De la langue de bois à l’hypocrisie flagrante !

Il est des moments où dès le matin je sort de mes gonds… Ce fut le cas aujourd’hui en découvrant Eric Woerth, ex-ministre du budget sous Nicolas Sarkozy, qui a critiqué le plan de relance de 315 milliards « pour remettre l’Europe au travail » porté par l’Union Européennes et Jean-Claude Juncker !

Juncker

Ras le bol de ces politiques qui critiquent quand ils sont dans l’opposition, ce qu’ils appliquaient hier quand ils étaient aux responsabilités ! C’est insupportable que des responsables soient à ce point irresponsables, en propageant de telles inepties sur l’Europe, en affirmant la réussite française des bonnes politiques européennes qui sont positives pour la France et qui critiquent en dénonçant « la faute à Bruxelles » quand cela leur déplaît… alors qu’aucune politique européenne ne peut être portée par la commission sans la signatures de ministres des 28 pays… Ils disent oui quand ils sont à Bruxelles et non quand ils sont à Paris !!! Cette schizophrénie est insupportable et à donné 25% des sièges au front National lors des dernières élections européennes…

Pour revenir à Eric Woerth, qui sera l’exemple du jour, je me suis étranglé en avalant mon café matinal en l’entendant dénoncer le projet de 315 milliards d’euros d’investissements, présenté par le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Entendre l’ancien ministre du budget qui en 2009 défendait « le plan de relance du gouvernement qu’il jugeait suffisant  » de 26 milliards d’euros, concentrés sur l’investissement, qui coûtera à terme 50 à 60 milliards d’euros à l’état et un coût total de 428 milliards d’euros (si on prend toutes les mesures successives en compte), se permettre dénoncer le plan Juncker comme » non financé ». Il dénonce un effet de levier espéré… Mais quand on constate que le même plan français entre 2009 et 2010 aura coûté 50 à 60 milliards sur 428 (11,7 % à 19,04 % réellement financé par l’état),comment peut-on être crédible pour dénoncé le plan Juncker qui est financé à 21 milliards (6,66 %) auquel s’ajoute les 60 milliards mobilisables par la BEI (19,04 %), on arrive à un coup total financé de 25,7 % ! Soit plus du double sur la fourchette basse.

Et si on arrêtait cette politique à l’ancienne du mensonge et de l’hypocrisie !? Est-il utile de rappeler que tout ce que disent les politiques est enregistré, mémorisé sur le web, partagé sur les réseaux sociaux… Alors un peu de bon sens, d’éthique, de constance entre une parole donné à un endroit ou à un autre permettra d’arrêter cette sensation (véridique) que l’on se fout de notre gueule !

« Il faut aller vite ! »

MdS PPE

Dans l’édito de sa dernière lettre d’information européenne, Marielle de Sarnez appelle l’Europe à « rapidement donner des signes tangibles de son efficacité et de réactivité ».

Avec la désignation de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne et l’installation début juillet du nouveau Parlement européen, l’Europe est désormais en ordre de marche. Avec une feuille de route claire et exigeante : redonner du sens à l’Europe, répondre concrètement, efficacement et rapidement aux préoccupations que les citoyens ont exprimées dans les urnes, parfois avec fracas et le plus souvent avec impatience. Première attente, la plus pressante, la plus urgente, retrouver le chemin de la croissance pour faire baisser le chômage. La mobilisation annoncée de 300 milliards d’euros pour stimuler l’investissement et la mise en œuvre d’une politique en faveur de l’industrie pour que l’Europe conforte ses positions dans les grands secteurs stratégiques est une première bonne nouvelle. Deuxièmement, le renforcement de l’Union économique et monétaire pour apporter plus de cohérence et de puissance à cette nouvelle politique de croissance est également une annonce positive. D’ailleurs, sur ces deux sujets majeurs, comme sur le Traité transatlantique où nous réclamions le respect des normes européennes les plus élevées en matière sociale, de santé et de sécurité, sur la politique énergétique, sur la politique commune en matière d’immigration, Jean-Claude Juncker a tracé un chemin et fixé des  perspectives que nous approuvons.

Il faut aller vite. L’Europe doit rapidement donner des signes tangibles de son efficacité et de sa réactivité. Seule manière de calmer les impatiences et surtout de détourner les citoyens européens des sirènes extrémistes. Au Parlement européen, ce sera une de nos missions que d’exercer notre vigilance et rappeler sans cesse à la Commission et au Conseil l’obligation urgente de faire.

