PMA réalisée à l’étranger : la Cour de cassation valide les adoptions en France

C’est un coup dur pour les opposants à la loi Taubira et une victoire pour ses défenseurs : Les enfants nés par PMA à l’étranger pourront désormais avoir deux parents.

Le recours à la procréation médicalement assistée (PMA) « ne fait pas obstacle » à l’adoption par l’épouse de la mère, a estimé la Cour de cassation. Dans son avis (disponible ici) rendu public mardi, la plus haute juridiction a donc écarté la notion de «fraude à la loi», invoquée par certains tribunaux pour rejeter l’adoption par des couples de même sexe d’un enfant né à l’étranger sous PMA, une pratique réservée en France aux couples hétérosexuels infertiles.

Elle interprète ainsi la loi Taubira comme un texte qui ouvre l’adoption « sans restriction » aux couples de personnes de même sexe: «La Cour tire ainsi les conséquences de la loi du 17 mai 2013, qui a eu pour effet de permettre, par l’adoption, l’établissement d’un lien de filiation entre un enfant et deux personnes de même sexe, sans aucune restriction relative au mode de conception de cet enfant». Par cette décision on pourrait considérer que la Cour de cassation assume la logique de la loi Taubira et un enchaînement logique où le mariage entraîne l’adoption, qui entraîne la PMA et laisse entrevoir une potentielle légitimation de la GPA à venir d’ici quelques années. Et comme je l’ai déjà dit par le passé (Entre promesses et mensonges… le gouvernement aux antipodes !) Bien que non présent dans le programme présidentielle, la PMA pour les couples de femme a été une promesse du candidat Hollande qui pour reprendre ses propos déclarait être « favorable à l’ouverture de la procréation médicale assistée (PMA) aux couples de lesbiennes mais uniquement dans le cadre d’un « projet parental » et à la condition que l’anonymat du don des gamètes soit respecté. Mais il se dit hostile à la gestation pour autrui (GPA), à savoir les mères porteuses pour les couples homosexuels, et peu favorable à la reconnaissance des enfants nés par GPA à l’étranger. » Rappelons au passage que Christiane Taubira a mis en place une circulaire visant a « faciliter l’acquisition de la nationalité française pour les enfants nés de mère porteuse à l’étranger » le 25 Janvier 2013, soit 44 dossiers par an. Pour ma part, a titre personnel, je soutien pleinement la PMA pour toutes les femmes et sans aucune condition. Tout comme la GPA ; car je considère que si une femme veut porter l’enfant d’une autre qui est atteinte du » Syndrome de Rokitansky-Küster-Hauser » (à proportion de 4 femmes sur 1 million), c’est son droit légitime de disposer de son corps comme elle l’entend ! (Cela se fait déjà de manière détournée au travers de femmes accouchant sous X, après don d’embryon des parents biologiques, dont le seul parent légal sur le certificat de naissance de l’enfant est le père biologique – l’enfant étant ensuite adopté par son épouse. Il faut souligner que la pratique des mères porteuses a totalement changé depuis les affaires des années 1980. Il ne s’agit plus d’enlever contre rémunération l’enfant d’une maman à la naissance pour le confier à une autre. Aujourd’hui, tout passe par la fécondation in vitro : on prélève un spermatozoïde et un ovule des deux parents qui souhaitent un enfant, et on l’implante chez la mère porteuse. L’enfant est donc biologiquement celui des parents qui le désirent.) Et puis soyons clairs, si l’on se réfère à une vision progressiste au seul nom de l’égalitarisme législatif, comment accorder la PMA pour les lesbiennes et dire dans le même temps non à la GPA pour les gays ? Et pour compléter le questionnement, pourquoi légaliser les enfants né par GPA à l’étranger et interdire la pratique en France ?

pma adoption cassation

Que dit la loi française ?

Seuls les couples hétérosexuels infertiles peuvent recourir à la PMA. Mais la loi sur le mariage pour tous a ouvert le droit à l’adoption aux couples de même sexe, sans se prononcer sur la question de la PMA. De plus, le gouvernement n’a donné aucune instruction d’application de la loi aux parquets.

