La Gauche du Grand Nancy a perdu une occasion de se taire…

En lisant le Magazine « Grand Nancy Actu », c’est avec consternation que je lis la tribune de « la Gauche du Grand Nancy » qui reproche de « fermer en plein été les piscines les plus fréquentées de l’agglomération »  critiquant de soi disant problèmes « techniques liés à des travaux » et invoquant plutôt « des raisons budgétaires » en parlant des fermetures en Juin de la piscine de plein air Bobet à Nancy Thermal et celle de Gentilly qui est accolée au quartier populaire du Haut du Lièvre…

Grand Nancy Actu n°77

Téléchargez le dernier numéro au format Acrobat PDF ou feuilletez le directement ici

Quelle critique absurde et infondée.

Pour habiter à proximité immédiate de la piscine de plein air Louison Bobet à  Nancy  Thermal, je peux affirmer que chaque année cette dernière fait l’objet de travaux d’entretien avant sa réouverture annuelle estivale. Ce n’est ni quelque chose de nouveau, ni une mesure exceptionnelle de la « méchante droite » pour stigmatiser le « bon peuple de gauche »… Tout les ans c’est la même chose, tout les ans cette piscine qui avoisine tout de même les 45 ans, vu qu’elle date de 1971, et qui par sa situation de plein air et fortement dégradée par les conditions climatiques ce qui nécessite une réfection incessante des plages entourant la piscine, des dallages, des carrelages des piscines (car elle est vide l’hiver)… Car le souci premier (et l’obligation légale) de la communauté urbaine de que cette dernière reste ouverte au public… Alors certes, cette année les travaux auront été plus long, mais c’est inhérent au fait que cette dernière est vieillissante…

Pour ce qui est de la Piscine de Gentilly, rien de neuf non plus. Cette fermeture est programmée depuis un bon moment pour faire des travaux et améliorer l’accessibilité du public à mobilité réduite… Là encore, nulle discrimination… L’année passée c’est la piscine de Jarville qui était fermée, l’année d’avant c’était celle du Lido à Tomblaine (qui a connu de très grand travaux suite aux inondations). En d’autres termes, chaque année, une à deux piscines du Grand Nancy, sur les 13 de l’agglomération, sont fermée pour des travaux d’entretiens plus ou moins important… Un calendrier échelonné dans le temps qui prouve que chaque piscine sera rénovée au fil du temps.

On n’entend pas l’opposition de Gauche se plaindre de la fermeture tout les ans de la piscine ronde thermale… Trop bourgeois peut être pour éveiller leur intérêt !

Piscine Bobet

Tout cela ne tiens pas la route et se brise au mur des réalités !

Non le Grand Nancy ne ferme pas les piscines du bon peuple de Gauche car il ne voterait pas pour la majorité en place… ! Et cette volonté de rénover petit à petit les 13 piscines du Grand Nancy (qui coûtent dans les 13 millions d’euros par ans à la communauté Urbaine, un coût forcément très important en comparaison des 3 piscines de Metz, ville gérée par la Gauche…) tord le cou au mensonge de la Gauche qui prétend qu’il existerait une différence de traitement du « service public », de la « justice sociale », de la « qualité de vie » et de l' »égalité de traitement pour les différents territoires et quartiers » selon que l’on habite une commune de gauche ou de droite… Prenez vous vos électeurs à ce point pour des cons pour considérer qu’ils ne sont pas assez intelligent pour voter dans le sens de leurs intérêts ? Si ce que vous dites est vrai… Ce serais prouvé dans les urnes… et vous ne gagneriez pas les élections municipales… Car si le service publique de la communauté urbaine était effectivement à la carte, les électeurs donneraient une majorité plus large à la majorité actuelle pour s’assurer une égalité du service rendu par la communauté urbaine…

En clair, je me réjouit de voir une communauté urbaine qui rénove toutes les piscines, et ce quelque soit la couleur politique de la commune, afin d’offrir un service publique à la qualité égale et optimale pour l’ensemble des habitants du Grand Nancy… C’est la gauche qui fait un tri ségrégationniste dans sa façon de voir les choses. C’est inquiétant, car si ils étaient en responsabilité, cela voudrait-il dire qu’il ne rénoveraient que les services publics des communes de gauche ??? Fausse critique qu’ils émettent justement contre la majorité en place. Il y tout de même de quoi être inquiet !

Yohan DRIAN

21 Juillet 2015

Mariage, PMA et GPA… et si on arrêtait le mensonge !?

Le premier mensonge évident serait celui des chiffres des manifestants d’hier, dans le cortège de la manif pour tous, variant de 70.000 selon la police à 500.000 selon les organisateurs. Ces fascistes ne font pas pire que les syndicats ceci dit, dans la bataille du mensonge par les chiffres, pour prouver qu’ils existent et qu’ils sont légitimes ! Mais ce n’est pas sur ce mensonge que je vais m’étendre. Et oui, je l’affirme, ce mouvement regroupe les fasciste et les homophobes en tout genre , car le simple fait de manifester pour interdire la simple égalité de droits pour tous les citoyens relève du racisme le plus primaire, donc de l’homophobie ! Ils peuvent se défendre en invoquant un pacte d’union civil pour les homosexuels, cela ne change rien !!! Ils veulent garder les homosexuels dans un rang inférieur, de sous-citoyens légalisés, contraire à notre devise républicaine. Alors qu’ils invoquent eux-même le respect des valeurs républicaines, ils veulent imposer un contrat communautaire, qui de toute façon sera rejeté par le conseil constitutionnel, car inconstitutionnel ! La tradition législative française n’autorise pas les lois communautaristes, c’est justement pour cette raison que le Pacs a été ouvert à tous les couples !

