Adieu radars fixes, bonjour radars mobiles

Une fois n’est pas coutume… je publie ma chronique de l’émission « Pleins Phares » dans son ensemble… car c’est aussi avant tout un coup de gueule !!!

Et oui les grands malins de gilets jaunes pensaient bien enfler l’état en cassant les radars fixes… la contre attaque sera bien pire. On ne leur dit pas merci… mais alors absolument pas !!

En ces temps incertains, faut-il réparer ou remplacer les radars fixes ? Détestés et vulnérables, ont-ils encore un avenir en dehors des villes ? La réponse est dans la question… Et aussi dans l’avènement du contrôle mobile.

Alors que les automobilistes connaissent leur emplacement par cœur, les radars fixes sont devenus les boucs émissaires et des cibles faciles. Jusque là presque 65% des radars fixes ont été détruits ou neutralisés. Leur réparation coûteraient 512.8 millions d’euros à l’État, donc au contribuable, avec les réparations, dont les coûts ont été uniformisés et simplifiés : 40.000 € par radar fixe en moyenne, 100.000 par radar tronçon.

La Sécurité routière avait annoncé en avril la mise en service de radars avec chauffeurs privés qui verbalisent discrètement sans flasher. Ces véhicules banalisés gérés par des sociétés agréées doivent être déployés sur l’ensemble du territoire d’ici à 2020 afin de décharger les gendarmes et multiplier les contrôles. On en prévoit vingt-six d’ici à l’été prochain. » Visiblement, le déploiement de ces appareils embarqués n’a pas encore passé la seconde.

Mais c’est justement cette option bien moins coûteuse qui pourrait voir son calendrier être accélérée… ce qui n’empêchera pas la réparation de près d’un tiers des radars dégradés. Le parc de radars automatiques sera constitué de 4.700 équipements à la fin de l’année 2019.

2019 sera la véritable année de lancement du radar multifonction, ainsi baptisé car promis à repérer et sanctionner automatiquement une longue liste d’infractions : excès de vitesse, stop ou feu tricolore grillé, ligne blanche franchie, non-respect d’une voie réservée, téléphone au volant, ceinture non bouclée, etc. A ce jour, une trentaine sont déjà installés, et la bête peut surveiller 126 voitures en même temps (en les “suivant” à la trace sur 100 mètres!) et sur cinq files différentes.

Il est prévu l’installation de 400 radars de ce type en 2019, pour commencer. Et 800 de plus d’ici à 2020, soit un total de 1.200 radars.

En complément ce sont  200 radars autonomes de plus.

Ces radars déplaçables sont devenus la bête noire des automobilistes tant ils verbalisent : 50 PV par jour chacun, sachant que cette moyenne est nettement sous-évaluée, du fait que ces engins ne fonctionnent pas en permanence. Le parc de ces autonomes (dits aussi de “chantier”) doit être porté à 500 d’ici à fin 2019… à condition que tous ceux détruits ces dernières semaines puissent être remplacés!

Bref certains petits malins pensaient entuber l’état en cassant les radars… pour quelques perturbateurs en fond de classe c’est toute la classe qui est punie… Merci bande de cons… en plus c’est réparé avec nos impôts !!! On ne vous remercie pas !

De la nécessite de convergence en Europe

Il est des sujets qui trainent sur la table depuis tellement d’années…

Qui sont une horreur absolue pour les nationalistes et extrémistes en tout genre de gauche comme de droite, de Mélenchon à Le Pen (Blanc bonnet et bonnet blanc) qui prônent de concert la Nation comme seul rempart contre la mondialisation, portant sur un piédestal le repli sur soi comme la panacée ultime et le seul rempart viable. Peut-être est-ce par peur du monde qui les entoure ? Par facilité électoral ? Par lâcheté intellectuelle ? Ou par œillères idéologiques qui rend tellement plus intelligible le « c’était mieux avant » plutôt que de regarder le monde tel qu’il est…

Qui sont le seul horizon dans la mesure où on ouvre tout et tout le temps à la concurrence déloyale, comme ce fut le cas par le passé pour faire plaisir aux Britanniques qui n’y voyaient là qu’une première condition à plus d’adhésion de leur ile à l’Union Européenne, tout ceci pour intégrer que de loin l’espace économique Européen, refuser l’intégration à Schengen et finalement le 23 Juin 2016 voter le Brexit en enclencher un processus de sortie de l’Europe.

Evénement majeur dans l’histoire Européenne qui pour la première fois, vois un pays quitter ce beau projet de paix entre les peuples… L’Europe perd là l’un de ces pays fondateur, l’Europe est sonnée mais pas KO.

Dans son discours « Initiative pour l’Europe – Discours d’Emmanuel Macron pour une Europe souveraine, unie, démocratique. », le Président de la République, Emmanuel Macron, prend acte de la gravité de la situation et de l’état de délitement dans lequel l’Union Européenne se trouve… les idiots utiles du replis sur soi se frottent les mains en promettant tous leur référendum sur la sortie de l’Europe comme on a pu le voir lors de l’élection présidentielle… mais d’autres plus éclairés, moins terrifiés par le monde… cette génération pleine d’espoir qui veut porter la « Révolution » dans les pratiques politiques, qui n’a pas peur de dire qu’au lieu du repli il faut embrasser la mondialisation, entrer de plein pied dans la concurrence mondiale au lieu de promettre la « démondialisation », car la France est forte, la France ne manque pas d’atouts, de compétences, de savoir-faire qui s’exportent partout dans le monde…

Oui il existe une génération qui n’a pas peur de demain, car la France doit prendre sa place dans le monde car l’inaction des dernières décennies n’a mené qu’à un déclassement progressif car c’est toujours le discours de la méfiance et de la peur qui a gouverné son paroxysme étant porté par les extrêmes… Le nationalisme et le repli sur soi son le contraire de ce qu’il convient de faire. La France c’est 0.8% de la population mondiale (contre 10% pour l’Europe), c’est une chute de la 6ème à la 9ème place en terme économique car la France continue de se recroqueviller et les nationalistes prétendent qu’en fermant les frontières on ferait mieux… alors que des pays qui se sont ouverts sr le monde comme l’Inde et le Brésil viennent de nous dépasser et que le Mexique ne tardera plus, tandis que l’Allemagne continue de creuser l’écart…

La France est aux cotés de l’Allemagne le seul moteur de l’Europe… et pour reprendre la maîtrise de notre destin, nous avons besoin d’Europe.

Depuis tant d’années nos dirigeants politiques nous font croire que l’Europe est le problème alors que c’est à cette échelle que se trouvent les solutions.

Ils ont passé leur temps à tout voter à Bruxelles en disant à Paris que tous les maux viennent de Bruxelles… est-il utile de préciser qu’aucune circulaire ne voit le jour sans être validée d’abord dans sa forme par le Conseil Européen puis voté par le Parlement Européen et qu’une circulaire ne voit le jour qu’à condition d’avoir été ratifiée par les ministres dans chaque domaines des 27 pays qui composent l’Union Européenne… donc par nos dirigeants… hélas oui !

L’Europe n’est pas opaque, elle n’est donc pas se monstre administratif qui agît contre les peuples, puisque ce sont nos dirigeants élus qui valident la politique européenne, donc l’action européenne.

Si en ces temps troubles où l’Europe n’a plus de perspectives car brisée par le divorce Britannique, nous ne sommes pas capables de penser l’avenir en commun, l’Europe est morte ! C’est l’ensemble des pays qui sombreraient dans économique et sociale qui s’en suivrait à échelle mondiale. L’Europe est forte dans le monde et la France ne pourra redevenir forte dans le monde qu’à condition de reprendre sa place motrice aux cotés de l’Allemagne pour dessiner le nouvel horizon commun à 27… mais si c’est contraint et forcé par les événements récents. Mais si on ne le fait pas maintenant… quand alors ?

L’Union Européenne à progressivement oublié la vision du bien commun pour des procédures… qui plus est pour des intérêts privés plutôt que collectifs… Il est enfin venu le temps des procédures qui redonneront de la vision… et cela passe par la convergence.

« L’enjeu vital est toujours là. Mais les digues derrières lesquelles l’Europe pouvait s’épanouir ont disparu. La voici aujourd’hui plus fragile, exposée aux bourrasques de la mondialisation telle qu’elle va, et même ce qui sans doute est pire, à des idées qui se présentent comme des solutions préférables.

Ces idées ont un nom : nationalisme, identitarisme, protectionnisme, souverainisme de repli. Ces idées qui, tant de fois, ont allumé les brasiers où l’Europe aurait pu périr, les revoici sous des habits neufs encore ces derniers jours. Elles se disent légitimes parce qu’elles exploitent avec cynisme la peur des peuples. Trop longtemps, nous avons ignoré leur puissance. Trop longtemps, nous avons cru avec certitude que le passé ne reviendrait pas, nous avons pensé que la leçon était retenue, nous avons pensé que nous pouvions nous installer dans la langueur, l’habitude, abandonner un peu de cette ambition, de cet espoir que l’Europe devait porter puisqu’elle devenait comme une évidence dont nous aurions perdu le fil.

