Législatives 2022 : les candidats investis et soutenus par le PRG

Législatives 2022 : les candidats investis et soutenus par le PRG

Découvrez les 119 femmes et hommes qui ont fait le choix de l’indépendance. Face à la NUPES, face à la majorité présidentielle, ils seront candidats dans votre région et porteront les valeurs de la gauche conjuguée au RÉEL : République, écologie, Europe et laïcité. 

Les 119 candidats investis et soutenus par le PRG

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Guillaume LACROIX : “Cette indépendance, c’est celle des valeurs plutôt que des arrangements”

Planète République, le discours de Guillaume Lacroix

Guillaume Lacroix à la Convention présidentielle du PRG le samedi 23 octobre 2021 à Saint-Denis

Paris, le 2 mai 2022

Chère amie, Cher ami, 


Quelques jours après le deuxième tour de l’élection présidentielle et alors que les élections législatives sont déjà lancées, je ressens le besoin de vous écrire pour vous parler de l’avenir de notre parti. 

Chacune et chacun d’entre vous aura tout tenté pour permettre d’unir la gauche de gouvernement à l’élection présidentielle. Le mur des divisions auquel nous nous sommes confrontés aura permis la réélection d’Emmanuel Macron et nous aura finalement conduit à voter pour barrer la route à l’extrême droite. À assister à la mort de la gauche dite sociale-démocrate aussi. 

Depuis le 24 avril, la vie politique se recompose. À gauche, le candidat LFI arrivé le mieux placé tente de créer un bloc de radicalité attirant l’ensemble des forces. À l’heure où je prends la plume, EELV en a déjà accepté l’augure et le PS comme le PCF œuvrent dans le même sens. 

Ardents défenseurs d’une gauche unie pour la présidentielle, cette voie aurait pu être la nôtre. Il n’en sera rien. À plus de 90%, notre Comité exécutif a voté ce dimanche 1er mai pour un PRG indépendant. 

Cette indépendance, c’est celle des valeurs plutôt que des arrangements.

Vous le savez, le Radicalisme de gauche s’est fondé sur les valeurs républicaines universalistes et laïques et sur la construction européenne. Ce ne sont pas là des détails mais les fondamentaux de nos convictions. Ce sont ces mêmes valeurs qui nous ont toujours permis de rentrer dans des logiques d’union large dès lors que la force centrale en garantissait une défense effective. Ce fut le cas avec François Mitterrand et avec Lionel Jospin. 

La situation est aujourd’hui différente. Nos désaccords avec la force motrice de cette union sont considérables. Ils le sont sur nos fondamentaux. Ils le sont sur l’indépendance énergétique de la France. Ils le sont sur les questions géopolitiques et de défense. 

Parce que le PRG, parti pro-européen, n’est pas un parti d’europhiles naïfs et béats, il préfère le rapport de force au sein de l’Union européenne plutôt que la désobéissance et le repli qui mèneront la France à l’isolement. 

Parce que le PRG défend la concorde civile et la liberté de conscience, il fait de l’universalisme et de la laïcité les armes du combat émancipateur et humaniste. Ces convictions ne sont pas négociables.

J’entends que beaucoup de Français de gauche aspirent à l’union de la gauche. Quoi qu’il en coûte ? Je ne le pense pas. 

Quelle crédibilité demain de la parole publique si les accords se nouent sur des reniements profonds ? 

Passer en quelques heures de la défense du nucléaire à son arrêt total, de la promotion des valeurs républicaines universalistes au soutien à des candidats clairement hostiles à cette conception, de la volonté d’une Europe forte, sociale et protectrice à la désobéissance généralisée ne serait que le gage d’une insincérité. 

Cette insincérité des convictions nourrit l’extrême droite depuis des décennies. Nous n’y prêterons pas la main.

Alors, s’il nous faut admettre que les élections récentes ne nous donnent pas la majorité, s’il nous faut respecter la démocratie, il nous faut donc ne pas prendre les électeurs pour des imbéciles. Il nous faut aussi nous réinventer. 

Nos candidates et nos candidats que je remercie avec chaleur et affection seront les ardents promoteurs d’un projet social, solidaire et écologiste au service des plus faibles mais aussi à l’écoute des classes moyennes sur lesquelles repose la charge du collectif et demain du devenir de la planète.

Ils seront les candidats d’un projet qui combat durement les obscurantismes, les fanatismes et les extrémismes pour redonner le goût du vivre ensemble et du collectif.

Ils seront des femmes et des hommes attachés à leurs territoires, à la création de richesses durables, à leur juste redistribution. Ils seront les candidats du quotidien et du réel. 

