Un doigt dans l’engrenage volontairement nié !

Revenons un instant sur la « modulation » des allocations familiales !

Le gouvernement à beau nier que ce n’est pas une remise en cause du principe fondateur d’universalité de notre protection sociale, la réalité est que c’est bel et bien le cas ! On fait des économies budgétaires en remettant en cause le principe fondateur de notre système social ! Doit-on rappeler qu’en réalité la branche familiale est bénéficiaire ? On nous dit que cette branche de la sécurité sociale est déficit de 2,9 milliards d’euros en 2013, mais il existe un seul élément qui créé artificiellement ce déficit, c’est l’allocation de solidarité aux personnes âgées (qui remplace le minimum vieillesse) est dont le coût est estimé à 4,2 milliards en 2012 ! La véritable question est : « que vient foutre le minimum vieillesse dans la branche famille ? » La vraie réforme aurait été de remettre cette allocation dans sa branche logique… Celle des retraites ! (qui est estimé à 25 milliards d’euros en 2012)… En d’autres termes, la lâcheté politique sur la nécessaire réforme nécessaire des retraites à amené tout simplement à reporter une part du déficit sur la branche famille, créant de fait un déficit artificiel sur cette dernière !

Mais revenons en au cœur du sujet !

En créant une modulation, on remet de fait en cause l’universalité ! Que certains à gauche se défendent de ne pas remettre en cause cette dernière en évoquant que de nombreuses prestations familiales sont déjà modulées selon les revenus en prenant systématiquement comme exemple l’allocation de rentrée scolaire, ma fait bien rire ! Il y a une logique entre moduler des prestations financées par des impôts (où il y a une nécessaire prise en comptes des recettes et des dépenses) et des prestations financées par les cotisations sociales (qui sont de fait toutes assujetti à l’universalité).

C’est un doigt dans l’engrenage qui est des plus dangereux !

Qui à relancé l’emploi par la déduction de charges sociales, la gauche avec le plan Bérégovoy de 1982 ! Quel en est le résultat  ? Depuis cette époque on a étrangement plus su relancer l’emploi autrement qu’au travers de la multiplications des contrats de travails avec diverses baisses de charges sociales, qui n’ont pas toujours été compensées et donc ont aggravées le déficit de notre système social !

Trou-de-la-securité-sociale

Et comme par hasard, on ne trouve plus de courbe avant 1990, soit quand le système était bénéficiaire entre 1950 et 1980 ! On peut y ajouter que l’absence d’une véritable réforme du système social à aggravé la situation, surtout quand on sait que la dégradation des soldes publics s’accompagne de plus de performances macroéconomiques particulièrement médiocres en matière de taux de croissance du PIB (qui baisse en volume de façon constante pour passer en moyenne de 3,2% dans les années 1970 à 1,2% dans les années 2000 pour être inférieur à 0,5 % depuis 2008). Le seul effort ayant consisté en la création de la contribution sociale de solidarité des sociétés, qui depuis sa création en 1970, sert en partie à financer la caisse, pour combler ses déficits. En 2013, la caisse a ainsi obtenu environ 2,15 milliards d’euros des recettes de l’impôt, soit près de 13% du montant total de ses prestations.

Et si on faisait une chose simple !!! Chacun paie ce qu’il doit comme charge 10 mois sur 12 et on redistribue après si les caisses sont en bénéfices où on fait un appel complémentaire en cas de déficit. Bref comme chacun de nous le fait dans le cadre de son échéancier EDF ou GDF !

Mais là je m’éloigne du sujet !

Ce qui pose problème, vis à vis de ce doigt dans l’engrenage que certains à gauche admettent à demi mots, en rétorquant à ceux qui annoncent que demain tout sera modulé selon les revenus pour faire des économies : « On en est pas encore là ! » C’est en effet un aveu qu’il y a effectivement là le début de quelque chose.

Dans son idéologie de faire payer les riches à tout prix, le gouvernement ouvre la boîte de pandore en remettant en cause l’universalité des prestations sociales,

Qui demain peut garantir que pour réaliser de nouvelles économies :

On ne va pas faire comme à l’étranger en demandant la carte bleu aux riches se rendant à l’hôpital, après avoir créé la carte vitale avec tiers payant systématique pour les plus modestes, créant de fait une modulation selon les revenus … Et ne nous y trompons pas, ce ne sont pas eux qui paieront le plus (ils en ont déjà l’habitude à l’étranger), ce sont encore une fois les classes moyennes !

On va demander aux plus aisés de payer pour l’inscription à l’école publique en ne garantissant la gratuité totale qu’aux plus modestes !