Mais les passions tristes de l’Europe sont bien là, qui se rappellent à nous, et elles fascinent. Elles savent faire oublier la cohorte de malheurs qui, dans l’Histoire, les a toujours suivies. Elles rassurent, et j’ose le dire, elles peuvent demain l’emporter, non parce que les peuples sont crédules ! Non parce que l’idée européenne est morte ! Mais parce que nous avons, par inconscience, faiblesse ou aveuglement, créé les conditions de leur victoire. Parce que nous avons oublié de vouloir le fil de cette ambition ! Parce que nous avons oublié de défendre l’Europe ! Parce que nous avons oublié de proposer pour l’Europe ! Parce que nous avons laissé s’installer le doute. »[1]

 

Cette nécessité de convergence est le résultat de trois actions, l’un mondiale, l’autre Européenne et la troisième d’espoir.

  1. La nécessité de convergence bousculée par le terrorisme.

Nul besoin de le rappeler tant cela fait la une des journaux, en permanence, depuis le 11 Septembre 2001. Le terrorisme s’est exporté du Moyen-Orient jusqu’à notre porte.

L’Europe sur ce terrain est totalement affaiblie car parlant de plusieurs voix et ne montre pour l’heure aucune volonté de politique de coordination entre les pays au point où on se demande si le réveil se fera qu’au moment où au moins chaque pays d’Europe aura connu au moins un attentat !

Les extrêmes se sont engouffrés dans la brèche en dénonçant Schengen… et l’ensemble de l’Europe s’avère d’un silence coupable… limite meurtrier… tant que cette non-volonté de convergence des services de renseignements entre les pays et le maillon faible qu’utilise à bon escient les terroristes.

L’idée avancée que la vraie protection serait assurée par un retour aux frontières nationales est un mensonge d’autant plus que la majorité des terroristes ayant agi sur notre sol sont français et résident en France.

Ce qu’il faut :

  • Plus de Shengen au travers de la création de garde-côtes et garde-frontières européens… La libre circulation ne doit plus signifier absence de contrôle aux frontières, en particuliers extérieures à l’espace Schengen avec un contrôle systématique de tous les vols internationaux, mais aussi des trains extra-Schengen.
  • Un ministère des affaires migratoires européennes qui mènera une politique unique en Europe, avec délivrance d’une carte verte ouvrant aux même droits dans l’ensemble de Schengen, ce qui suppose une convergence des différentes politiques migratoires en Europe. Mais aussi une politique d’accueil mieux encadrée et généreuse pour les démarches officielles, tout en étant intransigeante contre l’immigration illégale.
  • Un ministère de l’Intérieur Européen qui mènera une politique unique en Europe, avec convergence des différents modes de collecte de renseignements pour lutter plus efficacement contre le terrorisme. Cela permettra la mise en place de logiciel Européen des forces de police et de gendarmerie pour mieux traquer les réseaux de délinquances (cambriolage, mendicité, drogue, prostitution, esclavagisme, passeurs d’immigrant illégaux…)
  • Un ministère de la justice Européen qui assurera des peines similaires en Europe pour un même niveau de crime.
  • Une armée Européenne qui assurera un déploiement commun sur les théâtres extérieurs et un investissement à grande échelle dans le renouvellement des matériels des armées.
  1. La nécessité de convergence économique suite au Brexit.

Aujourd’hui l’Union Européenne et particulièrement la zone Euro s’affaibli par manque d’ambition. Toutefois on constate à quel point nos voisins Européens des pays Nordiques ou de l’Allemagne s’en sortent très bien avec le même Euro que nous… l’Euro n’est donc pas un frein quand on est prêt à s’en servir comme il convient pour prendre à bras le corps notre place dans la mondialisation économique à laquelle nul ne peut échapper.

Plus que jamais nous avons besoin d’une ambition nouvelle, une ambition commune de relance au travers de projets européens.

La France est aujourd’hui le 17ème pays le plus endetté au monde… la relance économique est plus que jamais une nécessité (seuls l’Espagne, Le Portugal, La Grèce, l’Italie et la Belgique sont en plus mauvaise posture que nous).

Face aux enjeux du monde il faut créer les synergies industrielles pour sauver les entreprises existantes tout en investissant dans l’enseignement et la recherche pour créer les emplois de demain et les leaders européens qui les composeront.

Ce qu’il faut :

  • Plus de groupes Européens qui à l’image du mariage Siemens-Alstom vont pouvoir demain rivaliser face aux géant mondiaux… Que ce soit dans l’industrie, la métallurgie, l’énergie, l’automobile, l’aviation, l’agro-alimentaire, les télécommunications, le bâtiment, les chantiers navals, l’armement… il y a tant à faire.
  • Continuer à penser demain au travers d’autres grands projets européens qui à l’exemple de Galileo (le GPS européen), l’ESA (la NASA Européenne) car nous avons l’intelligence et le savoir-faire pour ne pas tout laisser aux mains de Google, Apple ou Facebook… la Silicon Valley européenne doit voir le jour pour penser maintenant le vivre ensemble technologique de demain.
  1. La nécessité de convergence pour un horizon commun.

La seule voie qui assure notre avenir, celle dont je veux vous parler aujourd’hui, c’est à nous, à vous de la tracer. C’est la refondation d’une Europe souveraine, unie et démocratique. Ayons ensemble l’audace de frayer ce chemin.

Je le dis aujourd’hui avec une conviction intacte : l’Europe que nous connaissons est trop faible, trop lente, trop inefficace, mais l’Europe seule peut nous donner une capacité d’action dans le monde, face aux grands défis contemporains. Et c’est cet horizon que nous devons dessiner maintenant pour porter l’espoir demain.

« L’Europe des Vingt-huit ne peut fonctionner comme l’Europe des Six et notre projet, l’avenir de nos peuples ne peut consister à rechercher le plus grand dénominateur commun. C’est en articulant constamment l’ambition motrice de quelques-uns et le respect du rythme de chacun que nous créerons le désir d’avancer et que l’Europe progressera au bénéfice de tous. »[2]

Cette convergence pour un horizon commun doit être à tous les niveaux et sur un calendrier pluriannuel défini à l’avance.

Ce qu’il faut :

  • C’est continuer l’alignement de l’impôt sur les sociétés : nous avons commencé, mais nous devons accélérer l’harmonisation des bases de cet impôt ; et entre la France et l’Allemagne les quatre prochaines années doivent permettre de la finaliser (Comme le souhaite EM). Dans l’Union européenne, nous ne pouvons plus avoir une telle divergence des taux d’impôt sur les sociétés. Cette divergence fiscale elle aussi nourrit une forme de désunion, désagrège nos propres modèles et fragilise toute l’Europe.
  • Définir une vraie convergence sociale et rapprocher progressivement nos modèles sociaux, c’est profondément compatible avec notre compétitivité mondiale. Car là aussi c’est un moyen de créer un mieux vivre ensemble. Cela doit passer par différentes zones géographiques qui s’aligneront ensuite les unes aux autres progressivement.
  • Créer des modèles d’enseignements et de diplômes Européens car l’échange Européen ne doit plus être seulement Erasmus… et pour demain travailler chez les leaders européens il est important de créer aujourd’hui les diplômes qui donneront la connaissance et les savoir-faire techniques et culturelle dispensée de manière homogène aux quatre coins de l’Europe
  • Redonner tout son sens à la démocratie Européenne car comment rendre légitime la création de ministères supranationaux sans avoir redonné la parole au peuple… Il faut aller vers la convergence électorale de l’ensemble des 27 pays européens pour qu’ils votent en même temps leurs exécutifs nationaux et européens par un mandat similaire pour tous les états… Cela permettra de coupler systématiquement la question Européennes aux élections nationale, tout en donnant un exécutif clair à échelle Européenne sans avoir à faire face, comme c’est le cas actuellement, à un changement permanent des interlocuteurs, résultant d’un manque de synchronisation des échéances électorales.
  • Avoir des élus Européens, comme le propose EM, c’est aussi pour construire cet espace démocratique inachevé avec des listes transnationales qui permettront aux Européens de voter pour un projet cohérent et commun. En utilisant les 73 postes de députés européens libérés par les Britanniques. C’est la meilleure réponse européenne au Brexit. Ce sera une liste transnationale où l’on vote pour les mêmes parlementaires européens partout en Europe.Et même pourquoi ne pas utiliser à cet effet le découpage déjà existant des Euro-régions…

Cette ambition, nous devons la porter maintenant. Maintenant, parce que c’est ce temps-là qui est venu, mais parce que c’est surtout notre responsabilité.

« Cette refondation ne se fera pas en un jour. Elle prendra des années. Il faut retrouver le sens du très long et tracer une vision. Mais quand les choses demandent du temps, il est encore plus urgent de les entreprendre. »[3]

[1] Initiative pour l’Europe – Discours d’Emmanuel Macron pour une Europe souveraine, unie, démocratique. –Paris le 26 Septembre 2017

[2] Initiative pour l’Europe – Discours d’Emmanuel Macron pour une Europe souveraine, unie, démocratique. –Paris le 26 Septembre 2017

[3] Emmanuel Macron – Révolution – XO Editions – page241

De la langue de bois à l’hypocrisie flagrante !