Comme le dit un ami, « Traîner les enfants à la Manif est proprement scandaleux , d’autant qu’ils ne comprennent rien au débat . Pour preuve cette petite fille que j’ai entendue à la radio et qui disait qu’elle était là pour que les enfants aient deux papas » Personne ne reviendra sur cette loi ! Il faut être des plus simplet pour y croire !

Soyons clairs une fois pour toute : Le mariage pour tous n’a jamais autorisé de fait la PMA pour les lesbiennes et les femmes célibataires, pas plus qu’il ne légalise de quelque forme que ce soit la GPA, qui reste interdite en France ! Donc abroger la loi Taubira comme le demande les « anti-mariage pour tous » ne réglera STRICTEMENT RIEN ! C’est un mensonge porté par un opportunisme politique malsain et dégueulasse !

La GPA existe depuis 42 ans !!! 42 années qu’on refuse de voir cette réalité et que l’on nie le vide juridique français, comme je l’ai dit dans mon article « PMA réalisée à l’étranger : la Cour de cassation valide les adoptions en France« . De fait, dire, comme le fait Hervé Mariton que « en abrogeant la loi Taubira on stoppera la PMA et la GPA » est un mensonge ! La PMA existe depuis la fin du XVIII° siècle, la GPA depuis 1972…

Depuis tout ce temps où la France n’accorde pas les mêmes droits, les femmes voulant avoir accès à la PMA vont à l’étranger. Et comment l’empêcher quand il suffit de voyager chez nos voisins Européens en Belgique, au Danemark (pour les femmes mariées uniquement), en Espagne, en Finlande, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni ou en Suède ? Ce qui représente sur 20 à 25.000 naissances par ans en France (2,5 à 3% des naissances) de l’ordre de 4.000 PMA réalisées à l’étranger (soit 0,5 % regroupant femmes célibataires 3500 cas – 0,44 % – et lesbiennes 500 cas environ – 0,06 %).

gpa-pma-les-cles-du-debat

Pour ce qui est de la GPA, on recense 44 naissances l’année dernière, soit 0.0053 % des naissances, qui au delà des naissance concernant les femmes atteintes du Syndrome de Rokitansky-Küster-Hauser » (qui touche à proportion de 4 femmes sur 1 million) dans 35 cas, ne concerne à terme pour les couples d’hommes que 9 naissances, soit 0.001 % des naissances ! Ceci sans compte ce qui se fait déjà de manière détournée au travers de femmes accouchant sous X, après don d’embryon des parents biologiques, dont le seul parent légal sur le certificat de naissance de l’enfant est le père biologique – l’enfant étant ensuite adopté par son épouse ou son époux.

En d’autres termes, « la manif pour tous » agite les foules et la peur pour 509 naissances par an sur les 811 513 comptabilisées en 2013 (soit 0,061 % des naissances). 70.000 personnes qui descendent dans la rue pour retirer tout droits à 509 bébés ! N’est-ce pas disproportionné ? En quoi donner les mêmes droits à ces enfants menacerait les 811 004 autres ?

Autre argument avancé contre la régularisation des ces enfants nés par GPA à l’étranger: « ils ne sont pas apatrides » ! Soit en terme juridique ils ont par défaut la nationalité de leur pays de naissance, mais soyons sérieux un instant… pourquoi leur refuser la nationalité française, alors que ces 44 enfants l’auront de toute façon automatiquement à leur majorité ! Pourquoi donc leur refuser avant ? Si ce n’est par pure conservatisme. Pourquoi créer des situations complexes au quotidien (avec passeport étranger, contrôles permanent par le préfecture, démarches de régularisation complexes, mise en danger de l’enfant à chaque instant en cas de décès des parents et qui deviendrait expulsables alors qu’en terme simple son ADN est celui de ces parents et qu’en aucune façon il n’y a transmission de quelque génome que ce soit au travers de la mère porteuse…) si ce n’est pour punir les enfants des choix de leur parents. Où est le prétendu intérêt supérieur de l’enfant – que ces conservateurs prétendre défendre – quand on sépare volontairement en entretenant un vide juridique, un enfant de ces parents ?

La cour Européenne des Droits de l’Homme, dans sa décision du 26 Juin 2014, a condamné la France pour avoir nié ce droit à deux couples de Français dont les enfants sont nés d’une mère porteuse aux États-Unis, estimant que ce refus « portait atteinte à leur identité ». La circulaire Taubira ne touche pas au principe de transcription qui entraîne de fait une reconnaissance des liens de filiation, mais la facilite. Ce n’est aucunement une dépénalisation de la GPA (qui reste punissable d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende), même si en réalité cela fait bien des années qu’aucune condamnation n’a été prononcée.

