans un autre domaine, « Rien n’a plus fait pour l’Europe qu’Erasmus et les échanges au sein de l’Union européenne» pour le Maire et conseiller général FED-UDI.
Ce constat est aussi perçu par le public majoritairement composé de jeunes : « L’Europe ne dit pas ce qu’elle fait, et les régions n’utilisent pas les fonds pourtant à leur disposition »

Pour conclure, vue la proximité des prochaines élections européennes, l’échelon local a un rôle à jouer afin de permettre aux citoyens d’avoir un accès direct à une Union européenne qui devra plus se politiser. Comme l’indique Frédéric Le Jehan : « Si on veut pouvoir parler de manière simple de l’Europe, il faut qu’elle soit simple ! »
Ce débat a ensuite été suivi de plusieurs ateliers de réflexion sur la campagne pour les européennes ainsi que d’une rencontre avec les Strasbourgeois pour les sensibiliser à l’Europe avec des acteurs politiques locaux ayant eu des expériences européennes.

La Croatie intègre l’UE

Croatie-Ue

A l’heure où toute la question Européenne tourne autour de l’espionnage des Etats Unis… Il est sans doute utile de rappeler que l’Europe vient de passer à 28 pays. Ce 1er juillet 2013, après six années de négociations avec l’Union européenne (UE) et de réformes laborieuses, la Croatie devient le 28ème État membre à part entière de la famille européenne. Après la Slovénie, membre depuis 2004, il s’agit du deuxième pays sortant de la dissolution violente de l’ex-Yougoslavie à rejoindre l’UE. Contrairement à son voisin slovène où les hostilités n’ont duré que quelques jours, la Croatie a connu plusieurs années de guerre et de destruction. Raison pour laquelle elle a été confrontée à une longue période de transition. Depuis son indépendance en 1991, tous les gouvernements croates ont engagé, un processus de consolidation de leur État. Ensuite ils ont consacré leur force à l’adhésion de leur pays à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), concrétisée en 2009, enfin ils ont travaillé à leur entrée dans l’UE.

Un élargissement utile ?

Certains anti-Européens jouent déjà sur les peurs en ressortant la carte du gouffre financier de l’élargissement à un pays de l’Est qui connaît un chômage de 18% (bien inférieur à l’Espagne ou à la Grèce) dont 55% pour les jeunes… Mais la Croatie avec ces 4 millions d’habitants n’est guerre plus imposant que la région Rhône-Alpes en poids de population et représente l’un des nouveaux pays touristique en vogue au pourtour de la méditerranéenne… Cet élargissement de l’UE ouvrant les frontières avec une intégration prochaine de l’espace Schengen et une intégration prochaine à la zone Euro déjà demandée.

Des autres élargissement à venir

I) les pays entrants

Cinq pays sont actuellement considérés par les autorités européennes comme « candidats » à l’adhésion à l’UE : la Macédoine, le Monténégro, la Serbie, l’Islande et la Turquie, les négociations n’étant à ce stade ouvertes qu’avec les deux derniers. Trois autres sont considérés comme « candidats potentiels », l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo.

Vendredi, Bruxelles à donné vendredi son feu vert pour l’ouverture de négociations d’adhésion à la Serbie.

Il est a noter que pour l’Islande, après une belle avancée des négociations, la situation s’est stabilisée depuis le rejet par référendum de la prise en charge par le pays des dettes de ces banques entraînant la faillite de certaines d’entre elles (prévoyant en accord avec l’UE le remboursement de la dette contractée auprès des clients britanniques et hollandais durant la crise)… le pays ne semble plus très pressé depuis ! Il est a souligner que le pays est déjà membre de l’espace économique européen, l’Islande est déjà membre du marché unique et de l’espace Schengen. 

Un élargissement prévu entre 2015 et 2019 prévoit l’intégration de l’Albanie et  la Serbie en 2015. La Macédoine, le Monténégro étant prévus à l’horizon 2019.

II) Élargissements de la Zone Euro

La Lettonie, ouvrira le bal des futurs élargissements de la Zone Euro dès le 1er Janvier 2014. Un nouvel élargissement devrait être concrétisée en 2015 ou 2016 il concernerait  la Lituanie, la Croatie et la Pologne, passant ainsi à 21 pays.

La Bulgarie, la République Tchèque, la Hongrie, la Roumanie sont d’ores et déjà candidats. D’un autre coté, la Zone Euro fait des appels du pied très appuyés à la Suède (qui a refusé l’adoption de l’euro par référendum en septembre 2003 et le débat n’a jamais été rouvert depuis), le Danemark (qui avait voté non au traité de Maastricht avant d’obtenir quatre dérogations dont l’une sur la monnaie unique, a refusé l’euro par référendum en septembre 2000. Aucun nouveau référendum n’a été fixé à ce jour.) et le Royaume-Uni (qui possède une dérogation permanente qui lui permet de ne pas adhérer à la zone euro. Pour l’heure, le pays n’envisage pas de se lancer dans une démarche d’adhésion).