Il est des moments où dès le matin je sort de mes gonds… Ce fut le cas aujourd’hui en découvrant Eric Woerth, ex-ministre du budget sous Nicolas Sarkozy, qui a critiqué le plan de relance de 315 milliards « pour remettre l’Europe au travail » porté par l’Union Européennes et Jean-Claude Juncker !

Juncker

Ras le bol de ces politiques qui critiquent quand ils sont dans l’opposition, ce qu’ils appliquaient hier quand ils étaient aux responsabilités ! C’est insupportable que des responsables soient à ce point irresponsables, en propageant de telles inepties sur l’Europe, en affirmant la réussite française des bonnes politiques européennes qui sont positives pour la France et qui critiquent en dénonçant « la faute à Bruxelles » quand cela leur déplaît… alors qu’aucune politique européenne ne peut être portée par la commission sans la signatures de ministres des 28 pays… Ils disent oui quand ils sont à Bruxelles et non quand ils sont à Paris !!! Cette schizophrénie est insupportable et à donné 25% des sièges au front National lors des dernières élections européennes…

Pour revenir à Eric Woerth, qui sera l’exemple du jour, je me suis étranglé en avalant mon café matinal en l’entendant dénoncer le projet de 315 milliards d’euros d’investissements, présenté par le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Entendre l’ancien ministre du budget qui en 2009 défendait « le plan de relance du gouvernement qu’il jugeait suffisant  » de 26 milliards d’euros, concentrés sur l’investissement, qui coûtera à terme 50 à 60 milliards d’euros à l’état et un coût total de 428 milliards d’euros (si on prend toutes les mesures successives en compte), se permettre dénoncer le plan Juncker comme » non financé ». Il dénonce un effet de levier espéré… Mais quand on constate que le même plan français entre 2009 et 2010 aura coûté 50 à 60 milliards sur 428 (11,7 % à 19,04 % réellement financé par l’état),comment peut-on être crédible pour dénoncé le plan Juncker qui est financé à 21 milliards (6,66 %) auquel s’ajoute les 60 milliards mobilisables par la BEI (19,04 %), on arrive à un coup total financé de 25,7 % ! Soit plus du double sur la fourchette basse.

Et si on arrêtait cette politique à l’ancienne du mensonge et de l’hypocrisie !? Est-il utile de rappeler que tout ce que disent les politiques est enregistré, mémorisé sur le web, partagé sur les réseaux sociaux… Alors un peu de bon sens, d’éthique, de constance entre une parole donné à un endroit ou à un autre permettra d’arrêter cette sensation (véridique) que l’on se fout de notre gueule !

Un doigt dans l’engrenage volontairement nié !

Revenons un instant sur la « modulation » des allocations familiales !

Le gouvernement à beau nier que ce n’est pas une remise en cause du principe fondateur d’universalité de notre protection sociale, la réalité est que c’est bel et bien le cas ! On fait des économies budgétaires en remettant en cause le principe fondateur de notre système social ! Doit-on rappeler qu’en réalité la branche familiale est bénéficiaire ? On nous dit que cette branche de la sécurité sociale est déficit de 2,9 milliards d’euros en 2013, mais il existe un seul élément qui créé artificiellement ce déficit, c’est l’allocation de solidarité aux personnes âgées (qui remplace le minimum vieillesse) est dont le coût est estimé à 4,2 milliards en 2012 ! La véritable question est : « que vient foutre le minimum vieillesse dans la branche famille ? » La vraie réforme aurait été de remettre cette allocation dans sa branche logique… Celle des retraites ! (qui est estimé à 25 milliards d’euros en 2012)… En d’autres termes, la lâcheté politique sur la nécessaire réforme nécessaire des retraites à amené tout simplement à reporter une part du déficit sur la branche famille, créant de fait un déficit artificiel sur cette dernière !

Mais revenons en au cœur du sujet !

En créant une modulation, on remet de fait en cause l’universalité ! Que certains à gauche se défendent de ne pas remettre en cause cette dernière en évoquant que de nombreuses prestations familiales sont déjà modulées selon les revenus en prenant systématiquement comme exemple l’allocation de rentrée scolaire, ma fait bien rire ! Il y a une logique entre moduler des prestations financées par des impôts (où il y a une nécessaire prise en comptes des recettes et des dépenses) et des prestations financées par les cotisations sociales (qui sont de fait toutes assujetti à l’universalité).

C’est un doigt dans l’engrenage qui est des plus dangereux !

Qui à relancé l’emploi par la déduction de charges sociales, la gauche avec le plan Bérégovoy de 1982 ! Quel en est le résultat  ? Depuis cette époque on a étrangement plus su relancer l’emploi autrement qu’au travers de la multiplications des contrats de travails avec diverses baisses de charges sociales, qui n’ont pas toujours été compensées et donc ont aggravées le déficit de notre système social !

Trou-de-la-securité-sociale

Et comme par hasard, on ne trouve plus de courbe avant 1990, soit quand le système était bénéficiaire entre 1950 et 1980 ! On peut y ajouter que l’absence d’une véritable réforme du système social à aggravé la situation, surtout quand on sait que la dégradation des soldes publics s’accompagne de plus de performances macroéconomiques particulièrement médiocres en matière de taux de croissance du PIB (qui baisse en volume de façon constante pour passer en moyenne de 3,2% dans les années 1970 à 1,2% dans les années 2000 pour être inférieur à 0,5 % depuis 2008). Le seul effort ayant consisté en la création de la contribution sociale de solidarité des sociétés, qui depuis sa création en 1970, sert en partie à financer la caisse, pour combler ses déficits. En 2013, la caisse a ainsi obtenu environ 2,15 milliards d’euros des recettes de l’impôt, soit près de 13% du montant total de ses prestations.

Et si on faisait une chose simple !!! Chacun paie ce qu’il doit comme charge 10 mois sur 12 et on redistribue après si les caisses sont en bénéfices où on fait un appel complémentaire en cas de déficit. Bref comme chacun de nous le fait dans le cadre de son échéancier EDF ou GDF !

Mais là je m’éloigne du sujet !

Ce qui pose problème, vis à vis de ce doigt dans l’engrenage que certains à gauche admettent à demi mots, en rétorquant à ceux qui annoncent que demain tout sera modulé selon les revenus pour faire des économies : « On en est pas encore là ! » C’est en effet un aveu qu’il y a effectivement là le début de quelque chose.

Dans son idéologie de faire payer les riches à tout prix, le gouvernement ouvre la boîte de pandore en remettant en cause l’universalité des prestations sociales,

Qui demain peut garantir que pour réaliser de nouvelles économies :

On ne va pas faire comme à l’étranger en demandant la carte bleu aux riches se rendant à l’hôpital, après avoir créé la carte vitale avec tiers payant systématique pour les plus modestes, créant de fait une modulation selon les revenus … Et ne nous y trompons pas, ce ne sont pas eux qui paieront le plus (ils en ont déjà l’habitude à l’étranger), ce sont encore une fois les classes moyennes !

On va demander aux plus aisés de payer pour l’inscription à l’école publique en ne garantissant la gratuité totale qu’aux plus modestes !

PERSONNE NE PEUT LE GARANTIR ET C’EST BIEN POUR CETTE RAISON QUE LA MODULATION DES PRESTATIONS SOCIALES ET A TERME DE LA GRATUITE DE CERTAINS SERVICES PUBLICS EST DANGEREUSE CAR QUI DIT MODULATION, DIT FIN DE L’UNIVERSALISME !

« Il faut aller vite ! »

MdS PPE

Dans l’édito de sa dernière lettre d’information européenne, Marielle de Sarnez appelle l’Europe à « rapidement donner des signes tangibles de son efficacité et de réactivité ».

Avec la désignation de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne et l’installation début juillet du nouveau Parlement européen, l’Europe est désormais en ordre de marche. Avec une feuille de route claire et exigeante : redonner du sens à l’Europe, répondre concrètement, efficacement et rapidement aux préoccupations que les citoyens ont exprimées dans les urnes, parfois avec fracas et le plus souvent avec impatience. Première attente, la plus pressante, la plus urgente, retrouver le chemin de la croissance pour faire baisser le chômage. La mobilisation annoncée de 300 milliards d’euros pour stimuler l’investissement et la mise en œuvre d’une politique en faveur de l’industrie pour que l’Europe conforte ses positions dans les grands secteurs stratégiques est une première bonne nouvelle. Deuxièmement, le renforcement de l’Union économique et monétaire pour apporter plus de cohérence et de puissance à cette nouvelle politique de croissance est également une annonce positive. D’ailleurs, sur ces deux sujets majeurs, comme sur le Traité transatlantique où nous réclamions le respect des normes européennes les plus élevées en matière sociale, de santé et de sécurité, sur la politique énergétique, sur la politique commune en matière d’immigration, Jean-Claude Juncker a tracé un chemin et fixé des  perspectives que nous approuvons.

Il faut aller vite. L’Europe doit rapidement donner des signes tangibles de son efficacité et de sa réactivité. Seule manière de calmer les impatiences et surtout de détourner les citoyens européens des sirènes extrémistes. Au Parlement européen, ce sera une de nos missions que d’exercer notre vigilance et rappeler sans cesse à la Commission et au Conseil l’obligation urgente de faire.