Du coup, les décisions peuvent varier d’un tribunal à l’autre, mais dans les faits, la plupart accorde aux couples homosexuels le droit d’adopter des enfants nés par PMA à l’étranger . Selon une étude commandée par la Chancellerie, à la mi-juillet, sur 295 décisions référencées, 281 tribunaux ont donné leur feu vert.

En revanche, neuf procédures d’adoption ont fait l’objet d’un refus. Les juges ont estimé qu’avoir recours à la PMA à l’étranger revenait à contourner la loi française et constituait donc « une fraude à la loi ». Aujourd’hui, la Cour de cassation dit précisément le contraire. A travers cet arrêt, elle « tire ainsi les conséquences de la loi du 17 mai 2013 [sur le mariage pour tous] », qui ouvre l’adoption aux couples homosexuels « sans aucune restriction relative au mode de conception de cet enfant. »

Ce que va bousculer cette décision

La décision de la Cour de cassation est un avis consultatif, non contraignant, même s’il devrait influencer très fortement les décisions à venir. Il est mis à la disposition des juges pour remédier aux lacunes juridiques liées à une question de droit nouvelle.

Dans un communiqué, Christiane Taubira a souligné que « ces avis mettront fin à plusieurs mois d’insécurité juridique pour les familles homoparentales » et « favoriseront une harmonisation de la jurisprudence. L’adoption est désormais clairement ouverte, sous toutes ses formes, à tous les couples mariés ».

Un pas en avant qui ne solutionne pas le vide juridique

Le gouvernement n’a donné aucune instruction d’application de la loi aux parquets. Et comme déjà évoqué précédemment, une étude commandée par la chancellerie a référencée 281 adoption sur 295 décisions, dont 254 adoptions plénières, par opposition à l’adoption simple plus restrictive. Parmi les 14 procédures n’ayant pas encore abouti, neuf ont fait l’objet d’un refus, trois ont incité les tribunaux concernés à ordonner une enquête de police ou une enquête sociale, et deux ont donné lieu à cette saisine de la Cour de cassation pour avis.

Ce problème de vide juridique existe depuis toujours, et ceux qui disent que la loi Taubira en est responsable n’y connaissent strictement rien et ignorent volontairement que ces enfants nés par PMA à l’étranger ont toujours existé dès lors que la PMA a existé ! Eux qui prétendent défendre l’intérêt de supérieur de l’enfant ne voient-ils pas en cette évolution juridique que la justice veut donner les mêmes droits à tous les enfants ? La seule différence par rapport à ce qui se pratiquait avant la loi Taubira, c’est que cette dernière en incluant l’adoption pour tous avec la réforme du mariage (en ne supprimant pas le droit à l’adoption du mariage comme le demandait les opposants au mariage pour tous), ne pouvait pas donner un autre avis des tribunaux que celui de régulariser tous les enfants sur la même base législative pour tous.

Bien qu’il y ai eu au moment du débat sur le mariage une forte majorité de députés favorables (de la frange gauche du PS, EELV, PRG, et Front de Gauche) à ce que l’on programme la loi sur les droits de la famille nécessaire compte tenu de l’évolution législative qu’engageait le mariage pour tous (PMA, GPA, statut des beaux parents, réforme de l’adoption…), le gouvernement à reculé face à la pression de la rue et à laissé par l’acheté continuer un vide juridique existant depuis le dernier trimestre 1972, date à laquelle la technique de congélation du sperme est arrivée en France. Vous vous rendez compte, cela fait tout de même 42 années que des enfants naissent pas PMA et qu’on leur interdit d’avoir les mêmes droits que n’importe quel autre enfant  42 années de lâcheté, 42 années de déni volontaire de l’évolution de notre société ! Et la droite conservatrice avec les extrêmes ont le culot de dire que c’est la faute à la loi Taubira ! Il est nécessaire de reconnaître que le gouvernement avait anticipé le fait simple que en autorisant le mariage, et donc l’adoption, pour tous, ce serait les tribunaux qui combleraient le vide juridique face à la pression des réalités de notre société, là où les politiques n’ont pas le courage de s’attaquer au sujet !