Ils seront, plus que jamais, pour ce combat historique, les Radicaux de gauche ! 

Cette logique d’indépendance ne nous mènera pas à l’isolement. Elle doit nous permettre de bâtir avec toutes celles et ceux qui, venus de toutes parts, partagent les mêmes valeurs. Nous faciliterons des soutiens réciproques aujourd’hui pour construire une maison commune demain. 

Notre décision est aussi difficile que courageuse. Elle met l’avenir de notre parti en danger. Elle nous oblige et nous impose de serrer les rangs. Peut-être devrons-nous tout reconstruire. Et alors ?

Ainsi va la vie politique. La seule qui vaille. Celle qui repose sur des convictions solides. Elles sont ce qui nous unit. Elles sont ce qui justifie que nous nous présentions devant les Français pour les représenter. 


Vive la République laïque. Vive la France des Lumières. Vive l’Europe. 

Guillaume LACROIX
Président du PRG-le centre gauche

Candidature à l’élection Législative

Quand on est en désaccord avec les politiques qui nous gouvernent, il nous faut parfois prendre nos responsabilités. Après 15 années d’adhésions au sein de partis politiques et 25 dans des associations de réflexion politique… avec l’éternelle promesse que l’on nous portera candidat si on sait se taire, se fondre dans le moule, ne pas faire de vagues, être politiquement correct… (promesse jamais tenues par ailleurs !) et bien oui, j’ai décidé d’être candidat quoi qu’il en coûte ! Avec ou sans investiture de parti ! Pendant que d’autres préfèrent s’abstenir, pour ma part je ne renoncerai jamais a défendre la noble cause qu’est l’engagement politique pour servir l’intérêt commun de l’ensemble des citoyens !

Après plusieurs semaines de réflexion et de consultation auprès de mes proches, j’ai décidé d’être candidat aux élections législatives sur la 2ème circonscription de Meurthe-et-Moselle.

Ceux qui me connaissent le savent bien ! Je dis ce que je fais ! Je fais ce que je dis !

Pas de démagogie ! Juste de l’écoute, de l’action, du travail pour du résultat !

Je suis avant toute chose un technicien ! J’ouvre le dossier, je traite le dossier, je clos le dossier !

Je suis conscient que cela n’apporte pas du rêve ! Mais au moins on fait avancer les choses… doucement mais sûrement !!!

Retour à la Maison

Revenir dans un parti politique traditionnel à l’heure actuelle peut sembler être à contre courant… pourtant… après avoir pris le temps de la réflexion… avoir regardé l’état des différents partis politiques en présence… lu leur programmes… leurs idées… leurs valeurs…

Après être parti du constats simple que les combats que j’ai mené au niveau associatifs ces dernières années (en particulier dans le domaine de la protection du Patrimoine) avaient leurs limites et que ce n’est que par l’engagement en politique que l’on pourra mener ces questions au plus haut pour faire bouger les choses… En partant de l’analyse que le dégagisme qui a mené au Macronisme a aussi ces limites et démontré l’amateurisme en politique qui en découle…

J’ai passé 10 années à cogiter la politique… Impatient à reprendre les débats avec une équipe… Écrire les projets électoraux… Travailler les alliances… Ça m’avait manqué… Car il faut que les partis reviennent avec des idées.

Je ne rêve que d’une chose… Pouvoir voter pour un projet plutôt que contre une personne… C’est la le plus grand défi des partis. On va avoir du travail y’en a pour des années… Mais quel plaisir de revenir à la maison ! Il faut se battre pour faire voter des idées… Une vision… Un projet !

Surtout ce que j’ai envie en revenant c’est arrêter le vote contre… Depuis 2002 on ne fait plus que ça

On verra ce que donnera l’avenir… Au moins revenir au PRG permettra de revenir aux bons débats sur les idées et les valeurs et ça me va ! C’est aussi retrouver des amis avec qui je suis resté en contact sur la dernière décennie (pour certains), que je retrouve avec plaisir comme si on s’était quitté hier (pour d’autres) et localement de retrouver des militants avec qui je me sui engagé dans d’autres partis dans le passé (qui ont fait le même choix que moi d’adhérer au PRG) et c’est quand j’ai appris que les copains étaient adhérents que je me suis dit que j’allais les rejoindre. Des gens très bien et dynamiques !

J’ai toujours cette ligne simple qui consiste à dire que quand on est responsable politique, on se doit d’appliquer la ligne d’alliance nationale localement, que l’on soit en accord ou non avec cette dernière… Sinon on ne prend pas de responsabilités !