Il faut aller vite aussi dans le domaine de la diplomatie. Autour de nous, en Ukraine, en Syrie, en Irak, en Libye, en Palestine, en Israël, le monde s’embrase dangereusement, faisant de plus en plus de victimes, laissant des rancoeurs profondes s’installer, repoussant les espoirs de paix très loin dans le futur. Ces conflits nous obligent car, sauf à renier nos valeurs, nous ne pouvons accepter de les regarder en spectateurs indifférents.

En 2012, l’Union européenne a reçu le prix Nobel de la paix. Une récompense, sans doute la plus éminente, pour honorer le « soft power » européen qui a permis dans le passé d’aider à la résolution de nombreuses crises. Il serait temps de s’en souvenir et de mettre cette diplomatie d’influence au service de la paix.

 

Pour aller plus loin : lire la lettre d’information n°44 de Marielle de Sarnez.

Fact-checking*. Nancy : le vrai poids de la dette, parlons-en !

3 674 €, c’est le chiffre qui est annoncé par nos concurrents de la liste de Gauche comme étant le poids de la dette à Nancy.

FAUX !

Données 2012. Selon le site "Les Décodeurs"

Données 2012. Selon le site « Les Décodeurs »

 

Remettons les chiffres à leur place.

Selon le budget primitif 2014 (dernières données)

Encours de dette/ Hab. Ville de Nancy : 1 014 €

La ville de Nancy s’est désendettée au cours du mandat 2008-2014.

Elle est passée d’un encours de 110,7 millions d’euros à un encours de 109,2 millions d’euros, soit un désendettement réel de 1,5 millions d’euros.

Pour l’endettement par habitant, Nancy se situe en dessous de la moyenne des grandes villes avec en 2014, 1 014 € par habitant contre 1 188 € pour les villes de plus de 100 000 habitants (source : Budget Primitif 2014).

Je me suis engagée dans cette campagne municipale avec le souci de vérité et de transparence.

Les chiffres ne mentent pas et peuvent être retrouvés également

Ici : (Données 2012)

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/visuel/2014/03/10/villes-de-droite-villes-de-gauche-quelles-differences_4379958_4355770.html

Ou là :

http://www.journaldunet.com/business/budget-ville/nancy/ville-54395

Leçon de fact checking : écouter les interrogations des électeurs, des chiffres mensongers, ils n’en veulent pas.

Danièle NOËL

Présidente MoDem 54

Chef de file MoDem Nancy

Candidate sur la liste de Laurent Hénart « Aimer Nancy »

Financement de la gare TGV-TER de Vandières une aberration du manque de concertation en Lorraine !

S’il est un sujet des plus divisant depuis des années en Lorraine sur le thème des transports, c’est la bagarre incessante entre Nancy-Metz qui mène à la multiplication des gares TGV quand on reste incapable de trouver les fonds pour raccorder la ligne TGV jusque Strasbourg !

Le débat a été féroce lors de la construction de la ligne TGV entre le choix de Louvigny et de Vandières. Louvigny l’emporta contre toute logique, vu que cette gare se situe en rase campagne sans aucune connexion au réseau existant de TER ! C’est justement ce qu’il convient de corriger. D’où le retour de la Gare de Vandières, située à 10 kilomètres à vol d’oiseau, mais qui a l’avantage d’avoir un accès direct aux voies du réseau TER et TGV, pour un budget total de 120 millions d’€ ! (Faut-il rappeler 35 millions d’€ ont déjà été dégagés pour la construction d’une même gare à Louvigny ?). Le point négatif étant que cette nouvelle gare est d’avantage éloignée de l’aéroport Metz-Nancy Lorraine (15 km contre 5 pour Louvigny).

VANDIERES 3

Cette gare de Vandières serait financée par la région puis par l’Etat et enfin les départements de Meurthe-et-Moselle, de la Meuse et des Vosges qui sont favorables à la nouvelle gare TGV/TER. La Moselle s’y oppose estimant que la gare TGV de Louvigny est déjà suffisante. La gare existante de Louvigny devrait d’ailleurs à terme devenir une gare de Fret pour les trains de marchandises, ce qui est utile compte tenu de l’aéroport voisin.

Christian Poncelet, le Président du Conseil Général des Vosges et Jean-Pierre Masseret, le Président du Conseil Régional, ont rencontré le ministre du Budget Bernard Cazeneuve, mercredi 20 novembre 2013 pour évoquer l’apport financier de l’État dans le financement de la gare de Vandières. Le débat est donc relancé de plus belle !

Vandières est, selon la Cour des Comptes, la gare de trop dont il faut suspendre la construction -mais à laquelle le Conseil d’État a rendu un avis favorable à la Déclaration d’Utilité Publique- et qui dans le meilleur des cas ne pourra pas être achevée avant 2018. En prime, la part de l’État dans le tour de table financier est un point de blocage depuis de long mois en raison de la situation économique de notre Pays. Donc connecter le réseau existant à la gare existante permettrait de faire des économies tout en réglant le problème de correspondance entre les trains Régionaux et les TGV Nationaux et Européens, le tout en étant à proximité directe de l’Aéroport !

VANDIERES 1 VANDIERES 2

Une question se pose… Cela ne couterait-il pas moins cher de dévier la trajectoire de la ligne TER entre Nancy et Metz pour connecter le réseau à la gare TGV existante afin de créer une connexion directe en TER Nancy, Pont-à-Mousson et Metz ? Pour ce qui est de la gestion du Fret, il suffirait d’agrandir les locaux existants de Louvigny pour créer la gestion de Fret inexistant. Il me semble que ce choix coûterait bien moins cher que les 120 millions d’€ prévus pour la Gare de Vandières.

En sachant que pour 20 kilomètres de voie ferrée de réseau TER il faut débourser 10 millions d’€ (12 km entre Pont-à-Mousson et Louvigny et 18 kilomètres entre Louvigny et Metz), soit 30 kilomètres de voie au total entre Pont-à-Mousson et Metz en passant par Louvigny, on arrive à 15 millions d’€ au total pour les voies neuves. Ce à quoi il faut ajouter qu’une extension pour le Fret ne coutera pas plus cher qu’une gare d’accueil de voyageurs, donc on arrivera forcément à moins de 30 millions d’€. Au final on constate vite que conserver Louvigny et l’adapter reviendrait à 45 millions d’€ au total contre 120 millions d’€ pour le projet de Vandières ! On pourrait même envisager avec les économies réalisées la création d’une ligne de tram direct entre la gare TGV de Louvigny et l’aéroport ! Si pour une fois les élus de la Région pouvaient se mettre d’accord, ce serait des économies non négligeables à la clé.

Skylander, il est temps de rebondir !

shylander

Le Tribunal de Commerce de Briey a rendu un jugement définitif ce mardi 16 avril, ordonnant la liquidation judiciaire de la société Sky Aircraft, filiale du groupe GECI International, porteuse du projet d’avion léger le « Skylander » avec cessation immédiate des activités. 113 salariés se retrouvent aujourd’hui sans emploi.

L’engagement hasardeux du Conseil Régional dans une entreprise privée qui ne bénéficiait d’aucune rentrée d’argent, ni de l’aide du Fonds Stratégique d’Investissement (FSI) impose des réponses claires et concrètes quant au remboursement de la dette engagée. Il en va également de l’avenir non seulement de Chambley et mais de toute la Lorraine.

En effet, chacun est en droit d’exiger à ce jour la transparence la plus complète dans cette chronique d’une mort lente et annoncée qui aura, au final, englouti, sans contrepartie, l’argent des Lorrains pour une somme atteignant plus de 20 Millions d’Euros.

Il est de la responsabilité du Conseil Régional et de son président, Jean pierre Masseret, à une époque soutenu dans ce projet par Nadine Morano, alors ministre du Travail et Gérard Longuet, ministre de la Défense, de rendre des comptes et de passer aux actes de manière urgente.

De vaines promesses et de faux espoirs n’y suffiront pas. Dans une région comme la nôtre, aussi fortement touchée par la crise, le dernier communiqué de presse de M. Masseret qui se veut rassurant et optimiste ne dupera personne dans une saga que beaucoup jugent déjà comme un immense gâchis.

Il est temps que le Conseil Régional, dont la principale prérogative consiste à soutenir le dynamisme de la Lorraine, investisse dans une économie plus sûre et génératrice de richesses !

Les quantités de gaz de houille contenues dans notre sous-sol sont considérables et permettraient de sortir du marasme économique. Il est urgent de faire des choix d’avenir. Investir dans la recherche sur des technologies innovantes d’exploration-production de gaz non conventionnels, favoriser la transition énergétique peuvent être des leviers pour redresser notre région.

Danièle Noël, présidente MoDem 54
Guy Cambianica, président MoDem 57

Du fond de l’affaire de la viande de cheval

Viande ChevalVoici une affaire qui fait couler beaucoup d’encre mais qui n’est pas bien nouvelle. Alors que ce soit une arnaque volontaire (le cours de la viande de cheval étant plus bas que celui du boeuf) où une maladresse dans l’étiquetage, l’affaire repose sur le manque de maîtrise d’un système économique ignoré du grand public mais pas des responsables politiques et économiques !