PERSONNE NE PEUT LE GARANTIR ET C’EST BIEN POUR CETTE RAISON QUE LA MODULATION DES PRESTATIONS SOCIALES ET A TERME DE LA GRATUITE DE CERTAINS SERVICES PUBLICS EST DANGEREUSE CAR QUI DIT MODULATION, DIT FIN DE L’UNIVERSALISME !

Baisses et hausses de la TVA ! A quoi joue le gouvernement ?

TVA BâtimentLes jours se suivent et se ressemblent… On ne sait plus où donner de la tête, ni quoi penser ! Alors qu’en 2011, la TVA réduite était à 5.5%, elle passe à 7% depuis la loi de finances rectificative n° 2011-1978 du 28 décembre 2011 qui apporte des modifications sur le taux de TVA concernant les travaux de rénovation applicable depuis le 1er Janvier 2012 – cette dernière devant passer de nouveau à 10 % au 1er Janvier 2014 (hausse de TVA que l’opposition socialiste avait dénoncé à l’époque) – mais on aura pas le temps de s’y faire vu que le gouvernement prévoit déjà de la baisser à nouveau à 5% à partir du 1er Janvier 2014 sur un champs de travaux restreint concernant la rénovation des logements sociaux ainsi que les travaux d’isolation permettant des économies d’énergie.

Résultat, alors que les PME du bâtiment se plaignent déjà fortement depuis des années de la lourdeur administrative (et ce n’est pas peu dire), le gouvernement va les aider en leur appliquant non plus 2, mais 3 taux de TVA! 5 – 10 – 19,6 % – un dernier taux qui passera quant à lui à 20% au 1er Janvier 2014.

Alors certes, le secteur du bâtiment est à l’arrêt et on estime que 45.000 emplois pourraient y disparaître d’ici la fin de l’année 2013, si rien n’est fait. Le gouvernement veut donc donner un coup de pouce à certaines activités créatrices d’emplois. Rappelons que l’on estimait que la hausse de TVA de 5.5% à 7% allait détruire en 10 000 emploi en 2012 (1.) et que la nouvelle hausse de 7 à 10% allait engendrer 16 000  et  18 000 emplois supplémentaires détruits pour l’année 2013 (2.) dans le secteur du bâtiment.

Alors que cherche à faire l’actuel gouvernement sur la question des taux de TVA? L’Assemblée nationale ayant abrogé la « TVA Sociale » le 16 Juillet 2012 (3.) qui annulait une hausse de la TVA de 19,6 à 21,2% est supprimait la hausse de 5,5 à 7% sur les produits culturels (comprenant les livres). En Novembre,  moins de 4 mois après la suppression de hausse de la TVA sociale, le nouveau gouvernement annonce la hausse à 20%. Ce mois-ci, il évoque 20,5%, contre une baisse éventuelle du taux intermédiaire de 10 à 9%, le bâtiment bénéficiant au passage de la réintégration d’une partie des travaux au chapitre de la TVA réduite à 5% sur certains travaux… Bref on y comprend plus rien!

Au bilan, ces hausses successives et intempestives auront détruit entre 26 000 et 28 000 emplois pour les années 2012 et 2013 dans le bâtiment avant que le gouvernement ne réagisse. (A quoi on pourrait ajouter entre 35 000 et 40 000 emplois dans la restauration à cause de la même indécision) Alors à quoi cela peut-il bien servir de passer la TVA de 5,5 à 7% pour la rescinder en partie entre 5 et 10% moins de 24 mois après, tout cela en espérant créer de l’emploi? Mais tant qu’à abroger la TVA Sociale, le gouvernement n’aurait-il pas mieux fait de supprimer la hausse de la TVA à 7 % pour les travaux de rénovation? Où mieux, n’aurait-il pas mieux fait d’éviter de voter une hausse à 10%? Tout cela pour revenir à 5%!

Quand on sait que l’ANAH à aidé à la rénovation de 60 772 logement en 2012 (4.) pour le parc privé, à quoi s’ajoute aux alentours de 200 000 logement sociaux rénovés par l’état -quand on estime que cette baisse de TVA ramenée de nouveau à 5% devrait bénéficier pour la rénovation de 500 000 logements – On constate vite que remettre la TVA à 5% pour tous les travaux de rénovation ne videra pas les caisses de l’état et préservera l’emploi qui est déjà menacé tout en soutenant d’avantage la création d’emploi dans le bâtiment et que cette baisse ciblée vers les logements sociaux et les travaux thermiques aura même un spectre de retombée fiscale bien plus importants que ce qu’avait à TVA initiale à 5,5%. Avant c’était 260 772 logement concernés pas une baisse de TVA (que l’on a augmenté à 7, puis 10 % pour remplir les caisses) alors qu’un an après on créé une nouvelle exonération qui touchera 500 000 logements… Allez comprendre! De plus rappelons que dans un cas on aura cassé des emplois dans tous les corps d’état – à cause de la hausse de TVA – pour essayer d’en recréer partiellement, en particulier chez les professionnels de l’Isolation et Plaquistes, par une baisse de TVA.