Au fond, de quel droit ces conservateurs de « la manif pour tous » veulent-il imposer leur modèle de société ? et en quoi leur en imposer un autre ? Ce n’est pas une question d’imposer, c’est une question de prise en compte des réalités de notre société. Le débat sur la famille qui a lieu à pour but de prendre en compte l’évolution irréversible de notre société. Le mariage jusqu’à ce que la mort nous sépare n’est plus qu’un beau rêve « made in Disney » et ces faschos vivent clairement dans une autre réalité ! Le taux de divorce en France en 2006 était de 30%, en 2011 était de 44,7 %, en 2013 était de 56,3 %, c’est autant d’enfants qui ne vivent plus dans une cellule familiale dite « classique » (un papa + une maman), c’est autant de complexité administrative au quotidien face à la lenteur du législateur de prendre en compte cette réalité ! Alors certes, le débat actuel sur la famille peut froisser des convictions profondes, mais cela n’empêche pas que c’est le rôle des politiques de combler les vides juridiques. Ce problème de vide juridique existe depuis toujours, et ceux qui disent que la loi Taubira en est responsable n’y connaissent strictement rien et ignorent volontairement que ces enfants nés par PMA à l’étranger ont toujours existé dès lors que la PMA a existé ! Cette population conservatrice qui défend le droit divin comme étant supérieur au droit à la démocratie et ceux qui manifestent, nient les réalités,  et c’est justement le rôle des politiques de réformer la loi en en tenant compte, que cela leur plaise ou non ! Et si il est un point où je suis d’accord avec ses manifestants, c’est que tôt ou tard il faudra réglementer ce qui se pratique illégalement… la PMA pour toutes les femmes sans conditions c’est pour bientôt… la GPA un peu plus tard… mais on y viendra, c’est la seule certitude que l’on peut avoir ! Alors dans combien de temps ? avant la fin du quinquennat ? dans 5 ans ? dans 10 ans ? Affaire à suivre…

Du débat sur le vieillissement de la population.

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas pris la plume pour analyser l’actualité politique (pause estivale oblige) et vais donc faire ma rentrée politique sur le débat en cours à l’Assemblée que je suis en direct sur LCP : Le « Projet de loi relatif à l’adaptation de la société au vieillissement« .

Combien de promesses et combien d’années écoulées à ne rien faire (ou si peu) depuis l’évocation de la création d’une nouvelle branche de la sécurité sociale en charge du vieillissement de la population ! (On pourrait y ajouter la branche chômage qui devait à l’origine être attaché à la sécu…). Bref je ne vais pas entrer dans les vieux débats jamais réglés (qui ne le seront jamais à cause des idéologies qui pourrissent le débat et empêchent que nos politiques pensent pour une fois à l’intérêt général!) et me concentrer sur le projet de loi en cours !

dependance

Que propose la loi, offrir une protection plus efficace de nos ainés face au vieillissement de la population, offrir de meilleurs protections pour le maintien à domicile. Rien à redire sur l’objectif… Mais que prévoit la loi ?

A la lecture du projet de loi je constate déjà dans le projet organisationnel une incohérence avec la volonté d’évolution organisationnelle de l’état. On nous parle de suppression des départements et la fusion des régions ! Or, dans le projet de loi on propose à l’article L. 233-1. – « Il est institué dans chaque département une conférence des financeurs de la prévention de la perte d’autonomie des personnes âgées chargée d’établir, pour le territoire départemental, un programme coordonné des financements des actions individuelles et collectives de prévention en complément des prestations légales ou règlementaires. » Pourquoi l’échelle départementale ? Il n’y a pas de pôle social dans les Régions ? Je cherche une cohérence dans les choix politiques et n’en trouve pas ! Ce texte prévoit que cette conférence soit présidée par le président du conseil général (Art. L. 233-3.), hors on prévoit la suppression des conseils généraux et des départements dans 6 ans !!! Allez comprendre !?

Ce que prévoit le texte de loi est un renforcement des aides au maintien à domicile qui est présenté comme une nécessité de maintien des personnes âgées dans leur environnement et évite ainsi l’isolement que nos ainés connaissent vis à vis de leurs proches en maison de retraite et propose la « modernisation des services qui apportent au domicile des personnes âgées en perte d’autonomie ». Projet que l’on ne peut que soutenir car après tout on doit offrir la possibilité à ceux qui veulent vieillir chez eux en leur donnant les moyens de le faire ! Mais jouons le cynique face aux belles paroles : Le coût en maison de retraite par mois est de (A titre indicatif) : A Paris :  de 2 745 à 4 575 euros / En banlieue : de 1 830 à 2 740 euros / En province : de 1 525 à 1 830 euros ! Alors que le coût d’un maintien à domicile pour les l’aide ménagère, l’aide à domicile et le garde malade est de 15 €/h en horaire normal (heure de travail au SMIC + 5,50 % de charges sociales). A quoi il faut ajouter les moyens technologiques comme le matériel maintien à domicile et le matériel d’hospitalisation à domicile. Le prix varie considérablement d’un prestataire à un autre et selon le type d’équipement : En location, entre 16 et 20 € par mois pour un fauteuil roulant, 2 € par mois pour un déambulateur / À l’achat : les prix varient de 20 € pour une canne à 900 à 6 000 € pour un fauteuil roulant. sans oublier le matériel de téléassistance est généralement loué et son prix varie selon le prestataire et le module choisi : téléassistance à domicile : environ 30 €/mois ; téléassistance mobile : entre 50 et 70 €/mois ou téléassistance médicalisée : entre 30 à 40 €/mois, auquel il faut rajouter les frais de mise en service entre : 20 et 60 €. Les dispositifs de géolocalisation (traceur, balise) entre : 200 € et 350 €. Si on ajoute les visites médicales ou d’infirmiers à domiciles dans le cadre de suivi des traitement médicaux… On constate vite qu’il y a là clairement un paquet d’économies à la clé ! Un peu d’honnêteté en le reconnaissant ne ferait pas de mal !