Car au fond qui peut penser que l’on peut garantir la qualité et la traçabilité à chaque étape dans des produits dont la seule raison d’exister et la course au bas coup ?

Du courage d’un industriel !

On a tendance à l’oublier, mais quel courage de la part de « Findus » d’avoir lancé des test ADN sur ces produits pour vérifier à grande échelle une incompatibilité des produits avec l’étiquetage et la réalité ! Quel courage d’avoir eux mêmes informé les autorités de cette supercherie et d’avoir retiré immédiatement les produits incriminés des rayons !

Un problème de traçabilité, mais pas seulement

Le problème est plus large que cela au fond, car au delà de cette affaire de lasagnes, c’est tout un système économique qui manque clairement de traçabilité. Le système incriminé : les produits surgelés. Et en la matière, peu de marques garantissent le « Made in France » à l’exemple de « Fleury Michon » qui à fait une pub sur ces choux fleurs Français en déclarant préféré la qualité que de gagner 4% de marge grâce à des choux fleurs chinois ! Mais quand on regarde les équivalents distributeurs (qui répètent à foison copier les produits des grandes marques) on ne constate aucune indication géographique, comme j’ai pu le vérifier sur mon sachet de choux fleur ou de pommes noisette de marque « Cora ».

Après tout n’a t-on pas une loi qui garanti la traçabilité sur les produits frais que l’on trouve chez notre boucher ou notre maraîcher ? Et quand on passe aux produits surgelés… Plus rien !

Le moment est venu du « Made in France » et du « Made in Europe« 

Il est des temps où de grandes décisions s’imposent. C’est l’un de ceux-ci qui s’ouvre aujourd’hui. Ce scandale démontre les failles de ce système en entier, dont l’écho pour une fois à pris une ampleur européenne ! C’est tout notre système d’hyperconsommation qui est fragilisé et qui demande des choix politiques fort, non seulement pour des questions de sécurité alimentaires et sanitaires, mais aussi par besoin de régler des problèmes gardés trop longtemps sous silence !

Comme François Bayrou l’a porté avec le Projet Humaniste lors de la Présidentielle de 2012 (on ne peut pas dire que l’on était pas prévenu!) : « Il nous faut apprendre à consommer autrement. […] Pour autant, la décroissance n’est pas une solution. Il convient de mettre en place une croissance qualitative qui favorise les conditions de vie. […] La consommation équitable qui rémunère correctement les agriculteurs, les artisans et les petits producteurs, doit être fortement encouragée. En réconciliant le producteur et le consommateur, en faisant en sorte que leurs intérêts soient complémentaires et non pas concurrents, elle humanise la satisfaction de nos besoins et l’économie de la vie quotidienne. »

Avons-nous déjà oublié la proposition de l’étiquetage du pourcentage du « Made in France » ? Après tout ne reproche t-on pas aujourd’hui le fait que lorsqu’un produit est transformé sur le territoire national, il prend la nationalité Française, même quand la base du produit est importé. Alors oui il est temps que la traçabilité sur les produits frais soit imposée sur l’ensemble de la filière alimentaire.

De l’élargissement de la zone Euro

  •      Zone euro
  •      États de l’UE faisant partis du MCE II, obligés de rejoindre la zone euro
  •      États de l’UE faisant partis du MCE II, qui ne sont pas obligés de rejoindre la zone euro, débat cependant en cours dans ces pays (Danemark)
  •      États de l’UE qui ne sont pas obligés de rejoindre la zone euro
  •      États de l’UE qui sont obligés de rejoindre la zone euro
  •      États utilisant l’euro sans faire partie de l’UE

Compte tenu de l’actualité européenne qui tourne autour d’un débat houleux sur la question du futur budget européen, où les égoïsmes nationaux priment sur l’Europe fédérale des nations, je me rend compte que l’on parle plus souvent des clashs que des avancées européennes… Pas nouveau me direz-vous ! C’est bien là le problème. Quand les lois sont populaires les états en revendiquent la paternité et quand çà va mal « c’est la faute à Bruxelles ».

Si je prend la plume pour vous parler de la zone euro, c’est que j’ai découvert une particularité incroyable où – à l’heure des chaînes info 24h/24 et 7j/7 –  on a jamais entendu parler des élargissements successifs de la zone Euro, alors que l’on a parlé que de cela quand la France est passée à l’Euro au 1er janvier 2001. Qui en a entendu parler ?

Petite histoire

Créée en 1999, cette zone comprenait à l’origine 10 pays et fut élargie à 11 avant la mise en circulation de l’euro en 2001. Mais depuis, cette zone euro – au delà des accords de mécanisme de taux de change européen (MCE II) qui inclus des pays hors euro dans les taux de change monétaire (qui sont appelés tôt ou tard à passer à l’euro) – a connu divers élargissement pour comprendre 17 pays dont la monnaie est l’Euro et 26 où le change en Euro à cours sur les marchés et même 4 micro état et 2 pays Hors Union Européenne utilisent l’Euro comme monnaie de facto. Un seul pays est en dehors de tous les accords monétaire : le Royaume-Uni !

Des élargissements à venir

Vous l’aurez compris, cette zone Euro, bien que sujette à la crise des dettes souveraines qui font l’actualité, attire toujours de nouveau candidats à l’Euro. de nouveaux pays vont entrer donc dans le cercle des pays utilisant la monnaie unique, créant de fait de nouvelles destinations touristiques où le change monétaire ne sera plus nécessaire.

1999 / 2002
Pays
  Début de parité avec l’euro Entrée en circulation de l’euro
Drapeau d'Allemagne Allemagne 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau d'Autriche Autriche 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau belge Belgique 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau d'Espagne Espagne 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau de Finlande Finlande 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau de France France 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau de Grèce Grèce 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau d'Irlande Irlande 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau d'Italie Italie 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau du Luxembourg Luxembourg 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau du Portugal Portugal 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Micro-état
Drapeau d'Andorre Andorre 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau de Monaco Monaco 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Drapeau de Saint-Marin San Marin 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Flag of the Vatican City.svg Vatican 1er janvier 1999 1er janvier 2002
Pays Hors Euro
Drapeau du Danemark Danemark 1er janvier 1999 En débat actuellement
2002
Pays Utilisateur de l’Euro Hors UE
Drapeau du Monténégro Monténégro Non membre 1er janvier 2002
2007
Pays
Drapeau de Slovénie Slovénie 1er janvier 2007 1er janvier 2007
2008
Pays
Drapeau de Chypre Chypre 1er janvier 2008 1er janvier 2008
Drapeau de Malte Malte 1er janvier 2008 1er janvier 2008
Pays utilisant l’Euro comme monnaie de compte
Drapeau du Kosovo Kosovo Non membre 1er janvier 2008
2009
Pays
Drapeau de Slovaquie Slovaquie 1er janvier 2009 1er janvier 2009
2011
Pays
Drapeau d'Estonie Estonie 1er janvier 2011 1er janvier 2011
2013
Pays
Drapeau de Croatie Croatie 1er juillet 2013 Non défini pour l’heure
2014
Pays
Drapeau de Lettonie Lettonie 29 Avril 2005 1er janvier 2014
2015
Pays
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie Non défini pour l’heure 1er janvier 2015
Drapeau de Hongrie Hongrie Non défini pour l’heure 1er janvier 2015
Drapeau de Lituanie Lituanie 28 Juin 2004 1er janvier 2015
Drapeau de Pologne Pologne Non défini pour l’heure 1er janvier 2015
Drapeau de Roumanie Roumanie Fin 2013 – Mi 2014 1er janvier 2015
Pays potentiels
Drapeau de Suède Suède Non défini pour l’heure 1er janvier 2015
2016
Pays
Drapeau de République tchèque République Tchèque Courant 2015 1er janvier 2016
Date indéfinie  / correspondant aux critères d’accession à l’Euro
Pays Candidats à L’Union Européenne
  Demande Adhésion à l’UE Acceptation adhésion à l’UE
Drapeau d'Albanie Albanie 28 Avril 2009 10 Octobre 2012
Drapeau de Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine Juin 2000 Décision non rendue
Drapeau d'Islande Islande 16 Juillet 2009 17 Juin 2010
Drapeau du Kosovo Kosovo(Utilise déjà l’Euro) 28 Avril 2008 Intégration espérée en 2015
Drapeau de Macédoine Macédoine 22 Mars 2004 9 Novembre 2005
Drapeau du Monténégro Monténégro(Utilise déjà l’Euro) 17 Décembre 2010 9 Novembre 2010
Drapeau de Serbie Serbie 29 Décembre 2009 1er Mars 2012
Drapeau de Turquie Turquie 3 Octobre 2005 Décision non rendue
Pays de l’UE respectant les critères mais non candidats à l’Euro
Drapeau : Royaume-Uni Grande Bretagne
Pays respectant les critères mais non candidats à l’adhésion de l’UE
Drapeau du Liechtenstein Liechtenstein / Drapeau de Norvège Norvège / Drapeau de Suisse Suisse
Pays dont les monnaies sont alignées sur l’Euro
Pays d’Outre-Mer sous autorité d’un pays membre de l’UE : Drapeau du Cap-Vert Cap-Vert / Drapeau des Comores Comores / Drapeau : Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Calédonie / Drapeau local : Polynésie française Polynésie française / Drapeau local : Wallis-et-Futuna Wallis-et-FutunaPays Africains : Drapeau du Bénin Bénin / Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso / Drapeau du Cameroun Cameroun / Drapeau de Côte d'Ivoire Côte d’Ivoire / Drapeau du Gabon Gabon /Drapeau de Guinée-Bissau  Guinée-Bissau / Drapeau de Guinée équatoriale Guinée équatoriale / Drapeau du Mali Mali / Drapeau du Maroc Maroc / Drapeau du Niger Niger / Drapeau de République centrafricaine République centrafricaine / Drapeau du Congo République du Congo / Drapeau du Sénégal Sénégal / Drapeau du Tchad Tchad / Drapeau du Togo Togo