Alors certes, des avancées ont eu lieues au niveau du droit de la famille, des évolutions à minima. Avec la loi sur « l’autorité parentale » (adoptée le 27 Juin 2014) avec le statut de beaux-parents amélioré avec la création d’un « mandat d’éducation quotidienne » permettant l’exercice de l’autorité parentale, pour aller chercher un enfant à l’école ou l’emmener chez le médecin par exemple. Il serait accordé « au concubin, partenaire ou conjoint avec lequel » l’enfant « réside de façon stable ». Mais il devra avoir l’accord de l’autre parent. On peut y ajouter : Une « double domiciliation » pour l’enfant, les déménagements encadrés après un divorce, obliger à la médiation durant le divorce et après, la pénalisation les parents qui n’assument pas leurs responsabilités, notamment dans la garde alternée… Mais pour ne pas créé d’avantage d’opposition, le gouvernement à volontairement évacué les sujets de réels débat comme la PMA pour tous, la GPA (qui bien qu’illégale en France existe : combien d’enfants né sous X du coté de leur mère sont reconnus par leur père qui le fait adopter par sa conjointe – et demain son conjoint ? N’est-ce pas là de la GPA déguisée par hypocrisie ?) ainsi que le statut du co-parent qui permettrait de donner un cadre juridique plus fort à cette relation entre deux parents séparés ou divorcés qui tentent de s’occuper de leurs enfants communs et qui souhaitent y inclure leur nouveau conjoint.

Bref, vous l’aurez bien compris, cette décision ouvre une brèche supplémentaire dans la volonté du législateur à ne pas prendre en compte l’évolution de notre société et des différents schémas familiaux. Si on peut reprocher à la loi Taubira de provoquer une accélération, on ne peut lui reprocher de donner les mêmes droits à tous les enfants ! Mais on est obligé de reconnaitre que cette situation de vide juridique devra être comblée tôt ou tard ! Car au delà du fait que ces questions se posent autour de l’homoparentalité, elle n’en restent pas moins un sujet complexe pour toutes les formes de familles. Le mariage jusqu’à ce que la mort nous sépare n’est plus la règle depuis des décennies et des millions d’enfants ont été mis en difficulté juridique à cause de la lâcheté des politiques ! Cette prise de conscience collective commencera quand les associations LGBT sortiront de leur vision communautaire et associeront toutes les familles qui rencontrent un problème avec le législateur (comme je l’ai défendu pendant cinq années qui m’ont valu d’être insulté de traitre à la cause et d’homophobe car je voulais ouvrir ces combats sur l’ensemble de la société dès 2007)… mais ça c’est une autre histoire ! Les opposants au mariage pour tous peuvent dormir tranquillement, cela n’arrivera pas demain !

« Je mets toutes mes forces à concevoir un projet de reconstruction pour notre pays »

FB Bureau

Mise au point sur l’interview publiée hier par Paris Match : retrouvez ici l’intégralité de l’entretien effectivement validé et approuvé par le président du MoDem pour l’édition papier du magazine.

Que pensez vous du  discours de Manuel Valls à La Rochelle et de son spectaculaire changement de cap ?

Manuel Valls fait preuve de détermination. Je lui donne acte d’avoir affronté sans faiblir la guerre des gauches qui pourrissait depuis deux ans la cohésion du gouvernement. La ligne politique qu’il affirme est cohérente dans son expression. Mais encore faut-il que les actes suivent, et là on n’y est pas. Les mots sont justes mais la réalité ne change guère. C’est là son vrai rendez-vous.