Que l’on créé une attestation de tutorat délivrée (Article 9), va dans le bon sens car cela évite les problèmes ultérieurs en cas maladie dégénératives comme Alzheimer, la personne ayant choisit en toute conscience la personne de son entourage qui l’aidera et l’accompagnera. (ce qui règlera les guerres fratricides que ce genre de situation peu engendrer). On saluera aussi le développement du « volontariat civique senior » (Article 10) permet de lutter contre l’isolement de nos ainés.

L’article 37 qui instaure la volonté de « Recourir à leurs salariés volontaires » pose la question de la formation de ces derniers et d’une concurrence aux aides à domiciles déjà existantes. Elle est subordonnée à la délivrance d’une autorisation de service d’aide et d’accompagnement à domicile ou d’un agrément prévu au 2° de l’article L. 7232-1 du code du travail, mais est-ce suffisant pour rassurer ? Même si cette mesure sera à l’évidence utile dans les zones où le personnel manque dans les sociétés d’aides à domicile.

Mais là où je suis certain que le débat va déraper c’est avec L’article 28 bis qui insère à la première phrase du premier alinéa de l’article 26 du code civil, après le mot : « français », les mots : « ou par un étranger ascendant de Français et présent sur le territoire depuis vingt-cinq ans au moins ». En d’autres termes les immigrés âgés pourront bénéficier d’une avancée importante : l’acquisition de la nationalité française par déclaration, conformément à l’article 26 du Code civil, dès lors qu’ils seront âgés de plus de soixante-cinq ans et seront ascendants de citoyens français. Il y a en France 350 000 immigrés âgés de plus de 65 ans, dont un tiers seulement possède déjà la nationalité française. Les deux tiers ne l’ont pas. Ils pourront l’acquérir de manière rapide et simplifiée. Si on voit d’avance le FN et la « droite forte » arriver en force sur ce sujet en s’insurgeant (je les vois d’ici hurler à la lâcheté institutionnelle, car on le sait parfaitement que le projet de droit de vote des étrangers aux élections locales ne passera jamais en congrès, et certains y verront là une manière détourné des socialistes d’agrandir leur prisme électoral à défaut d’arriver à convaincre les électeurs!) ; pour ma part cette avancée ne me dérange pas dans la mesure où elle demande de la part des immigrés concernés une démarche citoyenne et volontaire pour acquérir la nationalité française (dont l’acquisition serait simplifiée), là où le droit de vote aux étrangers instaurait une automaticité insupportable car elle déliait le droit de vote à la nationalité française. Pour ma part j’ai toujours considéré que pour voter il faut avoir la nationalité française, être ressortissant de l’union européenne (qui offre la réciprocité) ou une avoir la double nationalité ! Je suis de ceux qui refusent que l’on abroge l’article 3 de la Constitution qui défini que, « sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques ». Car ce à ce rythme là, comment accepter que des citoyens français qui ont le droit de vote ne puisse pas l’exercer car ils ne sont pas inscrit sur les listes électorales ? (car oui, il faut être inscrit sur la liste électorale pour pouvoir voter) On exige bien des citoyens français une démarche citoyenne de leur part pour exercer le droit de vote et on l’offrirait gracieusement sans contrepartie à des ressortissants étrangers !? Encore une fois, où est la logique ? Par contre que l’on simplifie les démarches pour acquérir la nationalité française me semble des plus normal ! On réside en France, on a l’intention d’y rester, on doit pouvoir devenir citoyen ! La citoyenneté ne doit pas se donner, ni se brader, c’est une démarche volontaire qui engage dans la collectivité nationale, qui responsabilise vis à vis de ces concitoyens.

Bref, on verra l’évolution des débats dans les prochains jours, mais cette loi (bien que présentant un certains nombre d’avancées, que l’on peut saluer), manque d’ambition et de cohérence organisationnelle. On aurait aimé que ce projet de loi soit l’occasion de la remise à plat de la fiscalité et des systèmes d’aides aux personnes âgées, mais une fois encore on a à faire à une loi qui corrige à la marge, qui ajoute de nouveaux articles de lois, sans supprimer les systèmes reconnus comme couteux et inefficaces, sans améliorer ceux qui pourraient faire mieux, sans coup de pousse fiscal sur ce secteur d’activité particulier (avec une baisse de la TVA à 2,1% – comme cela se pratique sur les médicaments – par exemple sur toutes les prestations) qui permettrait de soutenir son nécessaire développement et les créations d’emplois à la clé. On est sur de bons rails, on ne va juste pas assez loin.

Entre promesses et mensonges… le gouvernement aux antipodes !