Vous l’aurez compris, l’histoire Européenne se construit au fil du temps et il faut – pour les citoyens européens qui s’y intéressent – s’accrocher sérieusement pour obtenir les informations. A quand un canal TV pour une chaîne parlementaire Européenne pour suivre en direct les débats du parlement Européenne ? (comme la France l’a déjà fait pour l’Assemblée Nationale et le Sénat) A quand une information plus régulière de ce qui se décide au sein de l’Union Européenne dans nos médias ? (Les décrets encourageants la création d’émissions TV ou journaux spécifiques décidés par l’UE n’étant toujours as mis en place par les pays membres de l’UE).

Chasse aux riches : A qui le tour ?

2010 Paralympic Games: Opening Ceremony- Day 1Que ce soit par les politiciens de la gauche bien-pensante, les syndicalistes gavés de subventions publiques et tous les journalistes en recherche de gros titres et de grosses ventes… Tous participent à cette chasse aux riches dont la tête de turc du moment n’est autre que Gérard Depardieu.

Notre pays de tradition marxiste où la culture des classes est toujours d’actualité, la France, a tout de même mi à sa tête un président de la République, François Hollande, qui déclara jadis qu’il « n’aimait pas les riches ». Comment s’étonner que ces mêmes riches partent vers d’autres terres plus accueillantes où ils ne seront plus stigmatisés pour leur ascension sociale par nature toujours suspecte et échapperont à la punition fiscale ainsi qu’à la spoliation (impôts confiscatoires).

Quand tous ces « méchants riches », exploiteurs des classes populaires, comme le disait Georges Marchais en son temps, auront tous émigré avec entreprises et capitaux, que restera t-il en France ? un avenir sans ambition, sans revenus, sans capacité d’investissement, donc sans avenir ! c’est une histoire vieille comme le monde qui a explosée à la Révolution française et son cortège de sans culottes dont l’idéologie égalitariste revancharde prônait «la haine des riches», traitait les possédants de «voleurs», et dénonçait l’argent comme étant «un métal vil et corrupteur». Depuis les mentalités n’ont pas changées… Le monde lui a évolué, mais pas nous !

Ce ne sont plus seulement des milliardaires qui quittent la France, mais des chefs d’entreprises, des dirigeants, des managers. Pourtant patriotes, comment rester dans un pays qui pénalise à ce point la réussite, au lieu de la valoriser, et qui sape le moral de ses principaux producteurs de richesses ?

Pour l’exemple, à Londres, les Français sont 3 fois plus nombreux qu’en 1990 (400 000) ! Pour la rentrée 2012-2013 : le lycée français de Bruxelles a reçu 200 demandes d’inscriptions supplémentaires par rapport à l’an passé ! Depuis 2010 : 1 Français s’installe en Suisse chaque jour ! En moyenne, ce sont plus de 600 contribuables qui quittent la France chaque année à cause de l’ISF… pour le plus grand bonheur de nos concurrents ! Car oui, même en matière fiscale, la mondialisation nous pénalise ! L’Etat perd en effet les milliards d’euros d’impôts que ces riches ménages auraient pu payer en France. Une situation dangereuse pour nos finances publiques quand on sait que les 10 % des Français les plus riches payent environ 80 % du total de l’impôt sur le revenu… Mais la France perd aussi des centaines de milliards d’euros de capitaux, qui auraient pourtant été indispensables au financement de notre économie.

Derrière chaque riche, se cache un investisseur qui consomme, place et investit ; ce qui créé des centaines de milliers d’emplois ! Comme l’ont montré J.P Delsol et N. Lecaussin dans leur ouvrage « A quoi servent les riches » : les 10 premières fortunes françaises sont directement responsables de 700 000 emplois !

Ruiner les riches, c’est appauvrir les pauvres. Il ne s’agit donc pas d’excuser les mauvais comportements d’une minorité de « riches » perdue dans ses excès, mais de respecter la richesse d’une grande majorité qui a réussie à force de travail, d’effort et de talents.

C’est peut-être la déclaration au Congrès du Président des Etats-Unis, Abraham Lincoln, qui le résume le mieux : « Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l’épargne. Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort. Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l’employeur. Vous ne pouvez pas encourager la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes. Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche ».

Petit bilan depuis Mai 2012 (Liste non exhaustive)

Nom Profession ou Société Pays de destination Date de départ Fortune estimée Impôts estimé*
Jean Gil Boitouzet cofondateur de Bourse Direct et de PME Driver Belgique Mai 2012 902 Millions 405 Millions
Franck Ribéry Sportif Allemagne Juin 2012 11 Millions 5 Millions
Bernard Meunier Ex Pai Partenrs (BNP Paribas) Angleterre (Londres) Août 2012 80 Millions 34 Millions
Bernard Arnault Fondateur LVMH Angleterre (Londres) Septembre 2012 19,3 Milliards 8,5 Milliards
José Garcia Acteur Belgique Septembre 2012 36 Millions 16 Millions
Paul Loup Sulitzer Ecrivain Belgique Octobre 2012 52 Millions 23 Millions
Christian Clavier Acteur Angleterre (Londres) Octobre 2012 15 Millions 6,7 millions
Dany Boon Acteur Etas-Unis (Los Angeles) Octobre 2012 8 Millions 3,5 Millions
Omar Sy Acteur Etas-Unis (Los Angeles) Octobre 2012 5 Millions 2 Millions
David Guetta Compositeur / Deejay Angleterre (Londres) Novembre 2012 25 Millions 11 Millions
Marc Levy Ecrivain Etas-Unis  (New York) Novembre 2012 19 Millions 8,5 Millions
François de la Villardière cofondateur de Business interactif Suisse Décembre 2012 300 Millions 134 Millions
Alain Afflelou Opticien Angleterre (Londres) Décembre 2012 780 Millions 351 Millions
Gérard Depardieu Acteur Belgique et Russie Décembre 2012 85 Millions 38 Millions
Jean-Michel Jarre Compositeur Angleterre (Londres) Janvier 2013 82 Millions 37 Millions
  Total 9 Milliards et 574 Millions

* Hors déductions fiscales éventuelles

Déjà partis: Arnaud Clément, Richard Gasquet, Gilles Simon, Gaël Monfils, Marion Bartoli, Franck Ribéry, Zinédine Zidane, Amélie Mauresmo, Julien Benneteau, Guy Forget… Ils sont rejoints par les champions de poker, dans le collimateur de Bercy. Bertrand Grospellier, alias ElkY, le numéro un français, réside à l’étranger. « Tous les jours je me pose la question », reconnaît Philippe Ktorza, le numéro quatre français.

Vous l’aurez compris, ce n’est qu’un début… L’appauvrissement en France accélère, car sans riche, l’imposition sera forcément plus fort pour les autres ! Mais cela ne date pas d’hier au regard decette liste des personnalités éxilées avant l’arrivée de la gauche au pouvoir.

A quand une France qui repense en profondeur son périmètre d’intervention dans la moyenne de l’Union Européenne et qui à partir de là repenserait son budget et la totalité de son régime d’imposition pour être juste dans la moyenne de l’Union Européenne, afin d’éviter les fuites et attirer les investissements ?

Amateurisme ou blocage du Conseil Constitutionnel

https://i0.wp.com/www.ouest-france.fr/photos/2012/12/29/121229113746868_25_000_apx_470_.jpgAvec la décision d’annuler la disposition sur la taxation à 75% des revenus supérieurs de un million d’euros, la majorité annonce qu’elle va proposer un nouveau texte de loi, quand l’opposition appuie sur l’amateurisme du gouvernement, du coup la majorité dénonce un parti pris partisan du conseil constitutionnel dénonçant que son président (nommé par Jacques Chirac, ainsi que 3 anciens Présidents de la République siégeant de droit (tous de droite) constitue 1/3 des douze membres de ce dernier.

Qui a tort ? Qui a raison ?