Il faut aller vite aussi dans le domaine de la diplomatie. Autour de nous, en Ukraine, en Syrie, en Irak, en Libye, en Palestine, en Israël, le monde s’embrase dangereusement, faisant de plus en plus de victimes, laissant des rancoeurs profondes s’installer, repoussant les espoirs de paix très loin dans le futur. Ces conflits nous obligent car, sauf à renier nos valeurs, nous ne pouvons accepter de les regarder en spectateurs indifférents.

En 2012, l’Union européenne a reçu le prix Nobel de la paix. Une récompense, sans doute la plus éminente, pour honorer le « soft power » européen qui a permis dans le passé d’aider à la résolution de nombreuses crises. Il serait temps de s’en souvenir et de mettre cette diplomatie d’influence au service de la paix.

 

Pour aller plus loin : lire la lettre d’information n°44 de Marielle de Sarnez.

« Avec Jean-Claude Juncker, c’est une nouvelle étape qui s’ouvre pour l’Europe »

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La délégation UDI-MoDem au Parlement européen a voté aujourd’hui à Strasbourg en faveur de la désignation de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne.

« C’est une nouvelle étape pour le Parlement européen et un progrès tangible pour la démocratie européenne ».

« La première raison de notre choix, c’est l’homme. Jean-Claude Juncker est venu s’exprimer devant notre groupe où l’on a pu mesurer à quel point il était une personnalité de grande expérience. Et de conviction européenne. Il saura remettre la politique au cœur de la construction européenne. Cela lui confèrera une indépendance vis-à-vis du Conseil, ce qui est un point absolument capital et essentiel. On a besoin d’un président de la Commission européenne qui soit libre, indépendant et qui restaure la méthode communautaire en sachant s’écarter des injonctions du Conseil. Il n’y a pas un droit d’initiative mais un devoir d’initiative dans les temps où nous sommes ».

« La deuxième raison de notre soutien, c’est le programme. Honnêtement, c’est un bon programme. Ce n’était pas si simple vu la diversité de sa majorité. Il n’en reste pas aux grandes orientations générales. Il ne se contente pas de parler de politique industrielle, il fixe un objectif ambitieux de réindustrialisation. Il ne se contente pas de parler d’énergie, il trace la voie d’une Union énergétique européenne. Il ne se contente pas de souligner que l’immigration est un problème, il propose une politique commune d’immigration légale. Il ne se contente pas de constater que la directive sur le détachement des travailleurs est d’une application délicate, il en promet la révision. C’est donc une Europe en changement qu’il veut incarner et c’est exactement ce qu’attendent nos concitoyens. »

« Les démocrates se sont battus pour que le Conseil européen respecte la procédure de nomination décidée par le Parlement européen, c’est-à-dire que soit tenu compte le vote des électeurs qui ont placé Jean-Claude Juncker en tête. C’est très important que le Parlement européen ait définitivement la main sur la nomination du Président de la Commission. C’est une avancée institutionnelle et démocratique majeure. Avec l’élection de Jean-Claude Juncker, c’est une avancée définitive et c’est la troisième raison de notre choix ».

 

Marielle de SARNEZ, présidente de la délégation

Jean ARTHUIS

Jean-Marie CAVADA

Nathalie GRIESBECK

Sylvie GOULARD

Dominique RIQUET

Robert ROCHEFORT

Conseil National du Mouvement Démocrate

Le compte-rendu a été rédigé par Stéphane Hélière, Judith Jérusalmi et Marie-Anne Kraft, conseillers nationaux dans le Val de Marne
1) Bilan des élections municipales et européennes
François Bayrou débute le Conseil national en faisant le bilan des élections municipales et européennes. Les premières ont permis de reconstituer les forces en élus locaux avec un certain nombre de succès. Il note en particulier que le MoDem a eu une forte médiatisation pendant ces élections avec le succès à Pau. Elles ont été marquées par l’effondrement du PS au pouvoir.

Le résultat aux élections européennes est inespéré : 4 élus sur les 7 gagnés par l’Alternative UDI-MODEM avec 10% des voix ; le rapprochement avec l’UDI a été un succès pour cette élection. L’Alternative est la 4e force politique du pays alors que les 3 autres sont mal en point. « Nous sommes vivants et dans une situation prometteuse ».