Avec les manifestations des » anti-mariage pour tous » hier, chacun y va de son commentaire sur les suites de la loi à venir sur la famille. Je vais donc faire ici un résumé !

Les « anti-mariage pour tous » affirment que la future loi sur la famille amènera à la PMA et à la GPA !

1- C’est faux: car cela ne figure aucunement dans le projet de loi

2 – C’est vrai:

2.1 – La ministre de la famille elle même Dominique Bertinotti ou encore Christiane Taubira, ministre de la justice y sont favorables, tout comme Marisole Touraine, ministre de la santé, sur la PMA a rappelée ‘qu’elle était par le passé favorable à son ouverture à toutes les femmes’ (qui a fait marche arrière récemment sur le sujet).

2.2 – Il y a une grande majorité des députés qui y est favorable entre la frange gauche du PS, EELV, PRG, et Front de Gauche, et ils peuvent déposer des amendements et les faire passer même si il y a un avis défavorable du gouvernement (c’est le jeu de le démocratie) et ce ne serait pas la première fois sous cette législature que les députés font passer des amendements contre l’avis du gouvernement, car ce même amendement avait été adopté dans « la loi du mariage pour tous » le le 19 décembre 2012 avant d’être retiré suite à une forte opposition gouvernemental et à un rappel à l’ordre de Matignon ! Rappelons au passage qu’il a été promis à l’époque de l’inclure dans la loi sur la famille, pour apaiser les esprits ! D’ailleurs un projet de loi a été déposé en ce sens le 19 Juillet 2013.

2.3 – Bien que non présent dans le programme présidentielle, la PMA pour les couples de femme a été une promesse du candidat Hollande qui pour reprendre ses propos déclarait être « favorable à l’ouverture de la procréation médicale assistée (PMA) aux couples de lesbiennes mais uniquement dans le cadre d’un « projet parental » et à la condition que l’anonymat du don des gamètes soit respecté. Mais il se dit hostile à la gestation pour autrui (GPA), à savoir les mères porteuses pour les couples homosexuels, et peu favorable à la reconnaissance des enfants nés par GPA à l’étranger. » Rappelons au passage que Christiane Taubira a mis en place une circulaire visant a « faciliter l’acquisition de la nationalité française pour les enfants nés de mère porteuse à l’étranger » le 25 Janvier 2013, soit 44 dossiers par an.

Vous l’aurez compris, au mois d’Avril va se jouer un bras de fer important sur le sujet entre les députés qui veulent que les promesses de campagne soient tenues, et le gouvernement qui recule par peur de plus grande mobilisation dans les manifestations avec plus de débordements et de violence de la frange des extrémistes de la population conservatrice qui défend le droit divin comme étant supérieur au droit à la démocratie. Ne nous y trompons pas, la droite conservatrice et les extrêmes ont de tous temps contesté à la gauche le droit d’être au pouvoir (manifestations contre l’IVG, contre la réforme de l’école libre…) et sait être violente s’il le faut ! Sauf que depuis les années 80, ce mouvement conservateur intégriste catholique s’est allié aux islamistes, et l’extrême droite est plus forte que jamais ! Ce n’est pas un mouvement pacifiste, loin de là ! Les digues sont tombées entre un partie de l’UMP et du FN… Non seulement Nicolas Sarkozy y a fortement participé avec son courant de « la droite forte », mais François Hollande a parachevé cette évolution en s’attaquant par pure idéologie a des sujets de société qui créent la division entre les Français. Plus que jamais, le candidat Hollande, devenu Président, qui était présenté en 2012 comme le seul homme capable d’une « unité nationale qui réunira des femmes et des hommes venus d’horizons différents, pour permettre au pays de seressaisir. » incarne aujourd’hui la division de la société française, une mise en opposition systématique entre les prétendu conservateurs et progressistes !

Pour ma part, a titre personnel, je soutien pleinement la PMA pour toutes les femmes et sans aucune condition. Tout comme la GPA ; car je considère que si une femme veut porter l’enfant d’une autre qui est atteinte du » Syndrome de Rokitansky-Küster-Hauser » (à proportion de 4 femmes sur 1 million), c’est son droit légitime de disposer de son corps comme elle l’entend ! (Cela se fait déjà de manière détournée au travers de femmes accouchant sous X, après don d’embryon des parents biologiques, dont le seul parent légal sur le certificat de naissance de l’enfant est le père biologique – l’enfant étant ensuite adopté par son épouse.) Et puis soyons clairs, si l’on se réfère à une vision progressiste au seul nom de l’égalitarisme législatif, comment accorder la PMA pour les lesbiennes et dire dans le même temps non à la GPA pour les gays ? Et pour compléter le questionnement, pourquoi légaliser les enfants né par GPA à l’étranger et interdire la pratique en France ?

Que l’on pose la question de la marchandisation du corps est un fait de société discutable, mais si une femme décide gratuitement d’être « mère porteuse », pourquoi ne pas mettre en place une protection de cette dernière ? Ne serait-ce que pour une question de santé autour de la question du transfert d’embryons ? (toutes les femmes enceintes étant prises en charge par la sécurité sociale sans aucune distinction) puis sur la question juridique protégeant la mère porteuse comme les parents biologique. Car nulle rémunération ne saurait être acceptée dans l’idéal en dehors des frais induis à la prise en charge médicale.