III) Élargissements de l’espace Schengen

La Croatie devrait rejoindre en même temps que Chypre, la Roumanie et la Bulgarie, courant 2015 ou 2016, l’espace Schengen passerait ainsi de 26 à 30 membres (L’espace Schengen regroupe 22 Etats membres de l’UE et 4 Etats associés : l’Islande, la Norvège, la Suisse et le Liechtenstein.).

Le Royaume-Uni et l’Irlande bénéficient d’un statut particulier : ils ne participent qu’à une partie des dispositions Schengen, après vote à l’unanimité des 22 Etats membres de l’UE participant à l’Espace Schengen. Le Royaume-Uni participe notamment à la coopération policière et judiciaire en matière pénale, la lutte contre les stupéfiants et le système informatique Schengen (SIS). L’Irlande, elle, participe essentiellement au SIS. Ces deux Etats conservent ainsi le droit de contrôler les personnes à leurs frontières. Aucun élargissement entier n’est prévu, bien que demandé avec insistance par les autres membres de l’espace Schengen.

Voilà pour le bilan de l’état actuel de l’Europe !

C’est la faute à toto…

Hollande-Merkel

A quelques jours des un an de l’arrivée de François Hollande à l’Elysée, le PS ne pouvait faire pire que les fuites de ce texte anti-Merkel sorti au moment de la « Convention Europe du Parti Socialiste – Avril 2013 », qui dénonce (je cite en page 4) : « Défaut de conviction européenne. Le projet communautaire est aujourd’hui meurtri par une alliance de circonstances entre les accents thatchériens de l’actuel Premier ministre britannique – qui ne conçoit l’Europe qu’à la carte et au rabais – et l’intransigeance égoïste delà Chancelière Merkel – qui ne songe à rien d’autre qu’à l’épargne des déposants outre-Rhin,à la balance commerciale enregistrée par Berlin et à son avenir électoral. Dans ce contexte, la France possède aujourd’hui le seul gouvernement sincèrement européen parmi les grands pays de l’Union. Cette situation lui donne une responsabilité historique ». Après une première année où le mot d’ordre était c’est la faute à Sarko… Voici donc la Saison 2 avec le c’est la faute à Merko.

Soyons clairs, on a un PS qui est partie intégrante du PSE au niveau Européen (Parti clairement Social Libéral) et qui en France joue la carte de la politique anti-Libéral, le Président Hollande dénonçant lui même l’ennemi sans visage qu’est la finance ! Il serait peut être temps d’avoir une ligne claire et cohérente !

Au delà de cela, le PS qui, rappelons-le au passage, a gagné toutes les élections depuis 2008, obtenant la majorité absolue et les sièges d’élus qui vont avec, que ce soit aux Municipales en 2008, aux Européennes de 2009, aux Régionales de 2010, aux Cantonales et Sénatoriales de 2011, aux Présidentielles et Législatives de 2012, bref la totalité des leviers du pouvoir, n’a eu de cesse de reporter la faute sur Sarkozy jusqu’à ce week-end, choisissant en Angela Merkel son nouveau bouc-émissaire pour l’année à venir.

Un PS qui est tellement en accord avec le droit à l’information de nos concitoyens et à l’expression libre d’une démocratie respectueuse du droit de certains de s’offusquer de certains dérapages (fussent-ils internes), annonce clairement au travers de la voix de Jean-Christophe Cambadélis, la volonté de mener une sorte de chasse aux sorcières pour retrouver la taupe qui a procuré le texte en question au Monde, le député socialiste allant jusqu’à demander la suspension du PS du fautif.

Il serait peut être temps que le PS se rende compte qu’il n’est plus dans l’opposition, mais dans la majorité ; il serait temps qu’au lieu de perdre son temps à trouver des boucs-émissaires à tout ce qui ne va pas en France qu’il mène l’analyse à tout les échelons (et il le peut vu qu’il a tout les mandats à tout les échelons) pour apporter des solutions ; il serait temps que le PS agisse comme un parti en responsabilité (ce qu’il est justement) et apporte une analyse critique de son manque d’action et de résultats désormais plus que flagrant.