Cette inflexion économique se rapproche de celle que vous prônez …

Regarder en face les blocages qui affectent l’économie française, c’est aller dans le bon sens. Supprimer ces obstacles, c’est mieux encore. Mais il faut aller jusqu’aux causes de ces blocages ! La société est comme le sol pour une plante. Si la plante est en mauvaise santé, c’est que le sol est malade. C’est le sol qu’il faut soigner ! L’état de délabrement de notre pays exige des réformes profondes. Je prendrais deux exemples : Nous vivons avec une Éducation Nationale sinistrée et ce ne sont pas les rythmes scolaires qui vont résoudre le problème de la transmission des acquis, le climat à l’intérieur de l’école et le désarroi des enseignants. Ce ne sont pas ces changements mineurs qui vont convaincre les étudiants qui fuient l’enseignement, et les enseignants débutants qui se découragent. Il faut une réponse plus exigeante qui touche à la classe et pas seulement à ce qui l’entoure. Autre question lourde : nous avons des populations entières qui vivent parmi nous, dans nos quartiers, et dont l’intégration a été manquée. Cela exige qu’on ait une politique en profondeur qui touche à l’entrée dans le travail, l’apprentissage, l’alternance et la formation professionnelle.

Appelez-vous toujours de vos vœux une alliance réformatrice qui transcenderait les clivages traditionnels ?

Quand on voudra faire quelque chose de sérieux, ce sera le seul chemin crédible. L’heure n’est pas encore venue. La crise politique profonde née de la division de la gauche n’a pas encore produit tous ses effets. Et les affrontements internes à l’UMP non plus. Je crains que nous n’assistions à d’autres secousses dans les semaines et les mois à venir. De surcroît, nous n’avons pas les institutions qui permettent de vraies alliances au service d’un projet. Pourtant, je suis persuadé qu’une majorité réformatrice existe. On y viendra nécessairement quand on prendra la mesure des échecs provoqués par des années d’affrontements stériles. Alors sonnera l’heure des reconstructeurs.

Faudrait-il provoquer une dissolution ?

En cas de crise politique prolongée, il n’est pas d’autre issue que de rendre la parole au peuple. La dissolution de l’Assemblée nationale est donc dans ce cas l’issue la plus naturelle et la plus probable.

Mais à l’UMP, Nicolas Sarkozy, François Fillon ou Alain Juppé paraissent rejeter toute cohabitation…

Cette attitude ne me paraît ni réaliste, ni soutenable devant les Français. On ne peut pas se présenter à une élection en disant : «  Si vous m’élisez, si j’obtiens la majorité, je refuserai de gouverner ». François Mitterrand et Jacques Chirac ont tous deux montré que le seul choix possible est de gouverner la France même dans une situation de cohabitation. J’oserai même dire que les trois gouvernements, Chirac, Balladur, Jospin, issus des trois cohabitations qui se sont produites en France au cours de ces trente dernières années ont été plus utiles au pays que bien d’autres !

Si François Hollande vous le proposait, accepteriez-vous d’être Premier ministre ?

Il n’y a aucune hypothèse de cet ordre. Je mets toutes mes forces à concevoir et à proposer un projet de reconstruction pour notre pays. Et j’applique cette vision à la base, concrètement, à Pau, dans la ville dont je suis maire. Un tel projet exige une forte adhésion, des rassemblements larges, une démarche non sectaire. Le jour viendra où cette nécessité s’imposera pour le pays tout entier. Ceux que j’appelle les reconstructeurs devront se rassembler pour agir.

Si les institutions devaient se paralyser totalement, faudrait-il que François Hollande démissionne ?

Mais comment obliger le Président de la République à démissionner ? On ne va pas organiser un putsch ! Il n’y a pas d’autre choix disponible que d’assumer ses responsabilités devant les Français quand on gagne une élection et que le Président de la République nomme un gouvernement qui représente fidèlement et sans ruse la majorité sortie des urnes.

Que devient votre alliance avec Alain Juppé qui vous a soutenu lors de votre élection à Pau ?

J’ai pour Alain Juppé amitié, estime et solidarité. Je mets de l’espoir dans la démarche qu’il a entreprise et je suis prêt à l’aider. Si des responsables politiques hier séparés savent s’entendre autour d’idées fortes, cela donnera de l’espoir aux Français.

Le soutiendrez-vous lors de la primaire de l’UMP à laquelle il a déclaré qu’il sera candidat ?