Faisons le bilan des promesses de campagne… Depuis son arrivée au pouvoir François Hollande en est de loin à sa première censure du Conseil constitutionnel :

La taxe à 75% a été censurée le 29 Décembre 2012

Droit des parties non assistées par un avocat et expertise pénale rejeté le 27 Décembre 2012

La loi sur le logement social a été censurée le 24 Octobre 2012

Rappelons également le blocage législatif :

La loi sur la transition énergétique rétorquée par le sénat le 29 Octobre 2012

Rappelons également les rejets du Conseil Constitutionnel quand le PS était dans l’opposition :

Cession gratuite de terrains public à des constructeurs censuré le 11 Octobre 2011

Interdiction du mariage entre personnes de même sexe reconnue conforme le 28 Janvier 2011

Alors que sous Nicolas Sarkozy :

La loi sur le travail le dimanche censurée le 5 Août 2011

La loi sur la loi fixant le nombre des conseillers territoriaux de chaque département et de chaque région a été censurée le 26 Juillet 2011

La loi sur la taxe Carbone censuré en Août 2007

Retour sur une opposition contestée par le Conseil constitutionnel 

On constate vite avec ce simple examen que le PS, dans la majorité, comme dans l’opposition a échoppé de pas moins 7 censures sur ces promesses de campagne en moins d’un an, quand Nicolas Sarkozy n’en a connu que 3 majeures en 5 ans…

On se souvient toutes et tous des mobilisations massives et des manifestations multiples dans les rues durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, mais là où le soulèvement populaire était censé incarner une prétendue justice, ce sont les sages qui auront rendus des avis de conformité à l’encontre de chaque lois attaquées par l’opposition devant le conseil Constitutionnel.

Même les dispositions dénoncées de toutes part comme les test ADN pour des candidats au regroupement familial (Validée en Novembre 2007), Loi sur la participation des citoyens au fonctionnement de la justice pénale (validée en Août 2011), Loi relative à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité (Validée en juin 2011), Loi sur le service minimum dans le transport aérien (Validée en Mars 2011), Loi de réforme des collectivités territoriales (Validée en décembre 2010), Loi portant réforme des retraites (Validée en Novembre 2010), Loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public (Validée en Octobre 2010), Loi relative à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur internet (Validée en Octobre 2009), Loi portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (Validée en Juillet 2009), Loi relative à la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à l’asile (Validée en Novembre 2007), La loi en faveur du travail de l’emploi et du pouvoir d’achat appelée paquet fiscal (a été validé en Août 2007), et aussi Loi renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs (Validée en Août 2007).

A chacun de juger de la pertinence des attaques des uns et des autres !

Un gouvernement qui tue l’entreprenariat

entreprenariatOn s’y attendait mais là c’est un coup d’assomoir. Les Socialistes se sont toujours dit opposé au statut de l’autoentreprise et l’on craignait légitimement la suppression de ce statut lancé en 2009… Rappelons au passage que ce statut a particulièrement séduit pour ses démarches simplifiées, notamment en matière de calculs des cotisations sociales. Pour la édération des auto-entrepreneurs, appliquer le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2013, qui prévoit l’alignement de leur régime de cotisation sur celui des travailleurs indépendants, revient donc à «tuer» le statut, d’autant que, si le gouvernement met en avant «l’équité», une récente étude de l’INSEE a montré que 90% des auto-entrepreneurs dégagent un revenu inférieur au Smic…

Cette mesure qui rapporterait 150 millions d’euros sur les 3,4 milliards d’euros de recettes escomptées pour la Sécu, l’année prochaine a été appliqué simplement parce que les artisans dénoncent le statut comme une concurrence déloyale, le tout sans aucune concertation. Les auto-entrepreneurs très remontés doivent être reçus le 8 Octobre par la ministre du Commerce Sylvia Pinel.

Hervé Novelli, le fondateur du statut, a pour sa part dénoncé «une mise à mort progressive des auto-entrepreneurs», ajoutant que la mesure, «véritable agression contre les travailleurs pauvres», allait faire «revenir le travail au noir».

Mauvais signal

Il est dommage de tuer dans l’œuf l’esprit d’une liberté d’entreprendre au moment où le chômage des jeunes et des seniors atteint des sommets. D’autant qu’il n’y a pas de quoi s’offusquer d’exonérer de charges sociales une population de 1,1 million de personnes qui dégagent de si faibles revenus  car comme chacun le sait, trois ans près sa création neuf auto-entrepreneurs sur dix ne parviennent pas à dégager un revenu mensuel supérieur au SMIC. Seul un quart est parvenu à dégager un revenu continu relève l’Insee.

Beaucoup d’entre eux (y compris moi même) ont créé une autoentreprise dans le but de créer leur emploi en attendant des jours meilleurs (une embauche où un pérrénisation de cet emploi au travers d’un changement de statut, et ne considèrent l’autoentreprise que comme une fin en soit qui ne peut être que temporaire). Rappelons au passage qu’un auto-entrepreneur sur trois est un ex-chômeur, 40% d’entre eux ambitionnant d’assurer leur propre emploi.

C’est donc un mauvais signal lancé à l’encontre de ceux prêt à se mobiliser pour retrouver un emploi. Du côté des clients des auto-entrepreneurs, il risque aussi d’y avoir des déçus : ceux qui trouvent dans cette manne de travailleurs un «petit» service que beaucoup d’artisans se refusent à faire. Qui n’a pas fait l’expérience de devoir faire intervenir chez lui un artisan du BTP pour une bricole et de se voir répondre que c’est un trop «petit» chantier ? Ce n’est donc pas du travail «volé» aux artisans mais plutôt des activités que beaucoup d’entre eux négligent pour leur faible rentabilité. Preuve qu’il y a du travail pour chaque niveau d’intervention.

Effet désastreux

Au-delà du propos purement réaliste, l’effet d’annonce de remanier un statut aussi jeune a de quoi être désastreux. On a souvent critiqué les Français pour leur penchant à l’assistanat ou leur propension à la fraude. Ce système a l’immense avantage d’apporter un formel démenti à l’un comme à l’autre de ces reproches.

S’il a rencontré un tel succès aussi rapidement, c’est qu’il a bien démontré à quel point la lourdeur administrative et le poids des taxes constituaient des freins féroces à l’entreprenariat. Même le Medef s’en est emparé en octobre dernier pour le brandir comme la preuve éclatante d’une «révolution culturelle dans notre pays», assurant que «l’auto-entrepreneuriat a brisé à lui seul l’un des tabous les plus importants de notre pays en envisageant une porosité entre les statuts de salarié, fonctionnaire et d’entrepreneur jusque-là impossible». Ce régime représente aujourd’hui 50% des créations d’entreprises annuelles en France, génère près de 900 inscriptions quotidiennes et une contribution fiscale et sociale et annuelle de près de 1,2 milliards d’euros.

Dommage d’attaquer en pleine crise économique une telle niche qui permettait à certains de regarder l’avenir sans trop de nuages, d’autant plus que dans une telle période de déficit permanent de création d’emploi, avoir le courage de se lancer et d’entreprendre devrait être salué,encouragé et non sanctionné. Difficile dans ces conditions aussi peu solides pour un jeune ou un moins jeune, de se lancer dans une activité qui peut à tous moments se trouver déposséder de cette permission d’entreprendre !

Pas de cotisations sans revenus

Le gouvernement a certes précisé que les cotisations seraient bien alignées avec celles des autres entreprises individuelles, mais que le régime des auto-entrepreneurs garderait sa spécificité : pas de cotisation sans revenus.

Lors d’une conférence de presse, Sylvia Pinel, ministre du commerce et de l’artisanat, a précisé que les cotisations seraient augmentées de 2 à 3,3 %, confirmant une information parue dans les colonnes des Echos. Sauf qu’elle oublie que le régime a déjà enquaissé une augmentation moyenne de 4% au 1er Avril avec effet rétroactif sur le premier trimestre, qui avait déjà pour but de faire participé d’avantage les autoentreprises au renflouement des déficits de la sécurité sociale. ce qui fait que l’on arrive rien que pour ce statut spécifique d’une augmentation moyenne de 7% des charges en 6 mois !

Les artisans aussi sont concernés

Les artisans citent en premier lieu le maintien du gel du barème de l’impôt sur le revenu qui va selon eux faire subir «de lourdes hausses d’impôts» aux «travailleurs indépendants qui ne sont pas soumis à l’impôt sur les sociétés mais à l’impôt sur le revenu» et affecter le chiffre d’affaires de l’artisanat et du commerce par la «diminution du pouvoir d’achat de la grande majorité des salariés».

Ils dénoncent aussi une hausse des cotisations d’assurance maladie d’une partie des travailleurs indépendants. «100.000 entreprises qui sont d’ores et déjà fragilisées par des difficultés de trésorerie, pourraient disparaître dans les mois qui viennent», affirme l’Union des Professions Artisanales.

Un fiasco fiscal et social

Avec cette mesure d’augmentation fiscale qui va plomber les budgets des travailleurs indépendants on condamne l’esprit d’entreprise obligeant «l’individualisme salarial» a entrer de grès ou de fort dans les cadre d’une entreprise par un statut de salarié pour survivre, dans un contexte sociale où justement le manque d’emploi oblige à tout tenter pour rester actif, pour ne pas rester au chômage.