Tout ne sera pas simple et je ne me fait pas d’illusion. La démocratie interne (quand elle est exercée comme il se doit) amène à des décisions collégiales que l’on se doit de respecter et d’appliquer même si à titre personnel on n’y est pas favorable… La politique est trop devenue une foire d’empoigne permanente où chacun conteste tout pour exister… faire exister des courants et donc des divisions qui pourrissent finalement l’enjeu même de la politique, qui est de donner de son temps, de son énergie, pour défendre des idées et des valeurs que l’on veut porter au plus haut avec la conviction qu’elles serviront l’intérêt commun… Tout le contraire de cette vie politique actuelle du spectacle, du voyeurisme, des élections du plus populaire sur twitter… Cette affichage malsain et égoïste que ne défend que des intérêts particuliers ou de castes… ou l’on regarde plus la couleurs politiques des gens pour faire le buzz et être réélu, plutôt que d’oser l’audace des décisions impopulaires parfois qui pourtant seraient plus bénéfiques pour tous… notre pays en crève !

C’est un parti neuf qui repart à zéro que je retrouve… Un parti dont toute l’ancienne équipe qui avait poussé à mon exclusion est partie… un parti qui se reconstruit en réaffirmant ces valeurs inchangés… en étant plus que clair sur les alliances aux élections, qui demande de la discipline là où il en manquait il y a 10 ans. Alors oui on repart petits… mais on repart sur des bases saines et la politique en a bien besoins en ce moment.

De toute façon on ne peut rien faire sans rassembler la politique c’est ça aussi des compromis !

La tendance actuelle dénonce les accords, les alliances comme des magouilles où de la tambouille électorale pour garder en place quoi qu’il arrive un système politique à bout de souffle… Mais ceux qui font cela ont quoi à proposer mise à part la défiance, la haine, le rejet de tous ceux qui pensent différemment d’eux… qu’on t’il d’autre à proposer que l’extrémisme des idées ? le jusqu’au boutisme des actions ? l’hystérisation permanente du débat sur chaque sujets de société et d’actualité ? et surtout la négation même de la culture de la démocratie, de l’échange, de l’écoute de l’autre, de la mixité des opinions… qui sont la richesse de notre République, notre héritage culturel… oui la France est le Pays des lumières, le pays du dialogue, de l’échange, de l’écoute, du dialogue et de l’engagement pour l’intérêts communs de tous les citoyens… C’est le pays où Tous « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ». Le but de tout engagement politique doivent « être fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous » et il n’y a pas de cause plus noble que celle-ci à défendre. Il est des moments où chaque victoire compte… Et même si on ne parvient pas à tout réussir de suite, l’essentiel est d’aller dans le bon sens ensemble !

Mon retour en politique est toujours fondé sur ces valeurs d’échanges et de dialogue pour porter des idées dans le seul sens de l’intérêt commun. J’ai trop vu dans mes engagements précédents des partis où aucun dialogue n’existait… trop de faux débats cadrés par les barons des partis comme seuls voix légitimes ayant le droit de s’exprimer… Alors voilà pourquoi je reviens dans le seul parti où je me suis senti chez moi avec un énorme plaisir… Le PRG a été le seul parti démocratique où j’ai pu m’enrichir des débats, des rencontres des échanges riches qui rythmaient cet engagement.

Les temps sont durs au PRG !

Certains diront que je suis revanchard, hors ce n’est pas le cas. Il s’agit ni plus ni moins d’une situation politique locale particulière en cette période préélectorale. Je rappellerais simplement à ceux qui ont tendance à me critiquer en m’accusant d’être à l’origine des problèmes internes du PRG quand j’en étais adhérent, que l’on ne pourra pas m’accuser d’être responsable du présent coup d’éclat. De plus je n’ai pas été le seul à être exclu par Olivier Mergaux (Par refus d’encaissement de réadhésion annuelle) parce que j’avais cette ligne simple qui consiste à dire que quand on est responsable politique, on se doit d’appliquer la ligne d’alliance nationale localement, que l’on soit en accord ou non avec cette dernière… Sinon on ne prend pas de responsabilités ! Ligne que je continu d’appliquer au MoDem. on ne se refait pas ! Mais revenons au sujet :

Pour info, voir articles Est Républicain du 16.12.2013

Psychodrame au PRG

Psychodrame au PRG - E.R. 16.12.2013

La gauche au comptoir avec le PS

La gauche en comptoir avec le PS - E.R. 16.12.2013

A mon avis la communication autour du ralliement du PRG au PS pour les élections municipales n’a rien de définitif ! C’est une communication bien hâtive qui va encore se retourner contre Mathieu Klein comme le coup de communication faite autour d’un dissident Modem… (Tiens, il est où sur la photo ?).

