Le MoDem 54 et les Jeunes Démocrates 54 saluent l’unité des élus face à la montée des Extrêmes

Après les incidents récents qui se sont déroulés à Essey-lès-Nancy, et les diverses manifestations du week-end à Nancy, dans un climat national actuel particulièrement délétère, face à la montée des tensions dans tout le pays, l’unité des élus nancéiens est un geste fort qui mérite d’être souligné.

La réponse des élus issus des partis de Droite, de Gauche et du Centre a été exemplaire face à la montée des Extrêmes. Une délégation républicaine a été reçue hier par le préfet, avec un seul mot d’ordre: la mobilisation.*

Cette démarche forte et unifiée, menée par le maire, André Rossinot, a permis aux élus de la ville de Nancy d’exprimer collectivement leurs craintes face à un risque d’escalade de tensions et exactions, et ainsi de tirer un signal d’alarme républicain.

 

En ouverture du conseil municipal, hier après-midi, le Maire de Nancy a tenu à réitérer, de manière très solennel, le profond attachement des élus, dans leur diversité, aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, socle de notre pacte républicain :

« A Nancy, ses habitants et ses élus, fidèles à sa tradition de ville humaniste, ouverte et fraternelle, œuvrent, depuis toujours, au quotidien pour combattre les discriminations, quelles que soient leurs formes, promouvoir la tolérance et le vivre ensemble, dans le respect des diversités. »

« Par cette expression républicaine et collégiale, les représentants du conseil municipal appellent chacun à la vigilance et à la retenue ainsi qu’à renforcer les digues destinées à protéger la République. »

 

Ce discours , haut en symboles et en détermination, prouve qu’au-delà des clans partisans, qu’au-delà du simple fait poser des mots sur des maux, une prise de conscience collective peut amener à des actes forts.

 

Ainsi , faisant suite à l’appel lancé par Laurent Hénart d’une mobilisation républicaine à Nancy**, le rassemblement pluraliste des élus autour du Préfet de Meurthe-et-Moselle, des mesures concrètes seront poursuivies : notamment quant au renforcement de la cohésion sociale sur Nancy et son agglomération, et au contrat urbain déjà engagé par la Communauté Urbaine du Grand Nancy.

 

Vigilance, retenue, discernement, tolérance, unité républicaine, engagement et actes forts sont les mesures qui s’imposent plus que jamais pour construire une société apaisée.

 

Fidèle à ses valeurs, le Mouvement Démocrate ainsi que les Jeunes Démocrates de Meurthe-et-Moselle saluent l’unité des élus face à la montée des extrêmes.

 

Danièle NOËL

Présidente MoDem 54

Le 19/11/2013

 

Séverin Lamotte

Président des Jeunes Démocrates 54

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Face aux Extrêmes de toute nature : redressons-nous !

Les attaques se sont multipliées récemment à l’égard de notre pacte social, des valeurs de notre République, de ses élus.

A Essey-les-Nancy, le local de la permanence de campagne de Radoine Merbaki a été dégradé et tagué de croix gammées.

A Essey-les-Nancy, le local de la permanence de campagne de Radoine Merbaki a été dégradé et tagué de croix gammées.

Elles font ressurgir des comportements de haine, de racisme qui sont scandaleux et qui relèvent d’un registre que l’on souhaitait voir à jamais disparu.

Ces attaques, sous diverses formes que ce soit, sont intolérables, inacceptables et il est de notre devoir de les dénoncer.

La ville de Nancy n’ a pas échappé à de telles démonstrations : rassemblement de nationalistes, manifestation de partisans anti avortement, prières de rue et confrontation avec des mouvements d’extrême Gauche.

A Essey-les-Nancy, c’est le candidat aux élections municipales qui a vu le local de sa permanence de campagne dégradé et tagué de croix gammées.

Force est de constater que nous ne sommes plus face à des dérapages, mais bien face à une montée des extrêmes.

Nous ne pouvons accepter la haine comme élément moteur de notre société, ni même la revanche comme solution à ces maux.

Même si le président de la République a appelé « à la plus grande fermeté et à la plus grande vigilance face au racisme », dénoncer ou s’indigner ne suffit pas.

Les Français attendaient une société apaisée. Elle ne l’est pas.

Les extrêmes progressent. Ils sont le symptôme d’une société en souffrance, privée d’une réelle perspective d’avenir. A trop vouloir confondre espoir et rêve, le risque grandit de faire naître le chaos.

Il ne s’agit pas aujourd’hui de faire ce que nous reprochons aux extrêmes, à savoir désigner des boucs émissaires, « surfer » sur la colère et fabriquer des exutoires.

Il ne s’agit pas de prôner systématiquement le droit à la différence; nous en connaissons le risque, il peut mener à la différence des droits.

Il s’agit en revanche de parler des véritables enjeux de notre société, de reconstruire un projet de vie, durable.

Il est des moments où les clans politiques doivent cesser pour défendre l’essentiel :  l’avenir de notre pays, le présent pour beaucoup de nos concitoyens qui sont en grande détresse, économique ou sociale, et la défense du monde que nous voulons transmettre aux générations futures.

Dans cette démarche chacun a un rôle à jouer.

La classe politique doit se montrer responsable , en privilégiant l’intérêt collectif au détriment de l’intérêt particulier. Chaque élu doit se montrer digne de la confiance que les électeurs lui ont confiée. Cela commence donc par le respect d’une éthique et de valeurs communes à tous pour le bien vivre ensemble.

Pour ce faire, il n’y a pas que la Justice à saisir ou la Sécurité à mettre en place. S’attaquer aux maux de notre société, c’est s’appliquer à respecter l’adage selon lequel « charité bien ordonnée commence par soi-même ».  On ne refait pas le monde du haut vers le bas mais bien du bas vers le haut.

Si  les causes et les souffrances de notre société n’engendrent pas toutes les mêmes remèdes, il en est un que l’on doit privilégier et qui est commun à tous : celui de l’éducation, de la pédagogie et de l’attachement à la transmission des valeurs.

Politiques et citoyens ont tous un rôle à jouer dans ce combat. C’est l’affaire de tous.

Alors, redressons-nous, hurlons que nous ne voulons plus d’un passé recomposé, proposons une alternative et agissons !

Danièle NOËL

Présidente MoDem 54