Pour ma part je considère que chacun est libre de disposer de son corps comme il l’entend ! Donc oui je défend la liberté sexuelle de chacun, l’IVG, la PMA, la GPA, une prostitution libre… le tout en combattant toutes formes de traitre esclavagiste de l’être humain !

Le mariage pour tous, c’est fait ! Mais…

Montpellier celebrera le premier mariage gay le 29 mai

On ne va pas s’étendre sur les mois d’affilés de débat et la mobilisation des conservateurs de tous poils allant des bigotes aux fachos qui ne désarment pas…  Sans parler au  passage (rappelons-le) de l’augmentation de 300% des agressions homophobes durant les 5 mois de débats (alors qu’en Angleterre l’affaire était pliée en 48h). Une choses est certaine et une vérité doit être établie immédiatement : Personne n’abrogera jamais cette loi ! Malgré ce que prétend l’opposition qui le promet si il y a une alternance électorale… Elle ne l’a pas fait à l’époque pour annuler la loi permettant le divorce, guère mieux en ce qui concerne la légalisation de l’IVG, la suppression de la peine de mort, le Pacs… Alors qui peut croire un seul instant que cette loi fera exception… il faudrait être aveugle par ignorance volontaire pour ne pas s’en rendre compte !

Mais là n’est pas le problème du moment car la célébration des premiers mariages tournent à la farce électorale. J’avais déjà dénoncé ce qui se prépare (en privé) j’affirme donc le ridicule de la situation de façon plus explicite. Car pour jouer sur les symboles (le texte de loi ayant été validé par le Consil Constitutionnel lors de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie) le PS a choisit nulle autre personnalité qu’Hélène Mandroux, Maire de Montpellier, qui a toujours été en tête de proue au sein du PS pour que ce texte de loi voit le jour, pour célébrer le premier mariage pour un couple de même sexe ce 29 Mai 2013. Cette même élue qui est en perte de vitesse sur sa commune à la veille des municipales de 2014, elle qui avait été éliminée lors des Régionales de 2010, perdant face à son mentor en politique (à qui elle succéda à la mairie) Georges Frêche, exclu du PS, qui se présente contre son parti et qui écrase Hélène Mandroux réalisant 7,7% des voix, celui qu’elle devait éliminer réalisant 34,3%… Bref ce choix politique marque une volonté du PS de réaffirmer son autorité dans un secteur électoral où les injonctions de Solférino amènent à une élimination pure et simple du PS du second tour ! Bref c’est là une manœuvre électorale pour réaffirmer la puissance socialiste sur l’électorat qu’il veut réacquérir !

De plus dans la médiatisation à outrance du moment, on arrive à des mariages qui passent plus pour militant qu’autre chose, bien que leurs auteurs démentent c’est fait plus que visibles… surtout quand on ouvre un apéro citoyens à tous ceux qui veulent soutenir le futur couple avant la cérémonie (ce serait payé par le PS local que cela ne m’étonnerai même pas) et ils parlent après de cérémonie privée !?

Bref après des mois de tensions on aurait préféré un premier mariage relaté au minimum auprès des médias avec quelques images et petite interview en lieu et place de cette fête populaire qui fait du prosélytisme électoral à quelques mois des élections municipales.

Petite inquiétude sur la manifestation pour le mariage pour tous

Mariage pour tousComme vous le savez déjà, Samedi 19 Janvier a eu lieu plusieurs manifestations provinciales pour défendre le projet de loi du gouvernement concernant le mariage pour tous, grande messe de préparation pour la manifestation nationale d qui se tiendra à Paris le 26 Janvier.

Si le succès a été au rendez-vous avec près d’un milier de manifestants à Nancy (soit autant que les manifestations contre le projet de loi qui a eu lieu le 8 décembre 2012) à la différence des manifestations contre, il n’y avait dans la manifestation de ce week-end qu’une député, un conseiller régional, un vice président du conseil général 54 et quelques maires et adjoints (soit moins d’une dizaine d’élus), alors que les opposants au projet avaient pas moins d’une cinquantaine d’élus en tête de cortège derrière la banderole de tête !

Résultat ce qui est tout de même plus qu’inquiétant c’est que la majorité socialiste (qui a remporté 5 des 6 sièges de députés en Meurthe et Moselle, pour l’exemple) n’ai été représenté que part une seule député et n’était même pas parmi les partis sigantaires de l’appel à manifestation. Où alors, il ont été comme Alter Egaux, non noté parmis les signataires, avec un logo absent sur l’affiche, mais cité dans le discours avant le départ de marche… Mais bon ce n’est pas le moment de lancer une polémique, il est des temps où l’unité doit primer sur les divisions habituelles.

Souhaitons que la mobilisation de Paris marquera une vraie mobilisation des élus de la majorité dans la rue aux coté des manifestants, pour que cette manifestation ne passe pas pour une défilé d’étudiants et de collégiens… Car si l’on retirait les jeunes du cortège (habitués de toutes manifestations qui modifient en profondeur la société par pure opposition au conservatisme attaché par principe à la société dans laquelle ils vivent et que dirigent leur parents) il ne resterait plus grand monde !