Je me reconnais beaucoup dans ses attentes. Pour autant, je ne suis pas engagé dans cette primaire. Participer à une primaire c’est en accepter les résultats quels qu’ils soient et je ne veux pas me lier à l’avance. Si le centre veut exister, il faut qu’il soit indépendant.

Qui soutiendrez-vous pour  succéder à Jean Louis Borloo à la tête  de l’UDI ?

Je n’ai pas à intervenir dans cette élection et je ne le ferai pas. Mais le MoDem et l’UDI doivent travailler ensemble. Pour moi, le meilleur candidat, ce sera donc le plus unitaire, celui qui travaillera avec nous au rassemblement de tous les mouvements du centre.

Croyez-vous au retour de Nicolas Sarkozy ?

Avec tous les signaux qu’il a envoyés et qu’ont envoyé ses proches, cela paraît une évidence. Comment reculerait-il ? Je ne vois pas beaucoup de suspens à ce sujet.

Quelle est au fond votre ligne politique ? 

Je veux être un reconstructeur de notre pays sinistré et je veux que se rassemblent tous les reconstructeurs.

« Ce qui manque est absolument essentiel : la confiance »

Depuis le studio numérique installé dans sa mairie, François Bayrou a jugé ce soir sur i>Télé qu’il était impossible de reconstruire l’élan nécessaire pour que le pays s’en sorte sans retrouver la confiance des Français.

Débat sur « l’abstention »

A Nancy a été organisé le 26 Juin 2014 un débat autour de « l’Abstention » organisé Le Café De L’idée.

Un débat constructif où était présent autour de la table l’UMP, Le PS, l’UDI, le MoDem, Le Front de Gauche, Nouvelle Donne, ainsi que le syndicat étudiant UNI.

Prochain débat à la rentrée.

Débat Abstention 26.06.2014

Revoir le grand débat des municipales à Nancy

Jeudi 20 mars 2014 à 23h, la rédaction de France 3 Lorraine en partenariat avec France Bleu Sud Lorraine, vous a proposé un débat d’une heure avec tous les candidats à l’élection municipale de Nancy.
Vous pouvez désormais le revoir ici.

Le plateau du débat avec les invités © France 3 Lorraine
© France 3 Lorraine Le plateau du débat avec les invités

Enregistré ce jeudi, le grand débat « Municipales à Nancy », animé par Mathieu Morel (France 3 Lorraine) et Mathieu Barbier (France Bleu Sud lorraine), accueillait les 7 candidats en lice :

  • Laurent Hénart (UDI / UMP)
  • Mathieu Klein (PS /EELV/MUP)
  • Bora Yilmaz (Front de gauche)
  • Pierre Ducarne (FN)
  • Franck-Olivier Potier (SE)
  • Denis Gabet (SE)
  • Christiane Nimsgern (Lutte ouvrière)

L’Europe mérite mieux que ça !

Plus les élections Européennes approchent, plus les candidatures se dévoilent et plus la consternation en résulte. Le Grand-Est fait office pour l’heure du cumul des pires candidatures !

Le cas FN :

Après Florian Philippot, candidat FN parachuté sur la Mairie de Forbach (qu’il peut gagner au vu des sondages) et qui réitère le parachutage pour les élections Européennes, lui qui habite à deux pas de Saint-Germain-des-Près en plein Paris… Ce même tête de liste FN qui régulièrement, dans les médias, s’attaque au cumul des mandats des UMPS qu’il conteste… Belle exemple de probité !

Le cas UMP :

Nadine Morano, qui a été batue aux législatives de 2012 se place elle même (vu qu’elle est en charge des élections au sein de l’UMP) tête de liste pour les Européenne. Un choix tellement judicieux que Bernard Accoyer, député UMP de Haute-Savoie, a déclaré : « Les élections européennes sont très importantes pour les intérêts de notre économie et des Français. Il s’agit là d’une raison supplémentaire pour que l’UMP choisisse avec discernement et objectivité ses candidats. », ajoutant au sujet de la candidature de Nadine Morano que : » La question que je pose, si elle doit remplacer quelqu’un, est : qu’apporterait-elle de plus ? Dans la région Grand Est, le député européen sortant, Arnaud Danjean, mérite d’être investi en première place, car c’est un élu travailleur, assidu et compétent sur les questions de sécurité et de défense. Il est reconnu au niveau national et au Parlement européen. »