Le PRG National n’a jamais tranché en 9 ans la question des alliances locales à droite ! (Je sais de quoi je parle) et Olivier Mergaux joue encore la carte du parachutage parisien parce qu’on le conteste (il l’a fait avec moi). Par contre là où je lui donne raison c’est sur l’arrivée très récente d’Hervé Brosseau, car quand je l’ai rencontré en Mars 2013, il songeait à rejoindre le PRG… Chacun en tirera son analyse.

Au final, si l’investiture est donnée par Olivier Mergaux c’est qu’il aura viré Hervé Brosseau (et qu’indirectement le National du PRG laisse faire pour ne pas trancher la question), si ce dernier à l’investiture pour rallier le PRG au PS c’est que cela vient d’une pression directe de Matignon ou de l’Élysée pour que le PRG Lorraine soit dans la stratégie d’alliance nationale avec le PS (et que pression a été faite sur le PS pour accepter cette alliance à l’échelle locale) avec certainement à la clé l’exclusion des ministres PRG du gouvernement au prochain remaniement que l’on sent tous proche si ce rapprochement n’a pas lieu, car je ne crois pas un dixième de seconde que le PRG National soit en capacité de trancher cette question.

En tout cas dans l’édition de ce matin, selon les informations qui viennent de mettre remontées, le secrétaire national du mouvement en charge des «élections» Guillaume Lacroix, précise : que si Olivier Mergaux, leader du PRG 54 et adjoint au maire à Nancy, souhaite poursuivre l’aventure entamée auprès d’André Rossinot avec son successeur désigné, «qu’il sache que ce sera à titre personnel». Il affirme d’ailleurs avoir écrit à Olivier Mergaux pour lui rappeler, d’une part, que le parti radical de gauche «a signé cet accord avec le PS », et que, d’autre part, le PRG soutenait jusqu’à présent « André Rossinot. Mais il ne se représente pas que comme tête de liste aux municipales». Est-ce à dire que la donne n’est plus la même ? Que pour le mouvement de Jean-Michel Baylet, Laurent Hénart, ce n’est pas André Rossinot ? La réponse de Guillaume Lacroix est sans équivoque : «Hénart, c’est pas Rossinot». Au passage on apprend que Guillaume Lacroix n’a pour autant pas la même lecture des événements. «Certes, je n’ai pas mandaté Hervé Brosseau (NDLR : ce dernier déclarait le contraire samedi), mais je ne vais pas m’opposer à cette initiative qui s’inscrit dans le cadre d’un accord national entre le PS et le PRG pour les municipales», précise-t-il. Pour autant, le secrétaire national du PRG souligne qu’un comité directeur se tiendra demain, mercredi, «pour déterminer si le PRG (national) soutient le PS aux municipales sur Nancy». Mais à l’entendre, il y a une solution pour sortir de cette crise. «Si Olivier Mergaux veut rejoindre la liste de Mathieu Klein, il aura le soutien du PRG.»

Je ne me réjouis pas de ce nouvel épisode de fissure interne, qui explose publiquement, d’un parti centriste de notre pays, au moment où l’Alternative (qui réussi l’union du MoDem et de l’UDI) semble en passe l’exploit de réunir tout le monde autour d’un projet commun (hors PRG qui reste le seul parti centriste allié à l’un des deux mastodonte qui bipolarisent la vie politique – le temps permettra t-il enfin le rassemblement de la famille Radicale que j’ai défendu pendant 3 années au PRG ?), mais pour l’heure je reste en attente. Si ce rassemblement électoral survit à la première échéance des Européennes en 2014, puis n’éclate pas pour une question de crise d’égos en 2017, on pourra dire à ce moment là que le pari est réussi ! Et qui sais, après les accords qui lient le PRG au PS jusqu’aux prochaines Présidentielles, peut-être se dernier rejoindra l’Alternative si les familles centristes réussissent à maintenir se rassemblement qui n’en est qu’à son commencement. Je préfère être optimiste !

En tout cas, je constate que ce rassemblement élargi peut être un test local qui permettra de tirer des leçons nationales pour le PRG si Olivier Mergaux obtient l’investiture du PRG aux cotés de Laurent Hénart… mais c’est là une situation qui est dans la balance. La suite au prochain épisode…