Manifestations contre le mariage pour tous

442380405_seconde_journee_de_manifestation_contre_le_marL’année 2013 commence à peine que les conservateurs de tous poils battent le rappel pour les manifestations du 13 Janvier prochain.

Une manifestation hors sujet

Une chose essentielle me pose question sur le message de mobilisation « Un papa, une maman, y a pas mieux pour un enfant ». Toute cette mobilisation est finalement hors sujet, car le texte de loi du mariage pour tous ne prévoit pour l’heure que la révision du code civil pour permettre le mariage aux couples de même sexe.

Au final mise à part l’attribution du livret de famille aux couple homos (la France le donnant automatiquement dès que le mariage est prononcé), rien ne prévoit pour l’heure la levée d’interdiction de l’adoption pour les couples de même sexe, pas plus que l’accès à l’AMP (dont l’amendement a été rejeté). Rappelons au passage que « L’amendement PMA » adopté le 19 décembre 2012 pour introduire la procréation médicalement assistée dans la loi sur le mariage pour tous, pourrait être retiré. En effet, un « projet de loi sur la famille (…) sera présenté au mois de Mars », selon Matignon.

Pour ce qui est de l’attribution du livret de famille qui donne cette accès à la filiation qu’introduit la notion de couple reconnu légitimement, je suis partisan d’une réforme qui l’attribuerait dans les maternités et par les autorités dans le cas d’adoption, plutôt que de le voir remis par les mairies. cela créerait de fait la séparation stricte du droit des familles et du mariage, car cette vision des choses est rétrograde et déplacée. Le mariage de nos jours ne constitue plus la base de création de la cellule familiale, il n’en est qu’une des options. Entre concubinage, PaCS ou de fait, nombre de famille se constituent désormais hors mariage. Si la loi sur le mariage évolue, la loi sur la famille doit évoluer également de son coté en étant dissociée du mariage.

Une polémique inacceptable

Dans le même temps, on découvre un gouvernement qui au travers de Vincent Peillon veut empêcher que le débat s’ouvre dans les écoles privées rappelant la neutralité de l’état et arguant que l’expression politique et religieuse n’ont pas à venir manipuler les cerveaux des jeunes : « La neutralité, ça vaut pour l’enseignement privé sous contrat mais ça vaut pour tout le monde. Si vous lisez bien ma lettre, je l’ai dit pour tout le monde, y compris l’enseignement public. »

Mais arrêtons là l’hypocrisie de la gauche dont l’on connaît bien l’entrisme massif dans l’éducation nationale. Rappelons que nombre de nos très chers professeurs appellent massivement à se joindre à eux pour les soutenir dans leur manifestations syndicales pour lutter contre les réformes gouvernementales quand la droite est au pouvoir (j’en ai été témoin à de nombreuses reprises). Et bizarrement notre cher ministre de l’éducation ne dit mot sur l’intervention de la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem qui s’est défendue d’avoir fait la promotion du mariage homosexuel lors d’une intervention dans un collège du Loiret. «Il m’a été à un moment posé la question de la loi sur le mariage pour tous à venir, et je me suis contentée de répondre à la question d’un élève sans aucun prosélytisme et en laissant évidemment chacun libre de son opinion» a-t-elle poursuivi. Alors que comme on peut le voir à l’image lors de cette visite de classe qu’avait filmée BFMTV, Najat Vallaud-Belkacem avait évoqué ainsi le projet de loi du gouvernement : «Ça veut dire que finalement pourront se marier des gens qui s’aiment, même s’ils sont de même sexe, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent». «Ça va permettre plus d’épanouissement, plus de liberté, plus d’égalité dans la société. Il faut comprendre ça comme une avancée». Et là vous me direz qu’il n’y a pas prosélytisme !

Pourquoi permettre une action dans les écoles publique qui défend ce projet de loi auprès de nos jeunes et l’interdit dans le même temps aux élèves du privé ? Le tout en le justifiant par une peur d’une implicite manipulation des cerveaux que l’on n’hésite pas à automatiser quand ce sont les responsables religieux qui prennent la parole ! Mais de qui se moque t-on ?

Comme le dit Luc Chatel , ancien ministre de l’Education nationale, «Le gouvernement veut-il ressusciter la guerre scolaire ?»«Je suis surpris que, d’un côté, on trouve normal d’organiser des débats dans les établissements publics par toutes les associations partenaires de l’Education nationale, sur tous les sujets, sans jamais dans ces cas-là invoquer la neutralité pour les empêcher, et que, de l’autre, on refuse que les établissement privés sous contrat organisent des débats sur l’évolution de la famille et le mariage homosexuel», déclare-t-il. Je n’aurais pas dit mieux. La neutralité est défendue par la gauche quand cela l’arrange !

Prendre le nom de sa femme : une avancée qu’ignore l’administration

https://i0.wp.com/www.armenews.com/IMG/arton85048-281x200.jpg« Et sinon, tu vas garder ton nom ou prendre celui de ton mari ? » Voilà le genre de question existentielle à laquelle les filles sont classiquement confrontées à la veille de leur mariage.

Mais il se pourrait que les choses changent. Plus précisément, cette question pourrait être désormais posée à un garçon. Car oui, c’est possible,un homme peut prendre le nom de sa femme et le substituer au sien. 