Le cas PS :

Edouard Martin conduira la liste socialiste aux élections européennes du 25 mai 2014 dans la circonscription du Grand-Est. Le charismatique délégué CFDT de l’usine ArcelorMittal de Florange (Moselle) est ainsi donc placé en remerciement pour n’avoir pas trop fait de vague depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir ! Ce même Edouard Martin qui fin 2012, il n’avait pas mâché ses mots contre le gouvernement, et en particulier contre le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, estimant que celui-ci avait « trahi » les salariés de Florange après avoir renoncé à l’hypothèse d’une nationalisation pour finalement conclure un accord avec ArcelorMittal conduisant notamment à l’arrêt des hauts fourneaux. Résultat : La candidature d’Edouard Martin relègue en deuxième position Catherine Trautmann, députée européenne sortante et ancienne maire de Strasbourg, jusque-là pressentie pour conduire la liste socialiste dans le Grand-Est.

Edouard Martin 2

Belle leçon de vision de l’Europe !

Le pire avec ces trois exemples de futurs députés Européens (car ils seront élus !) c’est qu’on a le choix entre :

  • Un parachuté FN qui critique le cumul et ne se l’appliquera pas s’il est élu à Florange ;
  • Une député Nationale UMP battue qui se recycle et qui se fout bien de l’Europe (Rachida Dati bis) ;
  • Un ex-syndicaliste que l’on gratifie pour avoir trahi le mouvement syndical en ne faisant pas trop de vagues ;

Et après tout cela on s’étonnera encore que les élections Européennes sont gratifiées du plus haut taux d’abstention. Ces élections méritent mieux que ça, le Grand-Est mérite mieux que ça !

Expulsion de Leonarda : Ras le bol de l’indignation incompréhensible du PS

C’est le sujet qui fait l’actualité du moment ! L’expulsion du territoire de Leonarda, il y a une semaine (et on en entend parler que maintenant !), n’en finit pas de faire réagir. Alors que de nombreux responsables de gauche se sont indignés contre une opération de police jugée « insupportable », le PS a demandé que soient « clairement établies (…) les circonstances et les responsabilités » dans cette intervention, qui a donné lieu à des interprétations différentes entre le ministère de l’intérieur et la préfecture d’un côté, et Réseau éducation sans frontière (RESF, collectif d’associations militant contre l’éloignement d’enfants étrangers scolarisés en France) de l’autre. Bref deux oppositions frontales dans la traduction des faits, mais je pense (et ce sans exagération des faits que l’on constate souvent du coté de RESF), que l’on peut croire le ministère de l’intérieur qui rappel que la prise en charge de l’adolescente s’est faite à l’abri des regards de ses camarades de classe après l’avoir contacté par téléphone avec l’accord de sa mère !

Que Manuel Valls rappelle : « J’applique avec fermeté les décisions d’éloignement tout en veillant scrupuleusement au respect des droits des étrangers qui font l’objet d’une mesure d’éloignement » et en mon sens une réalité que ces petits camarades feraient bien de prendre en compte !

Indignation insupportable et incompréhensible !

Voir l’ensemble des responsable socialistes, allant du porte parole du parti, en passant par les sénateurs et députés m’insupporte au plus haut point et me pousse à un coup de gueule bien mérité !

QUAND VONT-ILS COMPRENDRE QU’ILS NE SONT PLUS DANS L’OPPOSITION ? ET QUE S’ILS TROUVENT LA LOI OU SON APPLICATION INHUMAINE, ILS ONT LE DROIT ET « MÊME LE DEVOIR » DE LA CHANGER PAR UNE NOUVELLE LOI OU PAR UNE NOUVELLE CIRCULAIRE D’APPLICATION ! 