2) Situation politique générale
S’agissant de l’état du pays, la situation est gravissime : le Gouvernement s’effondre, l’opposition implose. Il n’y a pas d’autre force politique de renouvellement dans le pays que le MoDem-UDI. Nous assistons aujourd’hui à la fin d’une période politique, qui a commencé en 1971 avec le programme commun et l’alliance entre le PS et le PCF sur une base programmatique marxiste. L’ADN de la gauche c’était : dépenses publiques, des avantages à distribuer et la défense de statuts ; l’intervention de l’Etat était le booster de l’économie française. Cet ADN n’est plus commun à la gauche depuis janvier 2014. Cette gauche unitaire là n’existe plus pour 10 ans. La gauche est en train de se scinder en deux pôles : un pôle social-démocrate et un pôle plus à gauche regroupant le Front de gauche, une partie des Verts, l’aile gauche du PS.

Du côté de l’opposition, nous assistons à une bataille au sein de l’UMP sur fond de déconsidération morale avec la multiplication des affaires donc l’affaire Bygmalion qui n’a pas fini de produire ses effets. L’UMP s’en sortira-t-elle ? Guerre entre les clans Sarkozy et Fillon, qui est aussi une guerre idéologique sur la ligne du parti. Sarkozy veut revenir et prendre la présidence de l’UMP. Pourra-t-il revenir compte tenu des multiples affaires où il est cité ? Quid de Juppé et de sa stratégie dans l’UMP ?

L’UDI, quant à elle, va connaître une guerre interne pour sa présidence dans les prochains mois : ils vont être sur une ligne identitaire à égale distance entre l’UMP et le Modem.
Mais aujourd’hui ce n’est plus le centre la question : il faut s’adresser au pays. Les électeurs de gauche et de droite sont en grand désarroi du fait de l’état de délabrement de leur organisation. Il n’y a pas une adhésion de fond à Marine Le Pen et au FN (cf.son score aux européennes moindre en voix que son score aux présidentielles) et en cas de 2nd tour à la présidentielle entre Marine Le Pen et un autre candidat elle est largement battue.

Dans ce contexte particulièrement lourd, le MoDem a une responsabilité particulière :
– Nous n’avons pas de problèmes et de dissensions en notre sein (logique de commando)
– Nous sommes la seule formation politique crédible
– Nous n’avons pas d’affaires de justice
– … et nous n’avons pas de dette !

Il faut que le MoDem fasse des propositions nouvelles, innovantes et percutantes. Ne pas se limiter à une collection de mesures mais donner une véritable vision de la société, d’une rénovation en profondeur. Pour cela François Bayrou nous invite à commencer parà écouter et lister quelles sont vraiment les questions qui se posent. Nous travaillerons ensuite à sur les solutions en imaginant des percées novatrices.

Nous avons beaucoup moins de moyens que les autres partis (budget de 1 M\u20ac contre presque 100 M\u20ac pour le PS ou l’UMP en comptant le total des moyens). Nous devons repenser nos propositions sous une autre forme, plus pénétrante et percutante car aujourd’hui tout le monde répète la même chose, les mêmes idées, les mêmes solutions. Les Français attendent autre chose, des propositions nouvelles. Nous manquons également de partenaires : nous devons trouver des partenaires (peut être Juppé ? s’il sort de l’UMP) pour parler, dialoguer, proposer quelque chose de nouveau aux Français.
La dégradation est telle qu’elle emporte le clivage droite/gauche et peut être les institutions de la Ve République. Il ne faut pas être bloqué dans un système partisan, mais s’adresser à tout le monde. FB se dit convaincu qu’avec les soubresauts dans le pays, Hollande ne pourra pas tenir et qu’une dissolution est probable d’ici la fin du quinquennat.
Il faut donc se préparer très sérieusement pour repérer et former les hommes et femmes du terrain qui pourront se présenter le cas échéant aux législatives. Pour cela, il faut rester authentiquement ouvert et découvrir des personnalités en phase avec nos idées. Il faut aussi travailler sur notre organisation de terrain.
L’Université de rentrée du MoDem à Guidel les 19, 20 et 21 septembre doit être particulièrement réussie et marquer notre capacité au dialogue avec d’autres et à produire des idées nouvelles. Une importante session de formation sera offerte aux nouveaux élus municipaux par l’IFED.