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Une Europe uniquement financière ?

Drapeaux-europeensDepuis le mois de Juillet et à la demande exclusive de l’Allemagne, se pose aujourd’hui la question de la création d’un ministère des Finances Européennes, comme la demandé le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble,dans une interview du 5 Juillet 2012, justifiant cette demande par le fait évident que « Nous avons mis en place une politique monétaire avec la Banque centrale européenne. La politique monétaire doit correspondre à une politique commune des finances. C’est la raison pour laquelle nous avons besoin d’un parlement, d’un gouvernement et de quelque chose correspondant à un ministre des Finances ». « La situation actuelle dans laquelle toutes les décisions avec un effet budgétaire doivent être justifiées devant les parlements nationaux ne peut pas durer sur le long terme », estime également M. Schäuble plaidant pour un renforcement du rôle du parlement européen.

Le ministre du Budget Jérôme Cahuzac ne s’est pas déclaré opposé à l’idée qu’un responsable européen puisse avoir un droit de regard sur les budgets nationaux des Etats membres, tout en exigeant d’en « préciser le cadre » pour qu’il ne s’agisse pas d’un transfert de souveraineté. « S’il s’agit d’un transfert supplémentaire de souveraineté, le président de la République a clairement manifesté son choix en refusant de modifier la Constitution à l’occasion de l’adoption du traité car François Hollande n’a pas accepté un nouveau transfert de souveraineté », a expliqué M. Cahuzac. En revanche, « s’il s’agit de se faire confiance les uns les autres, de montrer à chacun de nos partenaires de la zone euro, notre bonne foi, notre volonté d’inscrire les politiques nationales dans un cadre européen préalablement négocié et consenti, alors pourquoi pas ? », a-t-il déclaré.

Ce débat est uniquement monétaire

A quoi donc jouent les responsables européens ? On sait bien que dans le contexte économique actuel il faut sauver l’Union Européenne de la faillite et de la spéculation, mais pourquoi quand il s’agit d’Europe, on entend encore et toujours parler que d’économie ? N’en sommes nous encore, à 27 pays, qu’à la « Communauté européenne du charbon et de l’acier » pour que l’avenir de l’Europe ne se traite qu’au travers d’un libre échange économique ?

Quand on voit les autres continents se redresser plus facilement quand l’Union Européenne reste le seul à être en prévision de crainte de récession dans son prévisionnel de croissance, et que dans le même temps le Ministre du redressement productif promeut le Made in France, symbole certes de préservation des emplois en France, mais aussi de régression dans l’évolution future de la construction Européenne, ne doit-on pas se poser la question d’une autre Europe ? Qui notamment au niveau économique éviterai le dumping social par la mise en place d’un Office Européen du travail chargé d’éviter les concurrences déloyales et l’application d’un code du travail unique ?

Au delà de cela, ne doit-on pas développer une Europe forte créant des leader mondiaux dans de nombreux domaines ? En aidant aux rapprochement des laboratoires et des grands hôpitaux sous la coupelle d’un ministère de la Santé. Pour ce qui concerne la fusion ratée du Franco/Allemand EADS et du Britannique BAE, car l’Allemagne y perdait en force de décision et part commerciales, ne doit-on pas en tirer la leçon de la nécessité d’un ministère de la défense ? Qui permettrait en 20 à 30 ans un renouvellement du matériel d’opération compatibles pour l’ensemble des pays de l’UE, et qui permettrait ainsi une meilleure coordination sur les théâtres extérieurs comme sur la sécurité intérieure de l’UE.

Bref nombre de sujets de société qui créeraient une véritable gouvernance Européenne, une meilleure coordination de l’UE sur la santé, l’éducation, la sécurité, l’emploi, l’environnement… sont encore aujourd’hui laissés à l’abandon, alors qu’il auraient le mérite de créer des entités qui renforceraient le sentiment d’identité Européenne auprès des citoyens Européens, mais aussi à travers le monde en créant une voix unique et de nombreux acteurs économiques qui seraient ainsi leaders mondiaux dans leur activité, ce qui est un gage d’excellence et d’emplois futurs.