A titre personnel, je ne supporte plus de voir les responsables du PS s’indigner comme s’ils étaient encore dans l’opposition ! Je le dis haut et fort, ÇA SUFFIT !!! Vous avez tous les leviers du pouvoir alors faites ce pour quoi vous avez été élus et arrêter vos gémissements de vierge effarouchée ! Vous avez les moyens du « Changement » alors faites le !

Le mariage pour tous, c’est fait ! Mais…

Montpellier celebrera le premier mariage gay le 29 mai

On ne va pas s’étendre sur les mois d’affilés de débat et la mobilisation des conservateurs de tous poils allant des bigotes aux fachos qui ne désarment pas…  Sans parler au  passage (rappelons-le) de l’augmentation de 300% des agressions homophobes durant les 5 mois de débats (alors qu’en Angleterre l’affaire était pliée en 48h). Une choses est certaine et une vérité doit être établie immédiatement : Personne n’abrogera jamais cette loi ! Malgré ce que prétend l’opposition qui le promet si il y a une alternance électorale… Elle ne l’a pas fait à l’époque pour annuler la loi permettant le divorce, guère mieux en ce qui concerne la légalisation de l’IVG, la suppression de la peine de mort, le Pacs… Alors qui peut croire un seul instant que cette loi fera exception… il faudrait être aveugle par ignorance volontaire pour ne pas s’en rendre compte !

Mais là n’est pas le problème du moment car la célébration des premiers mariages tournent à la farce électorale. J’avais déjà dénoncé ce qui se prépare (en privé) j’affirme donc le ridicule de la situation de façon plus explicite. Car pour jouer sur les symboles (le texte de loi ayant été validé par le Consil Constitutionnel lors de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie) le PS a choisit nulle autre personnalité qu’Hélène Mandroux, Maire de Montpellier, qui a toujours été en tête de proue au sein du PS pour que ce texte de loi voit le jour, pour célébrer le premier mariage pour un couple de même sexe ce 29 Mai 2013. Cette même élue qui est en perte de vitesse sur sa commune à la veille des municipales de 2014, elle qui avait été éliminée lors des Régionales de 2010, perdant face à son mentor en politique (à qui elle succéda à la mairie) Georges Frêche, exclu du PS, qui se présente contre son parti et qui écrase Hélène Mandroux réalisant 7,7% des voix, celui qu’elle devait éliminer réalisant 34,3%… Bref ce choix politique marque une volonté du PS de réaffirmer son autorité dans un secteur électoral où les injonctions de Solférino amènent à une élimination pure et simple du PS du second tour ! Bref c’est là une manœuvre électorale pour réaffirmer la puissance socialiste sur l’électorat qu’il veut réacquérir !

De plus dans la médiatisation à outrance du moment, on arrive à des mariages qui passent plus pour militant qu’autre chose, bien que leurs auteurs démentent c’est fait plus que visibles… surtout quand on ouvre un apéro citoyens à tous ceux qui veulent soutenir le futur couple avant la cérémonie (ce serait payé par le PS local que cela ne m’étonnerai même pas) et ils parlent après de cérémonie privée !?

Bref après des mois de tensions on aurait préféré un premier mariage relaté au minimum auprès des médias avec quelques images et petite interview en lieu et place de cette fête populaire qui fait du prosélytisme électoral à quelques mois des élections municipales.

C’est la faute à toto…

Hollande-Merkel

A quelques jours des un an de l’arrivée de François Hollande à l’Elysée, le PS ne pouvait faire pire que les fuites de ce texte anti-Merkel sorti au moment de la « Convention Europe du Parti Socialiste – Avril 2013 », qui dénonce (je cite en page 4) : « Défaut de conviction européenne. Le projet communautaire est aujourd’hui meurtri par une alliance de circonstances entre les accents thatchériens de l’actuel Premier ministre britannique – qui ne conçoit l’Europe qu’à la carte et au rabais – et l’intransigeance égoïste delà Chancelière Merkel – qui ne songe à rien d’autre qu’à l’épargne des déposants outre-Rhin,à la balance commerciale enregistrée par Berlin et à son avenir électoral. Dans ce contexte, la France possède aujourd’hui le seul gouvernement sincèrement européen parmi les grands pays de l’Union. Cette situation lui donne une responsabilité historique ». Après une première année où le mot d’ordre était c’est la faute à Sarko… Voici donc la Saison 2 avec le c’est la faute à Merko.