3) L’Europe
François Bayrou se réjouit dela prise en compte des élections du Parlement Européen dans le choix du président de la Commission. Il connaît très bien personnellement Jean-Claude Juncker, avec lequel il a tissé des liens d’amitié, qui partage nos valeurs. Ila beaucoup d’atouts : expérience, connaissance des réseaux, polyglotte(français, allemand, anglais), homme de consensus et d’équilibre, il a la dimension pour le poste. François Bayrou déplore la réaction de la Grande-Bretagne et la déclaration de David Cameron qu’il juge insupportable,anticipant un problème de poursuite de l’intégration de ce pays dans l’UE.

Sylvie Goulard et Robert Rochefort notent leur satisfaction sur le déroulement de la campagne des européennes : l’alliance UDI-Modem a très bien fonctionné, accord de fond sur les idées, bonne entente. Le PDE (Parti Démocrate Européen) prend plus de poids au sein du groupe parlementaire ADLE car les libéraux ont perdu beaucoup de sièges, faisant passer le groupe de la 3ème à la 4èmeplace après les conservateurs britanniques. Ce qui est effarant, c’est la quasi-disparition des Français dans les postes d’influence au Parlement européen.Essentiellement car les grands partis (PS et UMP) ont investis des candidats à recaser à la place des députés sortants compétents et reconnus. Sur le plan national, Sylvie Goulard note que toute la classe politique est ressentie comme vieille et corrompue et que ce ne sont pas les bonnes idées qui manquent, mais e fait qu’on n’ait pas le courage de les mettre en oeuvre.
Robert Rochefort mentionne le rapport de prospective économique de « La France en 2025 »(Pisani-Ferry), intéressant sur le diagnostic : comparée aux pays de mêmeniveau en 1988, la France a perdu 8 points de PIB ! Il pense qu’il faut redonner une vision globale de la société. Deux propositions s’affrontent : d’un côté celle de ceux qui banalisent la mondialisation et incitent à la course à la compétitivité pour arriver au niveau des gagnants etde l’autre celle du « mauvais complexe d’Astérix », laissant croire que le pays peut tout régler par lui-même (Arnaud Montebourg, la gauche de la gauche, comme aussi certains à droite de la droite …). Or il faut proposer autre chose, où l’Europe doit avoir un rôle important de régulation de la mondialisation tout en libérant les énergies et où l’on revoie les modes de vie(protection de l’environnement et de la santé, économie circulaire contre le gaspillage, …), des idées nouvelles sur la société.
4) Comptes2013 du MODEM (Jean-Jacques Jégou)
On passe d’un budget annuel d’environ 4 millions d’euros à 1 million du principalement à la baisse conséquente de l’aide publique (liée aux résultats des élections législatives de juin 2012). Cela a conduit le mouvement à des choix difficiles : licenciement de personnel, réduction des dépenses, location pour 5 ans d’une partie des locaux du 133 bis rue de l’université.

Le Conseil National a approuvé le bilan financier 2013 : les résultats des comptes agrégés du mouvement national, des fédérations départementales et de l’IFED fait apparaître un compte en équilibre (dégageant un excédent de 1424 euros !). A souligner que l’aide publique est passée de 3,5 millions d’euros à 931 000 euros. Les cotisations restent stables à 286 000 euros et les dons représentent144 000 euros. Les autres recettes sont issues des ventes notamment lors des Universités de rentrée et des congrès. Les éléments essentiels du budget devraient être prochainement publiés sur le site du MoDem.
5) Electionsinternes automne 2014
Les élections internes se dérouleront à l’automne 2014. Elles concernent d’une part le renouvellement des instances départementales (président et conseil départemental) et d’autre part le collège des adhérents au Conseil national.

Scrutin des élections de président et conseil départemental : à proposer parles fédérations entre le 17 et le 30 novembre. Les élections départementales se feront par courrier et/ou vote physique, à l’initiative locale.
– Appel à candidatures : 5 semaines avant le scrutin (soit à partir du 13 octobre)
– Date limite de dépôt des candidatures : 3 semaines avant le scrutin (soit à partir du 27 octobre)

Scrutin des élections du Conseil National : dans la semaine suivant l’élection dans les départements (soit début décembre), organisé probablement par internet sur une dizaine de jours.
– Date limite de dépôt des listes : 3 semaines avant le scrutin (soit dans lapremière quinzaine de novembre).
– Les listes sont régionales, et paritaires.