Même si comme chacun le sait le statut d’autoentreprise est un statut précaire (et les autoentrepreneurs sont les premiers à l’affirmer), le gouvernement au travers de cette augmentation fiscale ne cherche qu’à remplir les caisses sans offrir une protection sociale renforcée ou un accès à des protections complémentaires… En somme ils obligent à payer le même taux sans offrir en contrepartie la même protection sociale. Le tout bien sûr sous couvert d’une équité fiscale…

Le gouvernement envoi ainsi un signal à destination de l’entreprise collectivisé (répondant à sa vieille lune communiste) et tue l’entreprenariat individuel (qui est pour eux l’expression d’une flexibilité libérale de l’emploi). Or on menace au nom de dogmes dépassés plus d’un million d’emploi peu de temps après l’annonce faite il y a peu des 3 millions de chômeurs sans aucune activité… Allez comprendre !

L’épouvantail du gaz de schiste

Exploitation du gaz de schisteIl est des dossiers qui font couler beaucoup d’encre mais qui sont loin d’être aussi simple qu’il y paraît… Et de toute façon, comme à mon habitude, quand tout le monde se positionne sur la même ligne en même temps, je me pose la question du pourquoi ? Je l’étudie en toute indépendance et je me fais mon avis personnel… Et là encore je ne vais pas faire exception à la règle.

La vérité sur les forages

Principale opposition aux forages : la contamination des nappes phréatiques, l’utilisation de produits chimiques, l’utilisation excessive d’eau et la pollution visuelle.
La vérité :

Les forages sont bien au dessous des nappes phréatiques (entre 1500 et 3000 mètres, quand les nappes elles sont rarement sous les 100 mètres) alors pourquoi les contaminations de l’eau me dirais-vous ? C’est simplement parce que les premiers forages aux États Unis (au début des années 90) ne disposaient d’un tube cimenté qui descendait à peine plus bas que les nappes (entre 5 à 10 mètres) quand aujourd’hui, et suite aux incidents, la norme a été revu bien à la hausse (supérieur à 20 mètres), de fait les contaminations ont été le résultat d’une gaine cimenté trop courte. Problème résolu depuis 2005, vu que désormais le puit de forage dispose d’une double couche d’étanchéité entre le niveau de la nappe phréatique et l’air libre. Et n’oublions pas que la France, championne toute catégorie pourrait assurer le coup avec des gaines de forages 

supérieures à 30 mètres !

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Les produits chimiques sont eux aussi mis en cause. Le problème c’est que là encore les écologistes nous parlent de produits chimiques (en se référent une fois de plus aux produits utilisées aux USA début 90), alors que depuis 2005 (là encore suite aux incidents de contamination des nappes), ces produits aidant à la fracturation ont été remplacés par des produits issus de l’agriculture biologique (obligatoires depuis début 2010). Or si l’on trouve des centaines de pages, de tracts et de résultats sur les moteurs de recherche sur les produits chimiques, rien n’existe (ou presque) sur les produits garanti BIO. Or nombre d’écologistes accusent les exploitants d’utiliser des faux produits bio, pourtant garanti par les autorités compétentes, sans prouver le moins du monde leurs propos.

Pour l’eau, même s’il est véridiques que l’utilisation a été excessive (99.5% du liquide de forage étant composé d’eau et de silice) On utilise aujourd’hui 10.000 à 20.000 m3 d’eau pour un forage classique (contre 50.000 début 90) et jusqu’à 80% de l’eau injecté ressort dans les 2 premières années d’exploitation, en sachant que 90% de cet eau et retraitée et réutilisée pour d’autres forages, ce qui n’existait pas lors des premiers forages.

Enfin en ce qui concerne la pollution visuelle, lors des premiers forages on était à 1 puit pour 1 forage. 20 ans plus tard on est à 1 puit pouvant accueillir jusque 10 forages.

http://ecolomaisjetemmerde.files.wordpress.com/2012/07/propagande_gazschiste.jpg?w=640On estime que la France dispose dans son sous sol de l’équivalent de 29% des réserves Européennes de gaz de schiste. C’est tout bonnement impressionnant. Il faut rappeler que depuis l’exploitation du gaz de schiste aux USA le prix du gaz a baissé de 80% entre 2005 et 2012, compte tenu de la part grandissante de la part du gaz de schiste dans la consommation totale de gaz aux USA.

Ainsi reporté à la consommation annuelle de gaz en France, un consommateur qui dépense 80 € par mois de gaz pourrait grâce à l’indépendance énergétique gagnée par à l’extraction du gaz de schiste français voir sa facture baisser entre 25 et 30 € par mois d’ici à 5 années au grand maximum.

La question des permis d’exploitation

Alors là on arrive on comble de l’hypocrisie des écologistes sur cette question. De quoi parle t-on réellement ? De l’attribution de permis de recherches d’hydrocarbures et comme chacun le sais les écologistes sont contre les ressources fossiles. de fait, sous couvert de blocage de l’exploitation possible de gaz de schistes, ils ont tout simplement profité de l’occasion pour bloquer tout nouveaux permis de recherche d’hydrocarbures. Ce faisant, la porte s’est refermée sur une meilleure évaluation des réserves de pétrole et de gaz naturel du sous-sol français, simplement parce que dans l’ensemble des recherches possible au travers de ces nouveaux permis de recherche incluait la possibilité de découverte de gaz de schiste en plus de gaz naturel ou de pétrole. Le permis de Montélimar renfermait, disait-on en début d’année, l’équivalent de vingt, voire de cinquante ans, de consommation de gaz de la France. Un calcul tout théorique que l’exploration cherchait précisément à affiner in situ, fait valoir Total.

Au final à cause de leur blocage permanent de tout nouveau forages, les écologistes se rendent directement coupable de le hausse de nos factures de gaz naturel, du prix de l’essence comme du fioul. C’est tout de même aberrant qu’au moment ou le gaz et le pétrole n’ont jamais été aussi élevés que l’ont s’empêche de trouver de nouvelles réserves !

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Car si l’on exploite du Gaz Natuel en Aquitaine, en Alsace, en champagne, en Ile de France et dans le Nord auxquels s’ajoute l’exploitation de pétrole en Aquitaine, en Ile de France, en Lorraine et en PACA. Il n’en demeure pas moins que nous extrayons moins de 2% de notre consommation de Gaz auxquels s’ajoutent à peine moins de 5.700.000 barils de pétrole soit 1% de notre consommation annuelle. On estime avoir des réserves plus importantes ou nouvelles en Aquitaine, en Alsace, en Champagne, en Ile de France, en Lorraine, dans le Nord et en Rhône Alpes, sans oublier les réserves potentielles dans l’océan Atlantique et en Mer Méditerranée… mais voilà, à cause des opposants aux gaz de schiste, on en saura rien !

Il faut savoir que l’on estime grâce à une étude de la compagnie australienne Elixir Petroleum, détentrice d’un vaste permis d’exploration en Lorraine (5360 km2), la découverte possible de 2 milliards de barils de pétrole conventionnel, voire 165 milliards de barils non conventionnels. Soit à peine moins que les gigantesques réserves canadiennes. Ce qui serait une aubaine économique pour l’une des Régions les plus sinistrée en terme d’emplois, tout en garantissant la possibilité d’extraire l’équivalent supplémentaire de 27% de notre consommation annuelle grâce à cette réserve Lorraine (ce sans compter sur les 1 milliards de barils conventionnels à Montélimar en Rhône Alpes, estimés par Total, ajoutant environ 12 % complémentaires. De fait si ces deux réserves étaient véritablement estimée on pourrait potentiellement extraire 40% de notre consommation annuelle, tout en réduisant notre dépendance énergétique. Mais bon on peut se rassurer car l’énorme gigement découvert en Guyane en cours d’exploitation va nous permettre de réduire notre dépendance aux prix des marchés.

En conclusion

https://i2.wp.com/www.captaineconomics.fr/images/aout2012/Decomposition-Prix-Essence.JPGAttention à tout ce que l’on entend ou lit dans les différents médias et surtout posez-vous les bonnes questions quand vous voyez tout le monde partir dans la même direction. Pour ma part, même si je juge opportun de découvrir de nouvelles sources énergétique dans la mesure où elles soient aussi économiques qu’écologiques, il est une réalité du moment (tant que l’on est pas arrivé à développer les énergies alternatives de manière suffisantes pour garantir notre indépendance énergétique) qui fait que l’énergie dont on a besoin est de plus en plus coûteuse, que les prix du gaz comme du pétrole ne risquent pas de baisser et que compte des réserves dont nous disposons et celles que l’on exploitera jamais si les permis de recherches d’hydrocarbures ne sont pas débloqués, font que nous nous privons non seulement de centaines de milliers d’emplois mais que nous laissons passer la possibilité de baisser le prix de notre consommation énergétique (offrant de fait du pouvoir d’achat supplémentaire) tout en nous offrant d’avantage d’indépendance énergétique qui nous permettrait de disposer de gaz et de pétrole bien moins cher, tout en permettant de baisser le prix du Brent Hors Taxes ainsi que la part revenant à la distribution (notamment en réduisant les coûts de transport).

Bref il y a des choix à faire entre idéologies et réalités économiques ! Pour ma part je n’exclu pas une évolution écologique, mais à condition que l’on ne se ferme pas la porte à des solutions réalistes qui permettent en attendant de faire face à la réalité économique. Car je refuse de voir ma consommation énergétique continuer à grimper sans cesse à cause de l’idéologie écologiste qui refuse de prendre en compte la réalité économique du marché énergetique.