Soyons clairs, on a un PS qui est partie intégrante du PSE au niveau Européen (Parti clairement Social Libéral) et qui en France joue la carte de la politique anti-Libéral, le Président Hollande dénonçant lui même l’ennemi sans visage qu’est la finance ! Il serait peut être temps d’avoir une ligne claire et cohérente !

Au delà de cela, le PS qui, rappelons-le au passage, a gagné toutes les élections depuis 2008, obtenant la majorité absolue et les sièges d’élus qui vont avec, que ce soit aux Municipales en 2008, aux Européennes de 2009, aux Régionales de 2010, aux Cantonales et Sénatoriales de 2011, aux Présidentielles et Législatives de 2012, bref la totalité des leviers du pouvoir, n’a eu de cesse de reporter la faute sur Sarkozy jusqu’à ce week-end, choisissant en Angela Merkel son nouveau bouc-émissaire pour l’année à venir.

Un PS qui est tellement en accord avec le droit à l’information de nos concitoyens et à l’expression libre d’une démocratie respectueuse du droit de certains de s’offusquer de certains dérapages (fussent-ils internes), annonce clairement au travers de la voix de Jean-Christophe Cambadélis, la volonté de mener une sorte de chasse aux sorcières pour retrouver la taupe qui a procuré le texte en question au Monde, le député socialiste allant jusqu’à demander la suspension du PS du fautif.

Il serait peut être temps que le PS se rende compte qu’il n’est plus dans l’opposition, mais dans la majorité ; il serait temps qu’au lieu de perdre son temps à trouver des boucs-émissaires à tout ce qui ne va pas en France qu’il mène l’analyse à tout les échelons (et il le peut vu qu’il a tout les mandats à tout les échelons) pour apporter des solutions ; il serait temps que le PS agisse comme un parti en responsabilité (ce qu’il est justement) et apporte une analyse critique de son manque d’action et de résultats désormais plus que flagrant.

Ce texte est un discours inquiétant. Pourquoi sont-ce des discours si graves ? Parce que ce sont des discours de démobilisation. Au lieu d’accuser autrui, le PS devrait prendre conscience qu’il est grand temps de mener au nom de ce peuple français une politique courageuse. Les Allemands ne sont pas plus égoïstes que les Français, que les Italiens ou que les Espagnols. Les peuples défendent légitimement leurs intérêts nationaux et Angela Merkel à titre personnel n’est pas responsable de la situation de la France. Comme le dénonce François Bayrou : « Ce n’est pas de la faute de l’Allemagne si nous n’apprenons pas à lire à nos enfants », les problèmes sont en France et il ne faut pas faire porter la responsabilité sur l’Allemagne ». Il rappel au passage que c’est : « Parce qu’en France, un très grand nombre des efforts que les autres ont conduits n’ont pas été faits. La preuve, c’est que chez nous les déficits ne baissent pas. Lorsque François Hollande est arrivé, on avait un engagement de baisse des déficits à 3% pour 2013. Evidemment, nous serons à combien ? Quatre… » et que « Si nous sommes dans la bonne direction, il n’y a à mes yeux pas d’inconvénients à ce que nous prenions une année de plus. Mais la question c’est que, pour l’instant, nous n’avons pas réussi à créer l’Etat efficace dont nous avons besoin. Car, ce pour quoi je plaide, ce n’est pas pour que nous coupions, c’est pour que nous fassions des économies en servant mieux les gens, en ayant une éducation de meilleure qualité. » 

Bref, à l’heure du bilan des un an, on a juste l’impression que la direction n’est pas définie, que les analyses de la situation réelle ne sont pas faites, que les solutions proposées sont coincés dans un carcan idéologique qui passent à coté de la situation et que la mauvaise foi politique passe au dessus de l’intérêt général. Pauvre France !