Le rappel des règlements électoraux et le nombre de candidats pour les différentes listes seront communiqués par le national début septembre. Sont électeurs les adhérents 2012, 2013, 2014 à jour de cotisation, et les nouveaux adhérents inscrits au moins 3 mois avant la date de l’élection.

 

Echanges avec les conseillers nationaux (détails non reportés ici).

Déni de démocratie en vue !?

Sur le terrain pour ses élections Européennes :

  • Je n’ai eu de cesse de rappeler cette nouveauté qui consistait à avoir pour la première fois un Président de la Commission Européenne issu de la couleur politique du Parlement ;
  • Je n’ai eu de cesse de condamner le service publique télévisuel français qui refusait la diffusion du débat entre les 5 candidats à la tête de la direction de la commission Européenne (Jean-Claude Juncker pour la Droite, Guy Verhofstadt pour le centre, Martin Schultz pour la Gauche, Ska Keller pour les écologistes et Alexis Tsipras pour l’extrême gauche) ;

Résultat, la Droite gagne avec une majorité (de 308 élus toutes tendances réunies) certes relative vu qu’il ne peut y avoir majorité qu’avec un accord de gouvernance et devra chercher les voix manquante auprès des centristes (59 élus) et les écologistes (52 élus). On nous annonce maintenant que Jean-Claude Juncker, ancien premier ministre luxembourgeois, se heurte au refus du premier ministre britannique, David Cameron, mais aussi du premier ministre des Pays-Bas, Mark Rutte, ou de la Suède, Fredrik Reinfeldtqui, alors qu’il est arrivé en tête des élections européennes, car jugé trop fédéraliste, trop usé par vingt années en Europe, ce qui mène à la sortie du chapeau de Michel Barnier. Et là on voit immédiatement dans leur « franchouillardise » lancer un cocorico français ! On nous prend pour des cons !

Je n’ai pas défendu Jean-Claude Juncker, mais j’affirme ceci : Si il n’est pas mis à la tête de la commission Européenne, la prochaine fois c’est 65 à 70 % d’abstention aux élections européennes ! Il ne faudra pas jouer les surpris !

Encore une fois, l’Angleterre qui comme à son habitude nous joue l’Europe à la carte qui lui convient mène une attaque en règle comme à l’accoutumée contre toute avancée fédérale de l’UE ! Je leur dit ceci : Faites un choix, Oui ou Non vous restez dans l’UE mais choisissez ! En attendant n’empêchez pas les autres d’avancer ensemble pour une Europe plus fédérale, seul moyen de lutter contre les dumping et la concurrence libre et non faussée qui vous est si chère et qui est justement la cause de cette Europe qui se fait concurrence en interne là où lm’on devrait avancer pour plus de convergence pour être plus à l’aise dans la concurrence économique mondiale !

Autant j’ai toujours été réticent à une Europe à deux vitesse, autant aujourd’hui je pense que maintenant il est nécessaire et même vital de créer une gouvernance forte entre les 18 pays membres de la zone Euro (bientôt 19) : Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Lettonie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Portugal, Slovaquie, Slovénie… et au 1er Janvier la Lituanie… permette d’avancer ensemble à une convergence économique, fiscale, du droit social, du droit salarial, de rapprochement et de fusion des grandes entreprises de ces pays pour créer les leader de demain dans de nombreux domaines (Énergie, Transport en commun, Santé, Télécommunication, Armement, Automobile, Spatial, Chimie, Métallurgie…) quitte à laisser sur le carreau les 10 autres pays, l’Angleterre ne se gênant pas depuis des décennies de créer ses leaders mondiaux avec les Américains, soyons intelligent pour aligner en face une réponse Européenne en ayant comme idéal un  fédéralisme qui assuré une protection au mieux disant, un alignement par le haut obligatoire, tout en tenant compte de la nécessite d’un calendrier avec des dates butoirs qui forceront à avancer.

En tout cas, si Jean-Claude Juncker n’est pas élu à la Présidence de la Commission Européenne, ce serait pour moi un déni de démocratie grave qui nuira forcément à l’image de l’Europe (qui n’est déjà pas bien brillante) et je ne manquerai pas d’entrer en résistance contre ces pratiques inacceptables !