Ce texte est un discours inquiétant. Pourquoi sont-ce des discours si graves ? Parce que ce sont des discours de démobilisation. Au lieu d’accuser autrui, le PS devrait prendre conscience qu’il est grand temps de mener au nom de ce peuple français une politique courageuse. Les Allemands ne sont pas plus égoïstes que les Français, que les Italiens ou que les Espagnols. Les peuples défendent légitimement leurs intérêts nationaux et Angela Merkel à titre personnel n’est pas responsable de la situation de la France. Comme le dénonce François Bayrou : « Ce n’est pas de la faute de l’Allemagne si nous n’apprenons pas à lire à nos enfants », les problèmes sont en France et il ne faut pas faire porter la responsabilité sur l’Allemagne ». Il rappel au passage que c’est : « Parce qu’en France, un très grand nombre des efforts que les autres ont conduits n’ont pas été faits. La preuve, c’est que chez nous les déficits ne baissent pas. Lorsque François Hollande est arrivé, on avait un engagement de baisse des déficits à 3% pour 2013. Evidemment, nous serons à combien ? Quatre… » et que « Si nous sommes dans la bonne direction, il n’y a à mes yeux pas d’inconvénients à ce que nous prenions une année de plus. Mais la question c’est que, pour l’instant, nous n’avons pas réussi à créer l’Etat efficace dont nous avons besoin. Car, ce pour quoi je plaide, ce n’est pas pour que nous coupions, c’est pour que nous fassions des économies en servant mieux les gens, en ayant une éducation de meilleure qualité. » 

Bref, à l’heure du bilan des un an, on a juste l’impression que la direction n’est pas définie, que les analyses de la situation réelle ne sont pas faites, que les solutions proposées sont coincés dans un carcan idéologique qui passent à coté de la situation et que la mauvaise foi politique passe au dessus de l’intérêt général. Pauvre France !

De l’élargissement de la zone Euro

  •      Zone euro
  •      États de l’UE faisant partis du MCE II, obligés de rejoindre la zone euro
  •      États de l’UE faisant partis du MCE II, qui ne sont pas obligés de rejoindre la zone euro, débat cependant en cours dans ces pays (Danemark)
  •      États de l’UE qui ne sont pas obligés de rejoindre la zone euro
  •      États de l’UE qui sont obligés de rejoindre la zone euro
  •      États utilisant l’euro sans faire partie de l’UE

Compte tenu de l’actualité européenne qui tourne autour d’un débat houleux sur la question du futur budget européen, où les égoïsmes nationaux priment sur l’Europe fédérale des nations, je me rend compte que l’on parle plus souvent des clashs que des avancées européennes… Pas nouveau me direz-vous ! C’est bien là le problème. Quand les lois sont populaires les états en revendiquent la paternité et quand çà va mal « c’est la faute à Bruxelles ».

Si je prend la plume pour vous parler de la zone euro, c’est que j’ai découvert une particularité incroyable où – à l’heure des chaînes info 24h/24 et 7j/7 –  on a jamais entendu parler des élargissements successifs de la zone Euro, alors que l’on a parlé que de cela quand la France est passée à l’Euro au 1er janvier 2001. Qui en a entendu parler ?

Petite histoire

Créée en 1999, cette zone comprenait à l’origine 10 pays et fut élargie à 11 avant la mise en circulation de l’euro en 2001. Mais depuis, cette zone euro – au delà des accords de mécanisme de taux de change européen (MCE II) qui inclus des pays hors euro dans les taux de change monétaire (qui sont appelés tôt ou tard à passer à l’euro) – a connu divers élargissement pour comprendre 17 pays dont la monnaie est l’Euro et 26 où le change en Euro à cours sur les marchés et même 4 micro état et 2 pays Hors Union Européenne utilisent l’Euro comme monnaie de facto. Un seul pays est en dehors de tous les accords monétaire : le Royaume-Uni !

Des élargissements à venir

Vous l’aurez compris, cette zone Euro, bien que sujette à la crise des dettes souveraines qui font l’actualité, attire toujours de nouveau candidats à l’Euro. de nouveaux pays vont entrer donc dans le cercle des pays utilisant la monnaie unique, créant de fait de nouvelles destinations touristiques où le change monétaire ne sera plus nécessaire.