Depuis le 25 août 2011, la loi autorise les hommes mariés à prendre le nom de leur épouse. Peu le savent ! Philippe a eu toutes les difficultés à faire reconnaître ce droit.

Cet été, à l’occasion de son mariage avec Stéphanie, Philippe K, 37 ans, décide que c’est lui qui porterait le nom de son épouse et non l’inverse. Lui qui un nom à consonance turque alors que je suis d’origine arménienne, ce nom est de plus imprononçable et rend difficile démarche administrative comme recherche d’emploi. J’ai contacté sept mairies, toutes m’ont répondu par la négative, raconte Philippe S. « Ils ont vérifié à plusieurs reprises sur les cases, sur les champs de saisie de leur programme informatique. Il n’était pas possible pour un homme d’obtenir le nom de sa femme en usage (…) Au revoir et merci, ça rentre pas dans les cases. »

Que dit la loi ?

«Conformément à l’article 1er de la loi du 6 fructidor an II, le mariage ne modifie jamais le nom patronymique des époux. Cependant, et comme le précise l’arrêté du 1er juin 2006 fixant le modèle de livret de famille, dans sa version modifiée par l’arrêté du 29 juillet 2011, chaque époux acquiert par le mariage un droit d’usage du nom de son conjoint soit en l’ajoutant, soit en le substituant au sien (…)»

«A la demande expresse de l’usager, quel que soit son sexe, le titre d’identité ou de voyage pourra comporter, outre son nom patronymique, la mention de son nom d’usage qui peut être le nom de son conjoint, ajouté ou substitué au sien.»

Une avancée à faire reconnaître !

Un homme peut prendre le nom de sa femme comme nom usuel. La question a été posée par la députée Marie-Jo Zimmermann à l’Assemblée Nationale au garde des Sceaux, Michel Mercier le 6 septembre dernier. « Lorsqu’une femme est mariée, elle peut prendre le nom de son mari comme nom d’usage » remarquait la députée. Elle demandait donc si « réciproquement l’homme marié peut prendre le nom de son épouse comme nom d’usage ».

La réponse est tombée le 25 octobre dernier au Journal Officiel : oui, un homme marié peut prendre le nom de sa femme comme nom usuel. « Les époux peuvent ainsi adjoindre ou substituer à leur nom de famille celui de leur conjoint dont ils souhaitent faire usage » estime Michel Mercier.

La loi devrait être prochainement modifié en ce sens puisque le ministre de la Justice précise aussi : « un arrêté modifiant le modèle de livret de famille sera prochainement publié afin de mettre à jour l’annexe II portant sur les renseignements relatifs à l’état civil et au droit de la famille, et de rappeler ces différentes règles ».

Manifeste pour l’égalité de Lilian Thuram

CP-Manifeste-pour-l-egaliteUn livre édité par un footballeur, mais quelle idée me disais-je… La curiosité aidant, car je voulais voir si tous les footballeur sont les rois de l’inculture (comme le démontre au quotidien Ribéry… se mec marié qui couche avec des prostituées mineures, qui reste dans l’équipe de France… l’affaire Zaïa semble vite oubliée, moi si j’étais sélectionneur il serait viré à vie !), mais bon vu qu’il s’agit là des Bleu de 98 (seule équipe de France que j’ai suivi, moi qui déteste le foot), je me suis dit pourquoi pas… On va voir s’il y a du fond !

Mais bon avec un investissement à 15 euros (investissement plutôt faible) qui offrirai une publication sur toutes les formes de racisme à la bibliothèque d’Alter Egaux, j’ai dit banco.

Pour ce qui est du fond, ce manifeste est plus que complet, tout y passe : racisme, sexisme, homophobie, xénophobie, esclavage, immigration… le tout introduit par Lilian Thuram et précisé par des invités aux fonctions et connaissances multiples : juristes, sociologues, anthropologues, artistes…

Plus qu’un manifeste, c’est une véritable encyclopédie qui offre un éclairage complet sur toutes les formes d’inégalités. Lilian Thuram y développe tout au long du livre sa prise de conscience sur l’ensemble des discriminations, lui qui débarque de Guadeloupe en France en 1981 à l’âge de 9 ans, ce fut un choc culturel qui bouleversa sa vie. En Guadeloupe, les pères sont absents de l’éducation des enfants et la société est matriarcale. Cet héritage culturel correspond au code noir de 1685 où les hommes noirs étaient utilisés à des fins de reproduction d’esclaves… La société n’a pas changé, nous raconte l’auteur.

Du coup il explique la découverte d’un société multiculturelle, métissée, telle qu’il la perçoit depuis les quartiers populaires. Il raconte au fil des pages et des invités comment il a abordé chaque thématiques au fil de sa vie et de ces rencontres. des cités au plus haut niveau du football professionnel.

Pour conclure, je dirais simplement que cette lecture est non seulement une bonne surprise qui brisa nombre de préjugés (car j’ai beau lutter contre toutes formes d’inégalités, j’ai comme tout le monde des aprioris hérités de mon éducation), et que cet ouvrage se révélera sans doute dans un avenir plus ou moins proche, comme une base riche d’argumentaires que je ne manquerai pas d’utiliser pour argumenter de futurs tracts, articles et interventions. Je vous le recommande !