1999 / 2002
Pays
  Début de parité avec l’euro Entrée en circulation de l’euro
Drapeau d'Allemagne Allemagne 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau d'Autriche Autriche 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau belge Belgique 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau d'Espagne Espagne 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau de Finlande Finlande 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau de France France 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau de Grèce Grèce 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau d'Irlande Irlande 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau d'Italie Italie 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau du Luxembourg Luxembourg 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau du Portugal Portugal 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Micro-état
Drapeau d'Andorre Andorre 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau de Monaco Monaco 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau de Saint-Marin San Marin 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Flag of the Vatican City.svg Vatican 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Pays Hors Euro
Drapeau du Danemark Danemark 1er janvier 1999 En débat actuellement
2002
Pays Utilisateur de l’Euro Hors UE
Drapeau du Monténégro Monténégro Non membre 1er janvier 2002
2007
Pays
Drapeau de Slovénie Slovénie 1er janvier 2007 1er janvier 2007
2008
Pays
Drapeau de Chypre Chypre 1er janvier 2008 1er janvier 2008
Drapeau de Malte Malte 1er janvier 2008 1er janvier 2008
Pays utilisant l’Euro comme monnaie de compte
Drapeau du Kosovo Kosovo Non membre 1er janvier 2008
2009
Pays
Drapeau de Slovaquie Slovaquie 1er janvier 2009 1er janvier 2009
2011
Pays
Drapeau d'Estonie Estonie 1er janvier 2011 1er janvier 2011
2013
Pays
Drapeau de Croatie Croatie 1er juillet 2013 Non défini pour l’heure
2014
Pays
Drapeau de Lettonie Lettonie 29 Avril 2005 1er janvier 2014
2015
Pays
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie Non défini pour l’heure 1er janvier 2015
Drapeau de Hongrie Hongrie Non défini pour l’heure 1er janvier 2015
Drapeau de Lituanie Lituanie 28 Juin 2004 1er janvier 2015
Drapeau de Pologne Pologne Non défini pour l’heure 1er janvier 2015
Drapeau de Roumanie Roumanie Fin 2013 – Mi 2014 1er janvier 2015
Pays potentiels
Drapeau de Suède Suède Non défini pour l’heure 1er janvier 2015
2016
Pays
Drapeau de République tchèque République Tchèque Courant 2015 1er janvier 2016
Date indéfinie  / correspondant aux critères d’accession à l’Euro
Pays Candidats à L’Union Européenne
  Demande Adhésion à l’UE Acceptation adhésion à l’UE
Drapeau d'Albanie Albanie 28 Avril 2009 10 Octobre 2012
Drapeau de Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine Juin 2000 Décision non rendue
Drapeau d'Islande Islande 16 Juillet 2009 17 Juin 2010
Drapeau du Kosovo Kosovo(Utilise déjà l’Euro) 28 Avril 2008 Intégration espérée en 2015
Drapeau de Macédoine Macédoine 22 Mars 2004 9 Novembre 2005
Drapeau du Monténégro Monténégro(Utilise déjà l’Euro) 17 Décembre 2010 9 Novembre 2010
Drapeau de Serbie Serbie 29 Décembre 2009 1er Mars 2012
Drapeau de Turquie Turquie 3 Octobre 2005 Décision non rendue
Pays de l’UE respectant les critères mais non candidats à l’Euro
Drapeau : Royaume-Uni Grande Bretagne
Pays respectant les critères mais non candidats à l’adhésion de l’UE
Drapeau du Liechtenstein Liechtenstein / Drapeau de Norvège Norvège / Drapeau de Suisse Suisse
Pays dont les monnaies sont alignées sur l’Euro
Pays d’Outre-Mer sous autorité d’un pays membre de l’UE : Drapeau du Cap-Vert Cap-Vert / Drapeau des Comores Comores / Drapeau : Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Calédonie / Drapeau local : Polynésie française Polynésie française / Drapeau local : Wallis-et-Futuna Wallis-et-FutunaPays Africains : Drapeau du Bénin Bénin / Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso / Drapeau du Cameroun Cameroun / Drapeau de Côte d'Ivoire Côte d’Ivoire / Drapeau du Gabon Gabon /Drapeau de Guinée-Bissau  Guinée-Bissau / Drapeau de Guinée équatoriale Guinée équatoriale / Drapeau du Mali Mali / Drapeau du Maroc Maroc / Drapeau du Niger Niger / Drapeau de République centrafricaine République centrafricaine / Drapeau du Congo République du Congo / Drapeau du Sénégal Sénégal / Drapeau du Tchad Tchad / Drapeau du Togo Togo

Vous l’aurez compris, l’histoire Européenne se construit au fil du temps et il faut – pour les citoyens européens qui s’y intéressent – s’accrocher sérieusement pour obtenir les informations. A quand un canal TV pour une chaîne parlementaire Européenne pour suivre en direct les débats du parlement Européenne ? (comme la France l’a déjà fait pour l’Assemblée Nationale et le Sénat) A quand une information plus régulière de ce qui se décide au sein de l’Union Européenne dans nos médias ? (Les décrets encourageants la création d’émissions TV ou journaux spécifiques décidés par l’UE n’étant toujours as mis en place par les pays membres de l’UE).